
Première course officielle de cette nouvelle année et il fallait bien cela après avoir terminé 2015 en beauté sur le marathon de New-York. On reprend les mêmes et on recommence…enfin c’est ce que l’on a essayé de faire. Après notre périple étranger, quoi de mieux que se réunir à nouveau pour une course, première du nom, et totalement dépaysante avec ce Trail Blanc de Gaschney. Aussi, sans hésiter, tous les membres de la Team New-York ont de suite dit banco pour participer à l’événement. Au final, Laurent ne sera pas de la partie, certains travaillent…et Manu non plus, une blessure à ce qu’il parait 🙂
Aussi, c’est avec une Team modifiée et agrandie que s’écrit cette aventure et quelle aventure.
Ainsi David, Stéphane, Pierre, mais aussi Brice, Maggy, Thibaud et Gwen sont au départ de cette course. Pour certains, les habitués des trails (Brice, Stéphane et Thibaud) cela s’annonce comme une sortie habituelle la neige en plus, pour d’autres (Maggy, Pierre) comme une petite surprise et pour certains (David, Gwen) comme un défi.


Pour David, où le manque d’entraînement et le terrain ne jouent pas en sa faveur, ses chevilles et ses pieds fragiles ne lui laissent pas d’autres alternatives que de « lever le(s) pied(s) ».
Pour Gwen qui ira au bout de son défi, avec une distance, une difficulté totalement nouvelle pour elle et également le manque cruel d’entraînement.
Mais qu’à cela ne tienne, la volonté est là, la bonne humeur aussi et c’est bien là l’essentiel.
Tout le monde se change, se prépare dans le froid des voitures en attendant le départ prévu à 13h. Un petit échauffement , entre 10 et 30mn selon les différents groupes de coureurs (les traileurs, les habitués, et les rookies) et nous voilà fin prêt à partir. Les consignes d’avant courses (difficiles à comprendre, il manquait un peu de volume) les échanges entre coureurs et…go, le départ est donné sous les applaudissement du public venu en petit nombre.
Une première boucle relativement lente et facile d’environ 1km nous fait repasser au point de départ pour commencer une montée à une allure de ballade dominicale. Tout le monde marche, pente, neige et nombre de coureurs oblige.
Mais, ce côté facile ne doit pas cacher la difficulté de la course et il faut de suite rester concentré pour s’économiser. Devant, les traileurs et les habitués de notre « team » sont déjà hors de notre vue et seul David est reconnaissable au loin. La course est lancée et le défi, mon défi est de faire en sorte que Gwen réalise le sien : arriver dans un temps de 2h30 maximum et avec 50 coureurs derrière nous. Cela parait simple,mais quand vous manquez d’entraînement, quand vous courez habituellement, que dis je, occasionnellement, sur le bitume ou en foret, que ces distances de course ne dépassent que rarement les 10km, partir pour un trail de 18km, qui de plus comporte 600 mètres de dénivelé positif (on dit que 100 mètres sont équivalent à 1km sur le plat…) cela reste un peu un mystère dans la gestion des efforts et comporte en soit une certaine dose de défi et de dépassement de soi.

Première difficulté donc avec cette montée, qui même relativement tôt donne déjà un aperçu de ce que nous allons rencontrer.
Des petits chemins, de la neige, des appuis difficiles, des endroits glissant et des coureurs devant nous donc, attention où l’on met les pieds.
D’ailleurs, nous allons plus vite que certains et c’est sans se poser de question que Gwen dépasse les traînards et s’engage dans l’allée du milieu… bon réflexe qui nous permet de rapidement grignoter quelques places. Même s’il est vrai que le classement importe peu (pour nous) mais c’est plutôt un confort dans la course qui guide notre manière de faire.
10mn plus tard nous voilà en train d’entamer un descente ! Déjà ? Mais elle est vraiment très sympa cette course ! Oui, mais…car il y a toujours un mais…Nous redescendons pour ensuite ne faire plus que ..remonter (ça…on le devine mais on pense toujours qu’il en est autrement) Tient, voilà David….
Au 5ème km les affaires reprennent, progressivement mais surement, le dénivelé refait son apparition pour ne plus nous lâcher, car, comme le montre bien le tracé de la course, les montées seront maintenant incessantes. Le paysage est joli, la neige est au rendez vous et j’en profite pour jouer le reporter/photographe sportif.

Quelques clichés de la course, des environs, de Gwen et de David, et me voilà reparti aussi dans le sillage des rookies.
Quel plaisir vraiment. L’air est frais mais pas froid, la neige est présente et le tracé est vraiment sympathique entre chemins sinueux et plus larges passages.
Nous avançons tranquillement et au 9ème km un coup de fatigue pour Gwen a raison de mon silence. Allez, un peu de motivation, de distraction verbale et c’est reparti…enfin presque.
Quelques mètres plus loin une descente arrive sur une espace bien ouvert et c’est plutôt en s’amusant que nous abordons cela, entre équilibre, glissades et rires.
Nous voilà au bas de cette petite pente, l’esprit rempli de sourire et d’air frais, le moral regonflé. La volonté d’aller de l’avant revient de plus belle et l’allure reprend un rythme plus soutenu. Il reste encore pratiquement une moitié à faire.
Nous progressons toujours au même rythme ou presque. Mes encouragements deviennent plus fréquent, mais sans broncher et toujours avec le sourire, Gwen maintient l’effort. David aussi. Quelques fois devant nous, quelques fois derrière nous, faisant lui aussi au gré de ses plantes de pieds et des différents « terrains » que nous rencontrons. Aussi….je remets ma casquette de reporter et propose une petite pause photo, histoire d’immortaliser à jamais cette ascension…
On ne croise plus grand monde, ni devant…ni derrière nous…arriverons nous à tenir nos défis…? Allez, pour se donner du courage, et discernant quand même l’un ou l’autre même concurrents, on se rajoute un objectif de les laisser derrière nous.
Les douleurs commencent à titiller les muscles et les montées se font plus douloureuses et plus lentes. Qu’importe…. je redonne un peu de voix et encourage à tout va (mais avec modération quand même Maggy :-)) Le résultat ne se fait pas attendre, pas d’accélération mais…pas de baisse de rythme non plus et c’est là le plus important. La respiration se fait au même rythme qu’au début (ou presque) et le pas , même s’il devient plus hésitant reste dans la cadence.
L’arrivé est très proche et un dernier effort reste nécessaire. On reste « devant » les derniers. Aie…une dernière boucle avant la ligne constitue un vrai coup au moral mais il faut maintenir. Gwen tire sur les bras, maintient le rythme, et sourit même pour le finish….
Nous y voilà. la ligne est franchie. Premier contrat rempli
Le chrono indique 2:32. On peut considérer que le second contrat est rempli (au vu des arrêts photos :-)).
Derrière nous…difficile à dire combien il y en a de visu mais le classement est sans appel…307 coureurs attendus, 275 classés et une 239 et 240ème place pour Gwen et moi. On considère donc que les 32 coureurs non classés ont abandonnés et les 36 derrières Gwen sont bien réels donc ce sont 68 coureurs qui n’ont pas fait mieux que nous : troisième contrat rempli (c’est une analyse positive :-))
Maintenant la pression peut retomber ou plutôt…elle peut couler dans les verres ! Direction le ravitaillement et les retrouvailles avec les autres coureurs de la Team du jour afin d’échanger nos impressions, nos ressentis et nos performances.
Tous sont d’accord, la course était très sympathique , le cadre superbe, l’organisation au top. A quand la prochaine ? !!
Félicitations à tous.
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