19ème marathon : 4:45:39
Rien ne sert de courir….il faut s’y préparer ! Lorsque Manu me propose de participer au Marathon du Beaujolais en cette fin d’année, je mets quelques jours à lui répondre, encore « fatigué de mes deux dernières expériences « marathon » que je n’avais pas beaucoup préparés et sentant qu’il en serait sans doute de même pour celui-ci… Mais, au bout de quelques jours de réflexion une réponse positive et c’était parti pour une nouvelle échéance marathon, une nouvelle épreuve, un nouveau défi. Alors , tant bien que mal, j’essaye de m’astreindre à un minimum de préparation, et ..ce fut vraiment un minimum (je vous laisse consulter cet article sur mes préparations).
C’est ainsi que nous partons le vendredi 18 novembre pour rejoindre un gite proche de l’arrivée du marathon du Beaujolais. Cette épopée se fera avec Manu (7 marathons ensemble déjà) Eric et Jean-Michel. Pas de prévisions d’exploits, c’est un marathon festif avant tout.
Déguisements, musique, passage au milieu des vignes, dans les domaines et les châteaux des vignerons, des dégustations régulières possibles, mais pas obligatoires. La plaquette est belle, et elle est fidèle au ressenti d’après course. Une organisation aux petits oignons, que ce soit au niveau de la récupération du dossard, à la gestion du départ à Fleuri (25km de route au petit matin) ou encore à l’arrivée, l’après course au chaud. Il faut savoir qu’à part le marathon il y a également d’autres courses organisé en même temps, ce qui démultiplie l’ambiance, et les spectateurs ! Vraiment au top.(semi marathon, marathon-relais à 4 ou à 3, 13km), un vrai choix pour tous ce qui fait au total environ… 20.000 participants !!! — mais seulement 2041 valeureux dont…nous !
Samedi matin, la voiture est garée, nous marchons vers le départ et à peine arrivée, la minute suivante, le départ est donné ! Nous partons tous les quatre, au milieu de cette foule bien colorée et joyeuse. Les premiers km se font dans des rues/chemins étroits et nous piétinons un peu, mais, patience, nous avons 42km à faire, nous aurons encore le temps d’accélérer.
Les 7 premiers km défilent et nous arrivons à peu près à rester ensemble, Manu donnant le rythme, à ne pas dépasser, afin de ne pas se « griller » tout de suite. Jean-Michel ronge son frein ! Nous traversons les vignobles et les châteaux, passons dans les caves des vignerons, profitons de la musique dispensée par des groupes locaux, et apprécions les ravitaillements très fournis, avec des bénévoles aux petits soins et toujours des dégustations de beaujolais possible.
Le 11ème km aura marqué une séparation des uns et des autres, plus pour des pauses techniques que physiques, chacun restant alors sur son rythme. Pour ma part j’essaye de maintenir le rythme donné par Manu. Je sens néanmoins que ce rythme, basé sur la prudence, sera trop optimiste pour moi. Et mes muscles ne vont pas tarder à me confirmer mon ressenti.
La course continue et Jean-Michel me rejoint et nous partageons les km jusqu’au semi que nous franchissons ensemble. C’est une moitié de faite et nous voilà sur « le retour ». Mais je lui indique clairement à ce moment là, qu’il pourra continuer sans moi… les douleurs arrivent et « ma course » commence maintenant.
Même si avec un passage au semi en 2h06 il n’y a rien de dramatique en temps normal, la suite va s’annoncer compliquée. Le 28ème km marque le gros changement dans la douleur, les muscles devenant de plus en plus douloureux, les tensions étant multiples, que ce soit au niveau des mollets, des cuisses, et même de la plante des pieds (les premières crampes font leur apparitions) la suite va être très difficile.
Le passage au 30ème km se fera 1h plus tard, ce qui reste cohérent avec mon allure depuis le début de ce marathon, mais je ne le sais que trop bien, lorsque les douleurs surviennent, c’est vers le 32/33/34km que le pic arrive et c’est ainsi que cela s’est passé pour moi.
Pas de surprise, sans préparation correcte, point de miracle, même si je dois dire, j’espérais pouvoir gérer mieux que cela en diminuant mon allure de base dès le début.
J’ai commencé à alterner la marche et la course, 200 mètres de marche, 800 de course. J’en ai profité pour discuter avec d’autres coureurs en difficultés, ccertains prenant le même rythme que moi et faisant donc un bout de course à mes côtés.
A ces moments là, je dois dire que je me suis posé la question « mais qu’est ce que tu fous là ! Pourquoi encore te faire « mal » à ce point. Hé oui, je n’avais pas eu ce genre de douleurs depuis très très longtemps.
Au 35ème km, Eric arrive à ma hauteur, et sympathiquement me demande s’il doit rester à mes côtés pour m’épauler. Mais…il est fou !!!! 🙂 Je décline bien sur sa proposition, chacun sa course, et aujourd’hui c’est à mon tour d’être dans la difficulté. Je le vois donc doucement s’éloigner, tout en continuant de m’étirer, le quadriceps, ou les mollets, je ne sais plus, tout était douloureux !!
Je marche beaucoup, mon cardio n’est absolument pas à son maximum bien au contraire, mais mes muscles ne veulent plus. Je discute encore avec quelques coureurs/coureuses et les km avancent tout doucement. Même les derniers km en descente ne sont plus vraiment un plaisir, seule l’arrivée est attendue.
Le 40ème est mémorable avec une crampe des plus intense au quadriceps gauche, jambe bloquée, douloureuse et impossible à évacuer..il me faudra 3 bonnes minutes pour faire passer cela.
Nous sommes au centre ville et courons pour un dernier km dans les rues où les spectateurs donnent de la voix, c’est agréable, même si je vais très doucement, je fais attention de ne « pas cramper » au risque de voir tous mes muscles se figer, je maintiens donc une allure très basse afin de terminer et franchir cette ligne d’arrivée la tête haute. Enfin là voilà !
Le chrono affiche un temps plus élevé que d’habitude mais en dessous de mon temps maximum prévu (5h). La course est finie, maintenant place à la détente et au repos.
J’attends quelques minutes, Manu ne devrait pas tarder, mais la sensation de froid (transpiration oblige) me fait me diriger vers la salle réservée aux coureurs du marathon,. Je récupère ma médaille au passage et rejoins Jean-Michel et Eric qui nous attendent bien au chaud.
Manu ne tarde pas et nous voilà prêt pour la photo des finishers
Un grand bravo à tous car Manu, malade avant la course connaissait déjà son déroulement et l’issue pour lui, moi, il en était de même mais pour un manque de préparation à cette distance et les résultats concordent avec notre forme du moment. A Eric car il a réussi à maintenir son ryhtme et son effort tout du long, et à Jean-Michel, car il signe le meilleur temps de nous quatre et son meilleur temps également. Et puis un grand bravo aussi car tous ont su trouver les ressources et sont restés dans la bonne humeur malgré tout.
Qui Temps Classement Cercié – Au 17ème Charentais – Au semi Arnas – Au 30ème Moyenne
Jean-Michel 04:00:18 458/2041 1:41:22 02:06:51 02:59:07 10,44 km/h
Eric 04:35:09 839/2041 1:50:29 02:21:36 03:21:20 9,13 km/h
Olivier 04:45:39 989/2041 1:40:46 02:06:51 03:07:16 8,79 km/h
Manuel 04:49:43 1045/2041 1:42:10 02:10:28 03:15:06 8,67 km/h
































































