Nouveau trail pour cette année 2016, avec le Trail du Wurzel au départ de Villé. Un 24 km (annoncé…) et un dénivellé de +1000. Le programme s’annonce alléchant. Pour cette sortie, c’est avec maintenant des habitués que cela se passe, en l’occurrence Thibaud, Maggy, Gwen et moi. Tous les autres coureurs habituellement partant avaient soit piscine, soit barbecue, soit …une autre course. Mais cela n’entame en rien la bonne humeur de notre mini-team.

Un réveil de bonne heure pour tous et nous voilà parti pour rejoindre Villé. Arrivé 1h avant la course, et ce n’était pas de trop le parking (choisi) étant un peu loin du départ (merci chauffeur). Un aller-retour à pied pour récupérer le dossard, un changement de tenue dans la voiture et nous voilà déjà à l’heure du départ.

Le soleil est de la partie, la température aussi.

Tout le monde à le sourire, Gwen aussi…pour le moment.

Gwen, Olivier

Et le « Go » du départ est annoncé par l’organisateur. Tous les coureurs s’élancent prudemment (enfin ceux que j’ai en visuel :-)) Thibaud et Maggy sont déjà plus loin dans la masse, tandis que Gwen et moi prenons nos marques… la route est longue.

Les premiers kilomètres se font sans trop de peine, même si la montée commence très rapidement (voyez le graphique de course plus bas)

2km, 4km, 6km passent tout en buvant régulièrement et en grignotant quelques « bonbons » sportifs (pas de dopage, non, non, non, juste un peu de sucres:-))

 

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Maggy et Gwen

Bien sur, avec les montées, l’allure est ralentie, les coureurs marchent et c’est sans surprise que j’arrive à prendre une photo souvenir des deux « frangines » (pas certain de pouvoir en prendre une autre) .

 

 

La course continue et Maggy nous a maintenant distancé. Nous profitons des paysages, des quelques descentes pour un peu discuter et nous arrivons au ravitaillement après environ 10km parcourus. Les joues sont rouges (pas les miennes , hein ;-)) mais le sourire est toujours présent, la forme aussi.

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Une belle descente entre les arbres
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Gwen récupère

Après cette pause bienvenue les choses sérieuses commencent et nous en avons de suite un aperçu avec une grosse montée pour débuter.

La montée jusqu’au 14ème km se fera à une allure douce, mais Gwen ne parle plus de trop (bon, avant ..pas des masses non plus), et la crispation commence à se faire voir sur le visage. L’effort commence vraiment.

Un petit groupe de coureurs se situent devant nous, derrière nous, mais toujours les mêmes et chacun adapte sa vitesse, et chacun souffre à sa manière. Nous nous en sortons bien.

Le parcours est très difficile, des cailloux, des branches, des racines, de l’eau, des passages très glissants, de la descente à flan de collines, des chemins escarpés, il y a vraiment de tout dans ce trail. Tout pour solliciter les muscles et l’organisme.

Nous arrivons vers le 17ème km et les douleurs se font vraiment sentir pour Gwen. La cheville (depuis bien longtemps), un peu les mollets et surtout les cuisses. Et l’image d’un galbe de rêve sur les plages cet été ne font illusion qu’un tout petit moment, la douleur est plus forte et voilà Gwen qui peste envers ces @####@@ de coéquipiers qui l’ont embarqué dans ce défi.

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Dans le dur

Car, oui, là aussi c’est un défi pour Gwen, car passer de 17km (trail du Gaschney) à un 24km et encore plus de dénivelé ce n’est pas rien. Il faut de la volonté pour relever ce challenge (ou être totalement déjantée). J’opte pour la volonté.

Faisant fi des jurons, je m’efforce de la motiver en l’encourageant un maximum, en lui faisant remarquer tous les efforts déjà effectués et surtout…que l’arrivée approche.

Bon, là, aussi, un peu comme la plage et l’été…cela ne fonctionne qu’un petit moment. J’ai d’ailleurs été prié de me taire. J’ai pris cela pour de la concentration…

Les cuisses font vraiment très mal et nous marchons du 18ème au 20ème, enfin, entrecoupé de quelques séances d’étirements et de course. Le terrain n’est toujours pas facile, certes c’est de la descente essentiellement mais c’est justement à ce moment là qu’il faut être attentif, freiner, tempérer, surtout au vue du terrain.

Pour comprendre un peu mieux…petit rappel sur la course…24km et 1000 mètres de dénivelé positif (on dit que 100 mètres sont équivalent à 1km sur le plat…)

Le classement importe peu comme toujours et seul le fait d’arriver nous motive. Bon, là, peut être la bière aussi.

Nous abordons enfin la phase de la descente et Gwen reprends le dessus. Mes encouragements auraient ils portés leurs fruits ? (ou bien est ce la plage….au final)

Nous sommes au 21ème et l’allure commence a nouveau à progresser, même très nettement et c’est naturellement et sans peine que nous grappillons quelques places au classement et laissons derrière nous des groupes de coureurs (enfin, pas trop quand même, mais c’est déjà ça) Ça grimace toujours mais l’effort est là. Les pieds avancent presque tout seul, presque machinalement. Les kilomètres passent, le terrain est nettement plus plat et nous passons à travers champs, des chevaux à droite, des vaches à gauche, presque une ballade dominicale.

Gwen tient le coup, même si le souffle se fait de plus en plus audible et la douleur se lit sur son visage. Allez quelques mètres et nous serons à l’arrivée. D’ailleurs en parlant d’arrivée, c’est bizarre puisque mon GPS m’indique être au 24ème km…et pas une seule ligne d’arrivée à l’horizon. Gwen serre vraiment les dents. j’ai repris mes encouragements…. Nous voyons au loin des organisateurs (chasuble jaune fluo) et c’est avec plaisir que nous arrivons vers eu non sans une montée difficile sur le bitume…aie….il reste 700 mètres nous disent ils.

Le visage de Gwen se fige. Si si si je vous assure. Ses jambes ont failli faire de même. Failli car même si l’allure a quelques peu baissé sur les derniers mètres, la volonté et le courage ont fait qu’elle n’a pas baissé les bras, elle n’a pas fléchi, ne s’est pas arrêtée si ce n’est une fois cette satané ligne dépassée !

Le chrono indique 3:27 et 25,100 km….un peu plus que prévu au niveau de la distance mais la prévision de 3h30 de course est battue. Bravo.

Olivier, Gwen
Olivier, Gwen

Les muscles des cuisses sont très douloureux et marcher reste difficile mais l’essentiel est fait pour Gwen. La pression peut retomber, les jambes peuvent se relâcher. Nous retrouvons Maggy et Thibaut dans la salle des sports et après un bref échange, ils se proposent de chercher le véhicule et quelques minutes plus tard nous voilà tous changés, prêt à rentrer dans la bonne humeur.

 

Et l’article du lendemain, à la une de l’encart DNA…

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