Herbicide naturel fait maison : une nouvelle portion de recettes efficaces pour gagner la lutte contre les mauvaises herbes

Les amateurs de jardinage sont de plus en plus conscients des produits qu’ils utilisent pour entretenir leurs végétaux, éliminer les pucerons et les autres ravageurs et pour enrichir le sol. Ceci explique pourquoi les engrais naturels et les désherbants organiques faits maison connaissent un véritable essor ces dernières années. Plus économiques, sans danger pour l’homme et pour l’environnement et surtout très efficaces, les méthodes naturelles et bio pour entretenir ses plantes et son jardin ont tout pour plaire. Étant donné que l’intérêt pour l’herbicide naturel ne cesse de s’approfondir, nous avons déniché une deuxième portion de recettes qui pourraient vous aider dans la lutte contre les mauvaises herbes.

L’herbicide naturel fait maison : une alternative saine, efficace et économique

herbicide naturel fait maison recettes efficaces et écologiques

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Les raisons pour lesquelles la préparation d’un herbicide naturel est devenue une pratique populaire parmi les jardiniers sont bien nombreuses. Au début de la liste, c’est bien-sûr la nature 100% écologique et inoffensive des ingrédients utilisés. Aucun danger donc pour vous, vos enfants, vos animaux de compagnie et l’environnement ! Il est tout aussi important de souligner l’efficacité incroyable de ces désherbants faits maison par rapport aux produits chimiques sur le marché. À ne pas oublier non plus que les alternatives maison sont très économiques. En plus de fabriquer juste la quantité nécessaire, vous avez probablement déjà la plupart des ingrédients dans votre garde-manger : vinaigre blanc, bicarbonate de soude, savon à vaisselle, huiles essentielles etc.

Désherbant naturel bicarbonate de soude et vinaigre

 

L’association de bicarbonate de soude et de vinaigre est une méthode très efficace pour vous débarrasser des mauvaises herbes dans votre jardin. Il y a deux approches à essayer :

Une solution à vaporiser

Versez un part de bicarbonate de soude dans un flocon pulvérisateur, puis ajoutez-y deux parts de vinaigre. La préparation va bouillonner pendant une minute. Une fois ce processus terminé, fermez le flocon et secouez soigneusement. Vaporisez la solution sur la zone à désherber. Traitez tous les jours jusqu’à ce que les mauvaises herbes disparaissent. Il est tout de même possible de saupoudrer une petite quantité de bicarbonate de soude directement sur les mauvaises herbes, puis versez un peu de vinaigre sur le dessus.

 

Une pâte à appliquer directement

Qu’il s’agisse d’éliminer des mauvaises herbes de votre gazon ou des plantes qui poussent profondément dans les fissures des trottoirs, la pâte de vinaigre et de bicarbonate de soude est un herbicide naturel qui fonctionne parfaitement dans les deux cas. Concoctez la pâte en mélangeant 2 parts de bicarbonate de soude et 1 part de vinaigre dans un bol. Remuez, puis appliquez la préparation à la base des mauvaises herbes. Répétez jusqu’à ce qu’elles disparaissent.

Le purin d’ortie comme un herbicide naturel

Le purin d’ortie est une potion à de nombreuses vertus. En plus d’être utilisée comme engrais de jardin naturel et bourré de nutriments, la préparation sert également d’herbicide naturel incroyablement efficace.

Méthode de préparation :

Coupez 10 kg d’ortie en petits morceaux et mettez-les dans 10L d’eau de pluie. Laissez macérer 3-4 jours, à une température de 18° à 20° C. Remuez une fois par jour.

*Prenez en compte que c’est un concentré qui doit être dilué et filtré avant d’être utilisé dans un pulvérisateur.

Le purin de rhubarbe : un désherbant naturel

 

En plus d’aider à enlever les pucerons sur les plantes, le purin de rhubarbe est un excellent désherbant naturel. La recette est super économique et elle se prépare facilement. Plongez 1 kg de feuilles de rhubarbe dans 10L d’eau et laissez macérer 3 jours. Filtrez et pulvérisez sur les herbes indésirables.

Désherbant naturel avec du gros sel : simple à utiliser et efficace

Le gros sel est un moyen incroyablement efficace pour tuer les mauvaises herbes qui poussent entre les pavés ou les dalles. Il est nécessaire de mettre une petite quantité de sel à la base des plantes. Il tuera les intrus et il sera lessivé par les pluies. Prenez en considération que le sel rendra le sol inhabitable pendant plusieurs mois, alors, assurez-vous de n’en appliquer qu’une petite quantité et uniquement aux endroits où c’est nécessaire. Évitez d’en mettre sur votre gazon ou d’autres plantes.

Désherbant naturel avec du sel d’Epsom et du vinaigre

Ingrédients :

  • 2 tasses de sel d’Epsom
  • 3,5L de vinaigre blanc, 5% d’acidité
  • ¼ tasse de détergent à vaisselle

Mélangez les ingrédients et vaporisez sur les mauvaises herbes. La préparation commence à agir immédiatement. Ce désherbant pourrait irriter la peau et les yeux. Prenez les mesures nécessaires pour vous protéger. Gardez à l’écart vos animaux de compagnie pendant que vous effectuez le traitement.

Les huiles essentielles vous viennent en aide dans la lutte contre les mauvaises herbes

La recette d’herbicide naturel que nous allons vous présenter ci-dessous est la solution parfaite pour vous débarrasser des mauvaises herbes qui poussent dans les fissures de l’allée de jardin, sur la terrasse ou le chemin carrossable.

Ingrédients :

  • 2L de vinaigre blanc
  • 1 c. à s. de détergent à vaisselle
  • 15 gouttes d’huile essentielle de girofle
  • 15 gouttes d’huile essentielle de menthe

Procurez-vous un flocon vaporisateur vide. Mettez-y d’abord le détergent à vaisselle, puis versez le vinaigre blanc. Remuez et incorporez les huiles essentielles. Remuez bien le tout. Les huiles essentielles ont tendance à flotter à la surface. Assurez-vous donc de secouer le flocon toutes les quelques minutes. Vaporisez l’herbicide naturel sur les mauvaises herbes dans le jardin, sur l’allée ou sur la terrasse. Vous verrez les brins les plus fins se faner dans quelques heures. En ce qui concerne les pissenlits et les végétaux qui s’enracinent profondément, ils hisseront le drapeau blanc le lendemain.

Écrans : quelles règles appliquer pour les enfants et adolescents

Pas de règle immuable !

Jesper Juul est un thérapeute danois qui propose une approche des relations familiales centrées sur l’équidignité qu’il définit comme le fait de tenir compte à la fois des besoins des enfants et de ceux des adultes sans porter atteinte à l’intégrité physique et psychologique des enfants. Ce point est très important et peut être mal interprété : il s’agit pour les parents d’affirmer leurs besoins et limites personnelles tout en entendant et prenant au sérieux les besoins et les émotions des enfants.

Dans l’approche de Jesper Juul, les enfants font preuve d’une responsabilité personnelle. Ils sont capable de choisir librement quand et à qui obéir. Ils se conforment à une règle parce qu’elle est bonne, juste, ne porte pas atteinte à la dignité humaine mais sert leur intérêt et l’intérêt collectif. L’autorité personnelle exercée par les parents permet aux enfants de développer une santé mentale forte et durable.

Cet article concerne surtout les enfants après 7/8 ans.

Concernant la question des écrans, Jesper Juul estime qu’il n’existe pas de règle immuable à appliquer. De toute façon, s’il y a des écrans dans la vie des enfants et adolescents, c’est bien que les adultes les y ont amenés car les écrans font partie de notre culture.

Si nous nous inquiétons des effets des écrans sur les enfants et adolescents, nous avons le droit de le leur l’exprimer : il suffit de dire comment nous jugeons nous-mêmes la question. Toutefois, s’exprimer et contrôler ne doivent pas être confondus. L’important est que les enfants connaissent les valeurs et opinions de leurs parents et que les adultes s’expriment dans un langage personnel qui n’attaque pas l’intégrité de l’enfant ou qui ne cherche pas à le contrôler.

Partager nos inquiétudes sans chercher à contrôler

Jesper Juul nous invite à expliquer simplement à nos enfants que nous craignons que cette activité leur fasse du mal (par exemple, que cela les énerve, que cela mine leur créativité ou leur niveau de vocabulaire, que cela dégrade leur capacité de concentration, que cela nuise à leur travail scolaire ou encore que cela perturbe le sommeil) même si, eux, semblent l’apprécier. Nous pouvons également partager nos inquiétudes quant au fait que les écrans induisent des compétitions dans la répartition du temps :

  • compétition entre le temps d’écran et le temps d’interactions familiales,

 

  • compétition entre le temps d’écran et le temps de sommeil,

 

  • compétition entre le temps d’écran statique et le temps de mouvement,

 

  • compétition entre un certain temps d’écran “futile” (jeux du type CandyCrush, temps long passé sur les réseaux sociaux à cause de mécanisme de captation du temps comme le scroll infini sur Facebook, les trois petits points sur les chats qui signalent que l’interlocuteur est en train d’écrire ou encore les étoiles sur Snapchat) et un temps de “qualité” (activités créatives manuelles, temps passé dans la nature, interactions “vivantes”, devoirs scolaires…),

 

  • compétition entre le temps qui participe à construire l’intelligence (même sur écran à travers le visionnage de reportages, la création d’exposé sous traitement de texte, l’utilisation de logiciel de carte mentale, les applications pédagogiques…) et celui qui crée des besoins superficiels (comme des vidéos d’influenceurs qui font de la publicité déguisée sans mentionner que les produits dont ils font la pub leur sont offerts par les marques ou qu’ils sont payés pour en parler).

Nous pouvons également expliquer le phénomène de “captologie” mis en place par les entreprises de réseaux sociaux afin de retenir l’attention des utilisateurs (quel que soit leur âge) pour qu’ils passent le plus de temps possible sur le réseau (et soient donc exposés à un maximum de publicité afin d’engranger un maximum d’argent). Nous en sommes d’ailleurs également victimes en tant qu’adultes.

Nous devrions toujours garder à l’esprit que nous disposons de dix ans maximum pendant lesquels nous prenons des décisions pour nos enfants. Ensuite, ils devront prendre eux-mêmes un nombre infini de décisions. Pourquoi ne pas laisser votre fils jouer à l’ordinateur et lui demander ensuite comment c’était et comment il se sent ? – Jesper Juul

Limiter le temps d’écran pour les enfants et adolescents ?

Nos messages contradictoires de parents

Jesper Juul remarque qu’il existe un grand paradoxe dans la manière qu’ont les adultes d’aborder la relation des enfants aux écrans. Il apparaît d’ailleurs difficile de définir précisément ce qu’on entend par écran : regarder un film à la télé, jouer à des jeux vidéo, utiliser une application pour apprendre à lire sur smartphone, échanger avec des amis sur les réseaux sociaux, lire un livre sur liseuse…

La plupart des adultes passent toute la journée avec les médias et devant l’ordinateur et cela ne leur nuit pas, mais ils jugent que les enfants ne doivent pas agir de même. C’est aussi le cas pour l’argent de poche. Les parents devraient se demander si cet argent de poche appartient bien à leur enfant ou toujours aux adultes. – Jesper Juul

Quand on interdit à un enfant d’accéder aux écrans, nous pouvons nous interroger sur notre propre consommation d’écran : quel exemple donnons-nous aux enfants en matière de consommation d’écrans ? qu’est-ce qui rend les écrans si désirables aux yeux des enfants ? serions-nous prêts à accepter les mêmes restrictions que celles que nous imposons aux enfants ?

Nous, les parents, aimerions que notre enfant pense par lui-même et décide librement mais, souvent, nous mettons en œuvre des moyens pour contrôler sa décision et la corriger si elle n’est pas conforme à ce que nous jugeons correct. En agissant ainsi, nous envoyons un message contradictoire : “tu peux choisir librement comment passer ton temps… mais uniquement à mes conditions !“.

Les parents ont évidemment le droit d’exposer leurs convictions mais vouloir contrôler la manière dont les enfants passent leur temps ne peut que donner naissance à des conflits. Nous pouvons plutôt exposer nos besoins et par exemple dire à l’enfant/ ado qu’il nous manque et que nous aimerions passer plus de temps avec lui (sans profiter de ce temps pour lui faire des leçons de morale).

La violence domestique est plus grave que la violence médiatique.

Parfois, c’est la question de la violence qui nous inquiète. Non seulement, ce n’est pas la violence que les enfants voient qui est déterminante mais celle qu’ils subissent, mais, de plus, le respect des logos Pegi permet de s’assurer que le jeu vidéo ou le film est approprié à l’âge du joueur.

Si vous trouvez que les images véhiculées dans ses jeux vidéo rendent votre enfant agressif, sachez que les cris et les paroles humiliantes que vous pouvez proférer au prétexte de le faire cesser de jouer sont plus nocifs que les images elles-mêmes ! – Edwige Antier (J’aide mon enfant à avoir confiance en lui)

 

Pour Jesper Juul, il n’existe que deux options :

  • conserver une relation intacte avec les enfants et accepter qu’ils fassent leurs propres expériences;

 

  • obliger les enfants à mentir par peur des représailles ou leçons de morale (et à faire leurs coups en douce comme le fait de passer des heures à jouer aux jeux vidéo chez les copains).

Tout le monde peut définir des règles et des limites, ce n’est pas sorcier. Tout l’art consiste à se comporter intelligemment quand les enfants enfreignent ces règles ou ne respectent pas les limites. – Jesper Juul

De tout temps, les parents ont nourri des craintes pour la santé (physique et mentale) de leurs enfants. Ainsi, au siècle dernier, les parents avaient peur que leurs enfants tombent malades s’ils écoutaient la radio et les journaux consacraient des articles à cet éventuel danger. Encore plus loin dans le temps, Socrate avait peur du papier car il estimait que, si les gens notaient les idées sur papier, alors la mémoire humaine serait inutile et disparaîtrait.

Pour aller plus loin : Les écrans ont-ils un effet causal sur le développement cognitif des enfants ? (sur le blog de Franck Ramus)

Un risque d’addiction des enfants et adolescents aux écrans ?

La mise en place d’une addiction est complexe

L’addiction est une maladie complexe car de nombreux facteurs doivent être présents pour qu’il y ait installation d’une conduite addictive. Les facteurs de risque dépendent de beaucoup de choses :

  • développement (les troubles du comportement précoce sont liés à l’installation d’un comportement addictif (anxiété, troubles du sommeil, troubles dépressifs…).,
  • neurobiologie,
  • cerveau,
  • génétique (les facteurs génétiques expliqueraient entre 40 et 70% des troubles addictifs -> traits de personnalité, TDAH par exemple),
  • environnement,
  • psychologie.

Les interactions gènes/ environnement participent de manière indissociable à l’expression de la vulnérabilité aux addictions. Ainsi, les facteurs environnementaux jouent un rôle crucial dans l’installation des conduites addictives :

  • stress environnemental (en lien avec les notes scolaires par exemple ou les disputes parentales),
  • disponibilité des moyens permettant l’installation de l’addiction (ex : présence d’écran personnel),
  • éducation (notamment la qualité du lien d’attachement avec les parents qui impacte la capacité à gérer le stress; négligence et violence éducative même ordinaire qui entraînent la mise en place d’une mémoire traumatique qui va générer des comportements d’évitement via le refuge dans les écrans),
  • présence ou absence et qualité de l’entourage (famille, amis).

Les interactions humaines et la qualité des relations, au-delà des discours anti écran

Ainsi, il est important de ne pas traiter seulement les symptômes (l’enfermement dans un monde virtuel ou le fait d’être scotché aux écrans) mais d’évaluer les racines. Il est intéressant de comprendre que l’éducation joue un certain rôle dans l’installation d’une addiction.

Quand l’enfant se sent entouré, soutenu, compris, aimé; qu’il se sent exister dans les yeux de ses parents; qu’il a du pouvoir personnel dans sa vie et qu’il peut prendre des décisions souveraines; qu’il a des occasions de jouer librement et de rencontrer des amis, de se sentir partie intégrante d’une communauté, alors l’enfant a moins de chance de développer une addiction aux écrans. Les écrans vont évidemment faire partie de sa vie puisque les écrans sont omniprésents dans notre culture mais ils ne seront qu’un outil culturel au même titre que les livres ou les stylos. Toutefois, d’autres facteurs peuvent entrer en jeu dans la surconsommation d’écran d’une personne (la présence de troubles autistiques par exemple).

De plus, pour une même activité et un même temps passé sur les écrans, les effets seront différents selon que les enfants sont seuls devant l’écran ou que les parents s’asseyent à côté de leurs enfants pour regarder la télévision ou les regarder jouer et parler du contenu avec eux.

Un humain n’existe pas seul et c’est le contact avec les autres qui forme notre humanité. Toute activité qui ne laisse pas de temps pour des interactions sociales humaines réelles (ou qui est un refuge consécutif à l’absence de lien chaleureux familial ou amical) est nuisible pour le développement et cela ne vaut pas seulement pour les écrans (c’est aussi le cas pour la pratique sportive solitaire ou l’immersion dans la lecture par exemple).

’exigence de performance et la peur d’échouer déconnectent les enfants de la joie de créer : comment libérer leur créativité ?

Dans son livre L’atelier des émotions, Mathilde Chevalier-Pruvo explique qu’il n’est pas possible de réaliser une activité artistique sans être connecté à son intuition et de s’autoriser à essayer et se lancer.

De nombreux adultes n’osent pas faire des activités créatives AVEC leurs enfants car ils ne s’estiment pas doués pour cela. Le plus souvent, les adultes proposent des activités créatives aux enfants et leur font faire mais y participent rarement.

Pourtant, les enfants savent bien que tout le monde est capable de peindre, de créer avec de la pâte à modeler ou de l’argile ou encore de dessiner.

Quand on est centré sur le plaisir de l’expérience artistique, il n’y a pas d’erreur possible car il n’y a pas de jugement, pas d’attente, pas de comparaison.

De plus en plus d’enfants éprouvent de l’anxiété à l’idée de rater, de mal faire ou de ne pas réussir. Même des enfants jeunes appréhendent de commencer un travail créatif et certains vont même jusqu’à déchirer leur dessin en s’écriant qu’ils sont nuls. Ces freins à la créativité touchent des enfants très jeunes mais aussi de très nombreux adultes.

Mathilde Chevalier-Pruvo regrette que la pression de l’exigence de performance et la peur d’échouer les ont déconnectés de la joie de créer.

Comment permettre aux enfants de créer sans se préoccuper du résultat, juste pour le plaisir de la création et de la joie éprouvée ?

Mathilde Chevalier-Pruvo formule quelques pistes pour libérer les enfants des attentes et jugements en lien avec le travail créatif et artistique.

  • Créer des créations éphémères

Les créations éphémères sont très intéressantes pour inciter les enfants à se focaliser sur le moment présent, sans penser au résultat qui ne sera pas conservé.

Par exemple, les adultes peuvent proposer aux enfants de dessiner sur un tableau ou une ardoise soit avec des craies, soit avec un pinceau trempé dans l’eau. Dans le second cas, l’enfant peut sans cesse recommencer son oeuvre car elle ne cesse de disparaître en séchant.

  • Rendre les enfants acteurs

Quand il est allé jusqu’au bout d’une création qui lui a demandé du temps et de l’attention ou quand il fabrique lui-même quelque chose qui peut s’acheter dans le commerce, son estime de soi se renforce.

Cette estime de soi n’est pas fondée sur l’extérieur, l’opinion des autres ou la pression de performance, mais elle vient de l’intérieur. C’est un état d’accomplissement et de plénitude qui lui permet de se sentir acteur et capable. Il a pu découvrir tous ses talents en les déployant.

  • Valoriser le processus plutôt que le résultat

Se focaliser sur le processus n’empêche pas l’enfant de se sentir fier. – Mathilde Chevalier-Pruvo

Quand nous regardons l’oeuvre d’un enfant, nous pouvons lui refléter avec des mots le plaisir qu’il a ressenti en la réalisant, décrire les couleurs et les matières utilisées plutôt que formuler un jugement de valeur du type « c’est beau » ou « c’est bien ».

Cette manière de faire apprend aux enfants à penser au processus créatif plutôt qu’au résultat; à leurs propres idées et émotions plutôt qu’aux compliments reçus de l’extérieur.

  • Mettre en place un coin créatif à la maison

Pour faciliter la réalisation des activités manuelles, il est intéressant de laisser le matériel artistique en libre accès, par exemple sur une petite étagère ou une desserte. S’il est installé dans une pièce de vie, cela donne souvent davantage envie de créer en famille. Nous pouvons le disposer par catégories dans des pots, des boîtes, des paniers ou sur des plateaux. L’enfant pourra ainsi plus facilement trouver ce dont il a besoin puis le ranger lorsqu’il aura terminé.

La diversité des outils disponibles offrent aux enfants la possibilité d’explorer et d’avoir des rendus très différents. Ces outils permettront de
multiplier les expériences sensorielles. En voici quelques exemples :

-de la gouache liquide;
-de l’aquarelle ou de la peinture à l’eau en pastilles ;
-des craies grasses en cire ;
-des crayons de couleur et des feutres de mines aux tailles différentes;
-des matières pour le modelage : argile, pâte à sel, pâte à modeler ;
-de la laine (elle peut être tissée par les plus grands et découpée et collée sur du papier par les plus jeunes) ;
-de vieux magazines pour les activités de découpage et de collage ;
-des éléments naturels qui seront ensuite peints (galets, coquillages) ou collés pour enrichir les créations (feuilles, fleurs, pétales, plumes) ;
-du papier en rouleau pour réaliser des fresques.

  • Autoriser les explorations (même salissantes)

Pour varier les activités créatives, nous pouvons laisser les enfants appliquer la peinture avec autre chose qu’un pinceau. Ils pourront ainsi travailler avec leurs mains et leurs doigts, mais aussi réaliser des empreintes en trempant dans la peinture la face d’un cube, une feuille d’arbre, la base ou le dessus d’un pot de yaourt. Pourquoi ne pas également laisser des traces sur la feuille à l’aide des roues d’une petite voiture ou des pieds d’une figurine en plastique ?

Par ailleurs, certains matériaux que les enfants affectionnent peuvent être faits maison, comme la pâte autodurcissante et la pâte à modeler.

4 jeux de présentation collective et de connaissance de soi pour les enfants (5-10 ans)

Dans ce type d’activités, la posture de l’adulte est importante :

  • assurer un cadre bienveillant (chacun a le droit d’avoir ses idées et on ne se moque pas des autres; il n’y a pas de mauvaise ni de bonne réponse);
  • donner le droit de ne pas intervenir (chaque enfant a le droit de ne pas vouloir s’exprimer et c’est OK)
  • donner l’exemple de ce qui est attendu en répondant honnêtement aux questions (l’adulte favoriser la compréhension des consignes par les enfants et sa participation crée du lien à travers le partage d’expérience personnelle avec les enfants)

Ces petits jeux peuvent être utilisés pour des activités de présentation collective en début d’année scolaire. Ils participent à une éducation émotionnelle et relationnelle à travers une meilleure connaissance de soi et des autres.

Jeu de transformation

L’adulte invite les enfants à un jeu d’imagination : si vous deviez vous transformer en animal, quel animal aimeriez-vous être ? Pourquoi ? Qu’aimez-vous au sujet de cet animal ?

Les enfants auront un temps de pause pour réfléchir. Ils pourront en discuter entre eux.

Après ce temps de pause, un tour d’échange permettra à chacun (s’il le souhaite) de s’exprimer : “J’aimerais être X parce que…”.

Mes fiertés

L’adulte invite les enfants à nommer quelque chose qu’ils sont capables de faire, qu’ils savent bien faire. L’idée est de les amener à réfléchir à au moins une chose qu’ils savent faire et dont ils sont fiers. Cela peut être en rapport avec l’école ou pas du tout (exemples : jouer au foot, raconter des blagues, avoir réussi à passer au niveau supérieur aux jeux vidéos…). Cela peut être quelque chose pour laquelle leurs compétences et qualités ont été remarquées par d’autres.

Les enfants auront un temps de pause pour réfléchir sur la chose qu’ils choisiront, pourquoi ils en sont fiers et les émotions qu’ils éprouvent en pensant à cette activité.

Après ce temps de pause, un tour d’échange permettra à chacun (s’il le souhaite) de s’exprimer : “Je sais bien faire X et j’aime ça parce que…”.

Ce que j’aime chez moi

L’adulte invite les enfants à réfléchir à la question : Qu’aimez-vous en vous ? Cela peut avoir rapport avec des particularités physiques (exemple : mes tâches de rousseur), des qualités, des forces, des talents…

Après un temps de pause, un tour d’échange permettra à chacun (s’il le souhaite) de s’exprimer : “Ce que j’aime chez moi, c’est…”

Mon badge/ mon chevalet

Une fois ce travail réalisé, il est possible de s’appuyer dessus pour réaliser un badge de présentation (ou un chevalet en papier à poser sur la table). Pour le badge, prévoir des bandes de papier vierges; pour le chevalet, une feuille A 4 à plier.

Le badge sera réalisé selon ces consignes :

  • le prénom
  • l’animal nommé lors du premier jeu (les enfants ont le droit de changer d’avis parce que le fait d’avoir entendu les autres et d’avoir répondu aux deux autres questions peut avoir fait évoluer leur perception d’eux-mêmes)
  • des couleurs et dessins décoratifs qui expriment leur personnalité, ce qu’ils aiment chez eux

Les enfants peuvent utiliser à leur façon les couleurs et tout le matériel disponible (ciseaux, colle, pochoirs, autocollants… selon vos disponibilités) pour trouver leur propre forme, taille, couleur… Ils ont le droit de découper, de faire des collages, de mélanger lettres et dessins..

L’objectif est que le badge ou le chevalet soit aussi représentatif que possible de qui ils sont et qu’il leur plaise à eux et leur rappelle leur personnalité avec ses forces et ses particularités uniques.

 

apprendreaeduqer.fr

La position assise n’est pas appropriée à l’apprentissage

Comme nous l’explique Florence Millot dans son livre “Apprendre à se concentrer”, “la position assise contraint le développement naturel de l’enfant”.

Ainsi, en restant sur une chaise à l’école, son périmètre de découverte est diminué de 90%. Il doit rester derrière une table avec peu de stimuli pour répondre à ses besoins d’aventures, de rencontres, d’échanges…

Idem à la maison, lorsqu’il s’efforce de rester concentré sur ses devoirs. Le cerveau ne fonctionne pas alors à son plein potentiel et la frustration est grande !

Pour les tout-petits, le constat est encore plus vrai, y compris dans les tâches quotidiennes comme les repas .

Selon Heloise Junier :

“Pour un petit, plein d’énergie, la contrainte de l’immobilité est une véritable épreuve. Un enfant a besoin de faire vivre son corps, de bouger, de courir, de sauter. Certains enfants peuvent devenir très agités, agressifs, si dans la journée ils n’ont pas assez de moments pour dépenser leur vitalité.

Notre cerveau n’aime pas l’ennui, c’est une source de stress. Quand le petit enfant est assis à table, rester immobile longtemps n’est pas possible sans stress. La vie chez lui est plus forte que tout, elle bouillonne et le pousse à bouger, explorer, découvrir. Il a envie d’être libre dans ses mouvements.

Quand le repas est trop long pour lui, l’autoriser à se lever pour aller chercher de l’eau, du pain dans la cuisine ou à jouer à côté de la table en attendant les autres plats lui permet d’assouvir son besoin de mobilité. Le faire participer aux discussions, rire, s’amuser avec lui diminuent également l’ennui qu’il peut éprouver.”

Ainsi, ce n’est pas à l’enfant de réprimer son élan naturel et son besoin de mouvement mais bien au cadre d’apprentissage d’être adapté. Dans les écoles, nous voyons de plus en plus fleurir des projets qui vont dans ce sens avec des vélos, ou encore des récréations supplémentaires,… C’est une tendance qui mérite d’être soulignée et encouragée.

Quelques idées :

  1. S’asseoir sur un ballon de yoga.
  2. Mettre des balles de tennis sous les pieds.
  3. Installer un élastique entre les pieds de la chaise.
  4. Faire des pompes le dos droit sur la chaise (en se soulevant).
  5. Faire des mouvements oculaires pour redynamiser les yeux et les reposer.
  6. Se lever régulièrement pour marcher, sauter, courir, faire du yoga, de la sophrologie,…
  7. Utiliser des vélos au lieu des chaises classiques.
  8. Travailler sur des bureaux debout.
  9. Enseigner en pleine nature.
  10. Assouplir ses mains et ses bras avec des étirements
  11. Pratiquer le brain gym(c) ou la kinésiologie
  12. Tester la brain ball(c)

Extrait de https://papapositive.fr/

Quand les enfants discutent tout, que faire

Quand les enfants discutent chacune de nos demandes, traînent à faire ce qu’ils ont à faire (par exemple, ranger les chaussures ou le cartable qui traînent dans l’entrée, mettre la table, faire les devoirs…), nous avons tendance à entrer dans des jeux de pouvoir qui escaladent en violence.

Comment mettre un terme à ces jeux de pouvoir et cette escalade de violence ?

1.Ne pas chercher à avoir raison

La meilleure manière de mettre fin à un jeu de pouvoir est de faire une pause et de renoncer à l’idée d’avoir le dernier mot. Le processus de Communication Non Violente nous apprend à raisonner en termes d’émotions et de besoins : les nôtres et celles des autres (des enfants en l’occurrence).

On peut choisir de privilégier la relation au statut en trouvant des solutions qui conviennent à tout le monde :

  • Accueillir les émotions de l’enfant avec de l’écoute empathique (“tu ressens de la…”, “tu aurais aimé que…”, “tu as besoin de…”, “c’est difficile pour toi de… parce que…, c’est bien ça” ? )
  • Résumer le point de vue de l’enfant et demander confirmation de sa part
  • Exprimer ses propres émotions et besoins d’adulte en message Je (“je me sens… parce que j’ai besoin de…”)
  • Inviter l’enfant à faire un remue-méninge avec l’adulte pour trouver des solutions (“en réfléchissant ensemble, je me demande si on arriverait à trouver des façons plus efficaces de…”)
  • Ecrire toutes les idées sans les évaluer, sans en rejeter aucune
  • Choisir ensemble quelles sont les idées qui conviennent à chacun (c’est le temps de l’évaluation en fonction des besoins des personnes impliquées : il faut que la ou les idées retenues soit validées par tous dans une idée de consensus où les besoins de tous sont satisfaits)

Parfois (souvent même), cette approche de la résolution de conflits nécessite un retour au calme préalable : difficile de le faire à chaud ! On peut s’autoriser une pause pour éviter que la pression ne monte… ou alors un moment de reconnexion !

La qualité de l’interaction parent/enfant relève toujours de la responsabilité de l’adulte. On peut alors prendre une grande respiration pour ne pas se laisser emporter par la colère. Selon l’humeur et la situation, on peut choisir de se retirer physiquement et revenir sur le sujet plus tard en proposant à l’enfant un temps de résolution de conflit; on peut également choisir plutôt un moment de reconnexion (à travers une touche d’humour pour désamorcer la situation, un jeu de chahut, une proposition de moment partagé autour d’un goûter, d’un chocolat chaud, d’un jeu de société, d’un livre…). En agissant ainsi, on augmente les probabilités de coopération car les enfants se comportent bien quand ils se sentent bien.

 

2.Passer du temps de qualité ensemble par ailleurs

Des contestations récurrentes sont peut-être un signe que le réservoir émotionnel de l’enfant est vide, qu’il a besoin d’attention et de réassurance sur l’amour inconditionnel qui lui est porté. Quand les enfants se sentent aimés, soutenus, regardés, compris, ils sont moins enclins à se rebeller.

Peut-être que certains enfants ne seront pas réceptifs aux propositions de passer du temps ensemble et il est inutile de les forcer. L’essentiel est de passer le message : tu es aimé. et nous sommes disponibles si tu as envie de passer du temps avec nous.

3.Pratiquer le renforcement positif et les compliments descriptifs (différents des récompenses)

La formulation des compliments descriptifs passe par le fait de :

  • remarquer ce que l’enfant fait bien, ou au moins suffisamment bien (même un enfant très irritant fait chaque jour beaucoup de choses appropriées),
  • dire à l’enfant exactement ce qu’on constate,
  • éliminer toute forme de compliment évaluatif.

4.Prendre en compte les conditions extérieures (aménagement de la maison, temps libre, alimentation, sommeil…)

Quand les disputes et refus deviennent trop envahissants, il est possible que les origines se trouvent dans les conditions extérieures. Peut-être que l’enfant ne dort pas assez ? peut-être est-il stressé ou mange-t-il trop sucré ? peut-être n’a-t-il pas assez de temps libre pour jouer et se “poser” ? peut-être l’espace de vie à la maison ne permet-il pas de combler ses besoins (par exemple de mouvement, de créativité, de jeu…) ? l’enfant passe-t-il assez de temps dehors, en plein air au contact de la nature ?

5.Prendre soin de soi pour ne pas se laisser entrer en jeu de pouvoir

Prendre soin de soi en tant que parent : c’est possible et c’est même une obligation ! Nous ne sommes pas capables d’offrir le meilleur de nous-mêmes quand nous sommes fatigués, stressés et/ou frustrés.

Prendre soin de soi en tant que parent, on le lit partout et c’est bien plus facile à dire qu’à faire… comment s’y prendre concrètement ?

Pour pouvoir vivre ce sain égoïsme, il est important de ne pas confondre altruisme et ascétisme. Il ne sert à rien de dénigrer les plaisirs mais il s’agit de se connaître soi-même pour faire des choix ressourçants et énergisants en pleine conscience :

  • comment je me sens dans mon corps ? quel est le message envoyé par mon corps ? sur quels besoins mon corps attire-t-il mon attention ? est-ce que j’ai besoin de ralentir, de faire une pause ?
  • qu’est-ce qui est important pour moi ? comment je peux incarner mes valeurs ?
  • comment je peux être un bon.e ami.e pour moi-même ? comment je peux me donner de l’auto empathie ?
  • comment je peux nourrir mes besoins (de contribution, de compréhension, d’acceptation, d’utilité, d’appartenance, de repos, de calme, de relations sociales…) ?
  • comment je peux satisfaire moi-même mes besoins (des pistes ici avec les cartes besoins) ?
  • qu’est-ce qui provoque chez moi une sensation de plénitude, un état d’animation intérieure intense, un profond contentement de l’âme ?
  • comment je peux connaître ces états intérieurs plus souvent dans ma vie ? comment je peux les vivre au quotidien ?

L’idée des bulles d’air est d’avoir un support visuel accessible qui rappelle l’importance de prendre du temps pour soi (ne serait-ce que des “micro vacances” en savourant chaque instant de calme comme un café ou un thé dégusté tranquillement, quelques pages de lecture grignotées par ci, par là…).

Il s’agit de remplir ces 10 bulles d’air en notant dans chacune une chose simple qu’on aime faire, qui nous “nourrit” de l’intérieur. Ces activités peuvent être de toute nature et effectuées seul.e, en couple, en famille, entre ami.e.s : lire, prendre une douche chaude, faire une balade en forêt, aller courir, manger du chocolat, faire quelques postures de yoga, discuter avec un.e ami.e, écouter de la musique, danser, peindre, écrire…

Ces bulles d’air sont de vraies bouffées d’oxygène et plus elles sont belles, plus elles sont visibles dans la maison, plus elles seront un rappel efficace de ce “sain égoïsme”. Il est possible d’écrire avec des feutres colorés ou de dessiner dans les bulles pour ajouter une note de beauté et de gaieté.

Quand les bulles d’air sont remplies, elles peuvent être découpées et affichées bien en évidence (sur le frigo dans l’entrée, sur le miroir de la salle de bain…).

On peut alors se donner pour objectif de pratiquer au moins une des activités notées dans ces bulles par jour (et plus si possible).

A l’extérieur, il est possible de matérialiser ces moments de “micro vacances” en les écrivant sur un journal (par exemple un Bullet Journal par celles et ceux qui en ont un). L’idée est de bien s’imprégner de ces moments qui ont permis de se ressourcer. Il est aussi possible de les énumérer en fin de journée dans l’idée des 3 kifs par jour : célébrer tous les moments de petits et grands bonheurs en revivant les émotions et sensations associées.

Cette activité reprend l’idée du réservoir affectif à remplir. Quand notre réservoir affectif de parent est vide, nous sommes plus irritables, nous sommes épuisés, nous aurons du mal à être le parent que nous souhaitons être.

Fichier bulle d’air à venir

Extrait de : https://apprendreaeduquer.fr/

Evaluer l’estime de soi (enfants)

“L’estime de soi est sans doute le plus grand héritage que vous pouvez donner à votre enfant.” Arnaud Deroo l’affirme dans son livre “Porter un regard bien-traitant sur l’enfant et sur soi”.

L’estime de soi prend sa source dans le lien d’attachement, dans l’interaction parents-enfants, dans l’écoute des messages et la réponse à ces messages. C’est dans ce cadre que l’enfant a le “sentiment continu d’exister“.

LE TRIANGLE D’ESTIME DE SOI

L’estime de soi, selon l’analyse transactionnelle, est symbolisée par un triangle : conscience-intimité-spontanéité. Notre rôle de parent est d’enrichir chacun de ces items. Il en va du bonheur de nos enfants tout au long de leur vie.

L’intimité est la libre expression des émotions. Cela implique que les parents doivent écouter avec empathie les ressentis de l’enfant et faciliter la verbalisation émotionnelle. Ainsi, un cercle vertueux de l’empathie se mettra en place et l’enfant apprendra à mieux se connaitre et à se connecter aux autres (qu’il respectera). Vous trouverez dans cet article des aides pour parler des émotions avec les enfants.

La spontanéité est la liberté de choix face à une situation. Ainsi, un parent peut suggérer des options à un enfant ou poser des questions qui le mettront sur la voie d’une ou plusieurs solution(s). L’ennemi de la spontanéité est le ton directif et la recherche d’une obéissance au détriment de la coopération et de la responsabilisation.

La conscience est la capacité de voir et de ressentir les choses, le monde, avec son propre regard ou son propre ressenti. Cela implique entre autre, côté parent, d’écouter et de valoriser les émotions de l’enfants plutôt que de les nier. C’est grâce au développement de cet outil émotionnel interne que l’enfant se construit et s’affirme. L’ignorer, c’est lui faire comprendre qu’il n’a pas le droit de se comporter et d’éprouver ce qu’il est mais qu’il doit se conformer à un comportement “convenable”. De la même façon, lorsque l’enfant reçoit des injonctions, des jugements, des étiquettes, la conscience se dégrade (“sois sage !”, “obéis sinon…”).

EXERCICE POUR ÉVALUER L’ESTIME DE SOI DES ENFANTS

Arnaud Deroo propose 3 étapes pour évaluer l’estime de soi des enfants. Elle consiste à se poser 3 séries de questions. Il y a un plan d’action pour chaque point :

  1. En quoi se sent-il capable ? Sait-il reconnaitre ses succès ?
    – lister avec lui tout ce qu’il sait faire.
    – tenir un journal des succès à remplir chaque soir
    – le rassurer sur l’amour inconditionnel que vous lui portez : par des gestes affectifs, des regards bienveillants, des moments partagés exclusivement, de l’attention en pleine conscience, etc.
  2. A-t-il un réseau d’amis développé ?
    – sur une feuille, écrire les noms de ses amis + photos
    – l’aider à développer ce réseau (organiser une fête ? l’inscrire à un sport ?)
  3. Quelles responsabilités assure-t-il dans la maison, apprécie-t-il ses responsabilités ? Y a-t-il d’autres responsabilités qu’il aimerait prendre ?
    – lui confier des tâches et encourager ses efforts et ses intentions
    – lui transmettre le savoir et le savoir-faire (et vérifier qu’il est acquis)
    – tirer enseignement des échecs et erreurs

Habitudes qui renforcent les relations avec nos enfants

  1. Développez de petits rituels :
    – 5 minutes de câlin dès le réveil avec chaque enfant
    – des petites questions de curiosité : tu as rêvé ? Tu veux me raconter ?
    – méditer ensemble
    A éviter : la TV et autres smartphones, tablettes.
  2. 12 câlins par jour :
    Les câlins sont extrêmement importants pour le maintien de l’équilibre émotionnel et le renforcement du lien affectif. De plus, ils contribuent au développement du cerveau des enfants. Alors, 12, c’est un minimum ! Surtout que les occasions de manquent pas : le matin, à chaque séparation, pour dire “je t’aime”, réconforter,…ou juste pour le plaisir. (forfait illimité)
  3. Eloignez toute forme de technologie quand vous  interagissez avec vos enfants :
    Éloignez les téléphones, éteignez la TV,…soyez dans le moment présent en vous appuyant sur vos sens et votre coeur (plutôt que votre mental qui anticipe ou ressasse le passé)
  4. Les soirées réservées à la famille :
    Ne travaillez pas après le diner. Mangez ensemble avec calme et bienveillance. Profitez de ce repas pour pratiquer le rituel de gratitude. “Aujourd’hui j’ai aimé …”
  5. Temps exclusif pour chaque enfant :
    Consacrez de 10 à 20 minutes exclusivement avec chaque enfant en alternant entre les activités qu’il préfère et celle que vous aimez.
  6. Harmonisez votre humeur avec celle de votre enfant :
    Pour se connecter avec les enfants, il s’agit de les regarder avec empathie afin de ressentir ce qu’ils ressentent et d’harmoniser nos humeurs. Laissez agir les neurones miroirs, nous avons l’outillage pour cela ! 
  7. Adoptez une attitude bienveillante pour vous connecter à votre enfant après une séparation :
    Afin de faciliter la re-connexion, saluez votre enfant avec une étreinte,  établissez un contact visuel, restez à ses côtés dans une attention sereine et bienveillante. Il se sentira ainsi en confiance pour parler et vous confier ses émotions.
  8. Visez le ratio 5 pour 1 :
    La qualité globale d’une relation peut se mesurer au nombre et à la tonalité des interactions. Le ratio idéal pour des relations de qualité est 5 interactions positives pour une négative. Et ce ratio est valable aussi dans le couple. 

15 manières d’aborder les problèmes avec les enfants de 9 à 13 ans

Dans son livre L’autorité bienveillante, Kim Payne écrit que les enfants de neuf à treize ans commencent à ressentir l’influence du reste du monde, au-delà des deux univers de la famille et de l’école. Payne estime qu’une chose à garder à l’esprit avec les préadolescents est que la chose la plus important pour eux reste la famille (suivie par les amis).

Les amis pris individuellement peuvent continuer à inspirer l’adolescent, mais c’est le groupe, dont les membres sont liés par un style commun, vestimentaire par exemple, qui exerce l’influence la plus impuissante. Cependant, et c’est le plus important pour nous, la vie de famille continue de constituer le socle normatif de l’adolescent. C’est la famille qui l’aide à trouver son chemin dans le monde de possibilités (des meilleures aux plus inquiétantes) qui s’ouvrent devant lui. – Kim Payne

Kim Payne utilise l’expression de “Parent Jardinier” pour qualifier les parents de préadolescents : l’accent est mis sur l’écoute authentique et l’observation. Il formule plusieurs manières d’aborder les problèmes avec les enfants de neuf à treize ans :

  1. Limiter les conversations à trois minutes (maximum cinq minutes)
  2. Décomposer la discussion en deux ou trois temps échelonnés sur plusieurs jours
  3. Délimiter des échéances temporelles pour régler les problèmes (ex : Nous devons régler le problème d’ici demain midi. J’ai dit ce que j’avais à dire. Je veux que tu me dises avant le coucher ce soir quelles sont tes idées à toi. Si nous arrivons à faire ça,  nous n’aurons plus besoin d’y revenir.)
  4. Choisir un moment propice et tranquille pour aborder les problèmes (ne pas interrompre un jeu ou une activité appréciée, donner le temps de décompresser en rentrant du collège, ne pas chercher à résoudre le problème quand les émotions sont vives).
  5. Rester spécifique, concret et court (en évitant les détours et explications interminables et en insistant sur les réaction de cause à effet)
  6. Rester dans l’instant présent sans faire référence au passé car l’idée est de trouver une solution pour le problème ici et maintenant (ex : Nous étions d’accord : tu dois demander à ton frère sa permission avant de lui emprunter ses affaires. Je ne t’ai pas vu faire ça à l’instant. Tu as peut-être oublié. Comment redresser la situation maintenant ?)
  7. Remercier et valoriser les petits actes (même minimes) qui contribuent à la vie de famille ou conformes aux attentes parentales avant de formuler une nouvelle demande (ex : J’ai vraiment apprécié que tu aides à faire de la place dans le garage. Merci d’avoir rangé ton vélo. Il reste une dernière chose à faire : les boîtes qui trainent nous empêchent de sortir la voiture.”)
  8. Impliquer dans la résolution de problèmes et inciter à trouver des solutions (ex : As-tu une idée pour.. ?/ On pourrait peut-être…/ Nous devons trouver une manière de gérer ce problème.)
  9. Donner des informations sur nos ressentis de parents en parlant de nous, de nos besoins, de nos valeurs, de nos valeurs, de ce qui est important pour nous (plutôt que faire de grands discours, d’utiliser des formules impersonnelles comme “il faut” ou “c’est comme ça”)
  10. Faire preuve d’empathie (ex : C’est vrai que c’est difficile/ Je vois à quel point tu es déçu/ C’est normal d’être en colère à ce point…/ D’accord, je vois ce que tu veux dire : tu penses que c’est injuste, c’est ça ?)
  11. Reformuler le problème avec d’autres mots en mettant en lumière les émotions, les pensées et les besoins de l’enfant
  12. Garder la tête froide pour éviter la contagion du stress et de l’agressivité (quitte à faire une pause avant de revenir apaisé)
  13. Utiliser l’humour (en fonction des préférences de l’enfant et de son âge, en gardant en tête de ne pas se moquer ni rabaisser)
  14. Appuyer sur le bouton pause sans se sentir obligé de répondre immédiatement (ex : Bien, donne-moi quelques minutes et je reviendrai vers toi)
  15. Demander à l’enfant de reformuler nos attentes (ex : Je voudrais que tu essaies de reformuler avec tes mots, quelle est ma vision sur la question selon toi.)

Un des aspects les plus importants, lorsqu’un accompagne un préadolescent, est de rester à l’écoute des besoins changeants et des humeurs variables de l’enfant. Les “tweens” ont des choses intéressantes et nouvelles à dire. Ils veulent que l’on tienne compte de leur avis pour prendre les décisions qui les affectent. Il est sain et naturel de les laisser s’exprimer et de respecter leur vision des choses en évolution Mais ils sont encore vulnérables et leurs vues sont souvent (délicieusement) subjectives. – Kim Payne

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Source : L’autorité bienveillante : rassurer et soutenir l’enfant du tout-petit à l’adolescent de Kim John Payne (édition Aethera) . Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

Aider les enfants à réguler leur agressivité par le jeu

Dans son livre Jouer pour mieux comprendre votre enfant, Lawrence Cohen explique que les jeux entre parents et enfants peuvent aider ces derniers à réguler leurs émotions. Il propose un exemple de jeu pour les enfants agressifs qui ont du mal à maîtriser leurs impulsions (taper, prendre les affaires des mains, crier…). Le but du jeu est de faire vivre une situation aux enfants au cours de laquelle leurs émotions vont être atténuées plutôt qu’étouffées et au cours de laquelle les enfants vont avoir du pouvoir personnel.

Dans son exemple, Lawrence Cohen choisit une conduite agressive détournée : interdire à un enfant qui a l’habitude de frapper les autres de lancer des coussins (en sachant très bien que la règle sera détournée mais en utilisant une mise en scène qui vise à modifier légèrement l’action pour que l’enfant parvienne à la contrôler un minimum).

Ainsi,  Lawrence Cohen raconte que, un jour, il était assis sur un canapé avec un jeune garçon à la réputation agressive. Ce dernier lui a lancé un coussin dessus et Cohen en a profité pour lancer un jeu : “Oh bonjour ! Bienvenue à l’école de la gestion des coussins du Dr Cohen. Hum, tu dois être le nouvel inscrit. Je suis absolument ravi de te rencontrer.” A la suite de ce discours d’introduction, Lawrence Cohen, très sérieux, a serré la main du jeune garçon en le regardant dans les yeux. Cette idée de l’école de gestion des coussins permet à l’enfant de se confronter aux thèmes de l’école, des règles et de la maîtrise de soi.

Afin de faire en sorte que l’enfant entre vraiment dans le jeu, Cohen a enchaîné avec des règles de fonctionnement puis un tas de consignes farfelues : “Tu arrives à temps pour la première leçon. La première règle très importante, c’est : pas de coup de coussin. C’est extrêmement important”. L’idée est d’insister sur la règle pour que la transgression porte ses fruits (l’adulte pourra adopter une posture qui transmet l’ironie de cette règle). Cohen enchaîna avec des consignes amusantes : “Mets le coussin marron à droite puis le coussin beige à droite de la droite. Après tu échanges leurs places et tu fais un tour complet sur toi-même avant de les empiler l’un sur l’autre”.

Lawrence Cohen s’était approché suffisamment près pour savoir que l’enfant serait tenté de le frapper avec un coussin (ce qu’il fit évidemment). L’adulte prit ce prétexte pour piquer une colère surjouée et se lancer à la poursuite du garçon en gémissant : “Mais la règle, c’était : pas de coup de coussin ! Bon, recommence maintenant.” L’idée est d’affirmer la règle suffisamment mollement pour que l’enfant sente qu’il a le droit de la transgresser sans risque de représailles/ punition. Dès que l’adulte a eu le regard détourné, l’enfant lui a redonné un coup de coussin et la course-poursuite a recommencé, Cohen poussant de grands cris d’orfraie. Ce petit manège peut recommencer plusieurs fois jusqu’à ce que l’enfant applique les consignes sans lancer le coussin. Quand l’enfant aura réussi, il pourra passer au niveau supérieur de l’école de gestion des coussins : “Je n’en reviens pas, tu as réussi et tu as respecté toutes les consignes. Pourtant, c’était dur ! Tu mérites de passer au cours supérieur de gestion des coussins. Tu auras maintenant le droit de me lancer un coussin mais à une condition ! Écoute bien : tu devras te mettre en équilibre sur le pied droit et chanter en même temps que tu me lanceras le coussin dessus.”

L’idée est de permettre à l’enfant de faire ce qu’il a envie de faire mais de manière atténuée pour deux bénéfices :

  • se livrer à l’agression “pour de rire” réduit le besoin de céder aux impulsions dans la vraie vie (l’énergie est libérée dans un cadre de sécurité où la pulsion agressive se transforme en interaction positive);
  • modifier légèrement le geste agressif pour que l’enfant apprenne à contrôler son impulsivité. 

Les 11 erreurs les plus fréquentes à l’école (et comment les analyser et les dépasser)

Les erreurs ne sont pas des fautes. Une erreur n’est pas de l’ignorance. Au contraire, l’erreur est de la matière à travailler. L’erreur est essentielle pour apprendre. Sans erreur, aucun apprentissage, aucune action, innovation ou invention n’est possible.

Comment repérer ses erreurs ?

Pour repérer et comprendre des erreurs, il est possible de :

  • tenir compte des remarques inscrites sur les contrôles/ tests/ évaluations
  • tenir compte des commentaires/ conseils des enseignants lors de la correction d’exercices ou de la remise des copies
  • comparer des copies entre elles pour déterminer les erreurs les plus fréquemment commises
  • comparer des copies avec celles d’autres personnes pour voir comment elles font
  • demander des conseils (aux professeurs, aux parents, à d’autres élèves, aux frères ou soeurs plus âgés…)
  • refaire les exercices et les tests en s’auto corrigeant (et demander de l’aide si besoin)
  • tenter de comprendre pourquoi telle ou telle erreur a été commise (notamment grâce à la grille de lecture ci dessous)

 

Analyser et dépasser ses erreurs

1. Je n’ai pas fait assez attention aux questions, aux consignes, aux informations demandées

Le stress peut faire perdre les moyens même quand on a bien appris ou révisé. Parfois, le cerveau est tellement conditionné par les exercices révisés ou par les attentes en termes de sujet ou de questions (“je suis sûr qu’on va être interrogés sur tel chapitre”, “le prof va nous remettre cet exercice”…) qu’il est biaisé et ne traite pas les consignes correctement.

facteurs de stress

4 facteurs de stress à connaître

 

>>>Des pistes pour travailler la gestion du stress, la concentration et la mise en situation pour mieux anticiper les conditions réelles de l’évaluation :

 

2. Je n’ai pas appris

De nombreux facteurs peuvent influencer la qualité des révisions :

 

3. Je n’ai pas compris ce que je devais apprendre

Il est toujours possible de demander de l’aide pour ne pas laisser une information incomprise ou une confirmation à l’enseignant (par exemple sous forme de fiche bilan avec les informations clés à maîtriser).

Les ressources sont nombreuses, que ce soit dans la vie réelle ou sur internet. Il existe des sites dédiés aux révisions (comme Kartable , devoirs.fr ou Ma Share Ecole), de nombreuses chaines You Tube sont spécialisées par matière (une sélection ici pour le collège et plus).

 

4. J’ai oublié alors que j’ai cru que j’avais bien appris.

La mémoire se travaille et il existe des astuces pour mémoriser efficacement et durablement. J’en partage plusieurs dans cet article : 5 astuces de mémorisation pour l’école, le collège et le lycée.

Pour comprendre en profondeur le fonctionnement de la mémoire : Comprendre le fonctionnement de la mémoire pour aider les enfants présentant des difficultés de mémorisation ou d’apprentissage

comment-reviser-efficacement

 

5. J’ai cru que j’avais compris.

Pour vérifier la compréhension, le mieux est encore de se poser des questions à soi-même, de répondre à celles qui figurent à la fin du chapitre du livre ou de refaire des exercices faits en classe.

>>>Pour aller plus loin : 5 questions clés pour comprendre rapidement (un cours, une leçon, une démonstration, un théorème…)

 

6. J’ai mal compris l’énoncé.

L’attention portée aux consignes est importante une fois seul.e devant la copie :

  • prendre le temps de décoder la consigne,
  • la lire calmement et en entier,
  • se demander quelles sont les attentes des correcteurs,
  • prendre le temps de repérer et comprendre les mots clés et de voir les liaisons entre eux.

La compréhension des consignes peut être travaillée : voici un petit exercice pour aider les enfants à mieux comprendre ce qu’ils lisent.

 

7. J’ai stressé. J’ai perdu mes moyens.

Mieux on est préparé (mieux on a appris) et plus on a d’outils dans sa boîte à outils anti-stress, moins on risque d’être sujet au “mauvais stress”.

>>>Des outils à ce lien : 12 trucs anti-stress pendant les révisions

 

8. Je me suis dit que je n’y arriverais pas. J’ai peur d’échouer.

Une faible estime de soi et la peur de l’échec ne sont pas des fatalités :

 

9. Je n’ai pas eu le temps de finir.

Gérer son temps peut s’apprendre :

  • s’entraîner à faire les contrôles/ exercices/ exposés en se chronométrant ou en s’imposant des limites de temps à la maison,
  • prioriser les questions en adoptant des stratégies : soit les questions qui rapportent le plus de points, soit celles qui sont les plus faciles ou mieux comprises,
  • adopter des habitudes de travail efficaces : savoir lire en texte rapidement, identifier les informations clés (en lisant les titres et sous titres des textes, en lisant les légendes des cartes ou photos, en écrivant avec des abréviations sur les brouillons…)

 

10. J’ai oublié un mot, une idée, j’ai perdu le fil de mes pensées.

Une manière utile d’éviter les oublis est de comparer ce qu’on a en tête et ce qu’on a réellement écrit “dans le feu de l’action”. Réaliser une carte mentale (ou Mind Map) au brouillon permet de fixer les idées principales et d’en tirer le fil au moment de la rédaction.

 

11. Je n’ai pas été assez précis.e ou complèt.e

Les questions ouvertes sont une manière efficace d’aller au bout de la pensée car elles invitent à élaborer des réponses complètes. On pourra s’en servir aussi bien au moment des devoirs/ révisions qu’au moment du test. Isabelle Pailleau et Audrey Akoun en ont fait un acronyme facile à mémoriser : CQQCOQP !

  • Comment
  • Quoi
  • Qui
  • Combien
  • Quand
  • Pourquoi

 

mind map des questions ouvertes

Mind map des questions ouvertes. Extrait du livre Apprendre autrement avec la pédagogie positive d’Audrey Akoun et Isabelle Pailleau

 

Que faire de notre colère de parent ?

La colère est une émotion saine

Quand avons-nous déjà dit que les parents doivent parler calmement lorsque ça bouillonne à l’intérieur ? – Haïm Ginott

Faber et Mazlish accordent beaucoup d’importance à l’idée de ne pas de retenir notre colère en tant que parents. Elles rappellent qu’essayer d’être patient quand on est fâché, c’est comme appuyer d’un pied sur le frein et de l’autre sur l’accélérateur. On ne traiterait pas sa voiture de cette façon. Nous pouvons donc essayer d’être au moins aussi bons pour nous-mêmes que nous le sommes pour une voiture.

Il est possible d’exprimer de la colère sans violence en se reliant aux valeurs fondatrices de la parentalité bienveillante et en restant en contact avec notre intention de mettre fin aux comportements inappropriés des enfants tout en préservant leur dignité et la nôtre en même temps.

Il s’agit de chercher des solutions pour que chacun dans la famille soit traité avec dignitésérieux et respect. Les enfants autant que les parents ont le droit d’être pris au sérieux. Les enfants ne sont pas des puching balls destinés à recevoir des mots violents et des coups et les parents ne sont pas des paillassons destinés à se plier systématiquement en quatre pour satisfaire toutes les envies des enfants.

Exprimer la colère sans violence

Ce serait merveilleux si les parents pouvaient orienter l’énergie générée par leur colère en l’utilisant, non pas pour insulter leurs enfants, mais pour leur donner des renseignements et leur proposer des valeurs. – Faber et Mazlish

Le langage de la colère sans insulte ne vient pas facilement. C’est la raison pour laquelle plus on dispose de façons différentes d’exprimer la colère sans violence, plus on a de chances de réguler le niveau de violence dans les interactions parents/ enfants. C’est justement quand on essaie de refouler les sentiments de colère qu’on court le risque d’exploser et de basculer dans la violence éducative.

Faber et Mazlish proposent plusieurs pistes pour ne pas laisser la colère exploser en violence contre les enfants (physique et/ou émotionnelle) :

  • Passer par les gestes plutôt que les mots pour donner des consignes ou attirer l’attention sur quelque chose à faire (montrer l’horloge, tendre une éponge…)

 

  • Ecrire une note/ laisser un message sur un Post It

 

 

  • Décrire ce qu’on voit plutôt que donner des ordres (et répéter si besoin)

 

  • Inviter à chercher des solutions (faire participer les enfants au processus de recherche d’un plan avec des phrases du type : “Pourriez-vous vous entendre ?” , “Je vois deux enfants qui veulent le même jouet, comment allez-vous trouver une solution ?”)

 

  • Exprimer les sentiments de manière aussi énergique qu’ils sont ressentis à l’intérieur (avec des messages Je qui parlent de soi et qui n’accusent pas les enfants -> “je suis affligée, consternée, dégoûtée, mécontente, démoralisée, décontenancée, impuissante…”)

 

  • Rappeler les valeurs de la famille ou les règles

 

  • Formuler les attentes dans un langage positif (“dans cette famille, on s’attend à ce que…”, “j’ai confiance dans le fait que mes enfants… parce que c’est important pour moi”)

 

  • Se débarrasser de tous les discours imprécis et ramener le tout à du concret : ” Voici le règlement… ” / “Ici, la règle c’est…”

 

  • Remplacer un paragraphe par une phrase, une phrase par un mot (plus de concision pour plus d’efficacité avec moins de longues explications)

 

 

  • Utiliser “dès que” plutôt que “si vous… alors”

 

  • Alerter sur l’intensité croissante de la colère et les actes qui pourraient en découler (“Ma colère est grosse comme un petit pois et elle est en train de devenir aussi grosse qu’une tomate et pourrait bien atteindre la taille d’une pastèque, à moins que…”, “Quand je demande, à plusieurs reprises, que…, je sens monter la révolte en moi et j’ai envie de…!”)

 

Pour autant, ces pistes ne sont pas à copier-coller telles qu’elles mais à personnaliser, à s’approprier dans une partition propre et même à rejeter si on ne se sent pas à l’aise avec.

 

Nous avions d’abord cru qu’un bon père, qu’une bonne mère, c’est patient, calme, logique ; ça ne crie jamais. Désormais, nous ne sentions plus le besoin d’embouteiller notre colère. Nous l’exprimions totalement ; mais au lieu de lancer des insultes, nous exprimions aussi nos sentiments, nos valeurs, nos attentes. – Faber et Mazlish

Des limites ou nos limites ?

Pour ma part, je connais mes limites à ce qu’elles me disent dans le corps : quand ça se crispe, quand se contracte, quand je me sens partir dans la violence (souffler d’exaspération, perdre patience, envie de crier), je sais qu’une limite est touchée. Les limites sont éminemment personnelles et sont en lien avec la dignité : est-ce que ma dignité est bafouée dans la situation en question ? qu’en est-il de mon intégrité (autant physique que morale) ?

Quand on parle des limites, on touche forcément au respect : le respect que j’estime mériter et le respect que je dois à l’autre. Les limites doivent être empreintes d’équidignité dans le sens où il est facile de léser un des protagonistes (ce sont le plus souvent les enfants qui doivent simplement se taire et obéir mais il arrive aussi que certains parents abandonnent leur dignité en s’interdisant de dire des “non” francs). L’équidignité est un concept de Jesper Juul que j’aime beaucoup et dont j’ai parlé à plusieurs reprises sur le blog.

En tant que parents, nous avons le droit de tenir bon sur nos limites personnelles (ou bien de négocier si on s’en sent l’élan… quand on est suffisamment ancré sur des valeurs et conscient de limites personnelles, on “sent” quand c’est négociable ou non). C’est ce que Jesper Juul appelle “dire non en ayant la conscience tranquille”.

……………………………………………………..

Source : Parents épanouis, Enfants épanouis de Adele Faber et Helene Mazlish (éditions du Phare). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

LA VO2MAX EN COURSE À PIED

QU’EST-CE QUE LA VO2MAX ?

 

La VO2max, c’est la quantité maximale d’oxygène que l’organisme peut utiliser par unité de temps. Pour faire simple, c’est la quantité d’oxygène que les poumons sont capables d’inspirer, transmettre dans le sang et que les muscles vont devoir capter. Elle est exprimée avec 2 unités différentes : en litres ou millilitres d’oxygène par minute (L/min) ou par kilogramme de poids de corps (mL/min/kg). La première unité est dite absolue tandis que la deuxième est dite relative ou normalisée, et permet la comparaison entre 2 athlètes de gabarits différents.

Si les adultes sédentaires présentent des valeurs de l’ordre de 30 à 40 mL/min/kg, les athlètes élites en sport d’endurance (course à pied, trail, ski de fond,…) affichent des valeurs records de l’ordre de 85 à 90 mL/min/kg. Entre ces 2 extrêmes, on trouve la majorité des coureurs, et peut-être vous, avec des valeurs entre 40 et 65 ml/min/kg.

 

COMMENT CALCULER VOTRE VO2MAX ?

 

A ce stade de la lecture, vous vient surement une question : et moi, quelle est ma VO2max ? Pour la connaître, il vous faudra courir (en laboratoire ou sur piste) équipé d’un analyseur d’échanges gazeux capables de mesurer votre consommation d’oxygène à chaque instant. C’est ce type d’effort que vous fournirez si votre médecin vous prescrit un test d’effort chez un médecin du sport.

Mais autant le dire, vous avez peu de chances de connaître un jour, par une mesure précise, votre VO2max. Rien de dramatique à cela : vous ne l’utiliserez pas au quotidien dans vos entraînements. En revanche, les études ont montré que cette valeur de VO2max est associée à la valeur de Vitesse Maximale Aérobie(ou VMA) qui se définit donc comme étant la plus petite vitesse de course permettant d’atteindre une consommation maximale d’oxygène. Et c’est précisément cette relation VO2max – VMA qui va nous intéresser, d’autant plus que la VMA s’évalue simplement par un test progressif sur piste (test Léger-Boucher, Test Navette, Tests TUB2, etc.).

 

COMMENT DÉVELOPPER VOTRE VO2MAX ?

 

La VO2max est l’un des facteurs clés de performance dans les épreuves d’endurance. Si c’est votre objectif, il vous faut donc l’améliorer, quelle que soit la distance de course que vous préparez. Les nombreuses études de la chercheuse française Véronique Billat ont montré que la VO2max s’améliore en courant à des valeurs proches de VMA, et en particulier le temps passé à ces valeurs. En clair, plus vous passerez de temps à 95% (ou plus) des valeurs physiologiques (fréquence cardiaque, respiration) mesurées à VMA, plus vous améliorerez votre VO2max

QUELS FACTEURS LIMITANTS POUR VOTRE VO2MAX ?

 

Le premier facteur limitant est un incontournable : la génétique. Et sur ce point, vous ne pourrez rien faire, au même titre que vous ne pourrez pas changer votre nature de cheveux ; nous ne sommes simplement pas tous égaux, et la VO2max est déterminée génétiquement, comme beaucoup d’autres facteurs de performance. On peut citer 5 facteurs limitants chez chaque individu : la ventilation, le transport de l’oxygène dans le sang, la capacité du cœur à faire circuler le sang, la capacité du sang à arriver jusqu’aux muscles et la capacité du muscle à extraire l’oxygène. Parmi les autres facteurs limitants, il faut citer l’âge (votre VO2max diminue avec l’âge), le sexe (les hommes présentent des valeurs plus élevées que les femmes) ou encore l’altitude (10% de diminution par tranche de 1000m d’altitude).

 

Gâteau au chocolat (non light)

Temps total : 40mn
Préparation : 10mn Cuisson : 30 mn
  • 200 grammes de chocolat noir
  • 150 grammes de beurre
  • 5 œufs entiers
  • 200 grammes de sucre
  • 80 grammes de farine
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 1 sachet de levure chimique
  1. Etape 1

    Je casse le chocolat en morceaux et je le fais fondre 2 minutes avec le beurre

  2. Etape 2

    Dans un saladier, j’ajoute les œufs, verse la farine, le chocolat, la levure, les sucres et je remue.

  3. Etape 3

    Je verse la pâte dans le moule.

  4. Etape 4

    Le gâteau cuit en 30mn à 180°.

     

Note de l’auteur

On peut accompagner d’une crème anglaise selon les envies.  Régalez vous !