Le semi marathon du Vignoble – (2023)

02:14:16 – classement 296 / 1717

le semi-marathon du Vignoble est une course festive, un week-end dédié à cette discipline qu’est la course à pied, puisqu’il y a un marathon , un 10km et des courses pour enfants qui sont proposées. J’aurais dû participer à cette dernière 🙂

Le semi est vraiment une belle course, exigeante, mais au travers des vignobles alsaciens, dans la région de Molsheim.

Nous patientons sur une placette bien aménagé, avec du café, de la brioche, de l’eau bien sur ! L’organisation est au top. Le temps avance, Oriane garde une certaine pression (aucunement justifiée !) Les coureurs du marathon passent déjà devant nous, nous les encourageons, il est 9h35 environ… à peine. Ce sera bientôt à notre tour de nous élancer. Je vais tâcher de faire au mieux dans cette course avec un objectif de 2h maximum, car comme toujours ces derniers moi, le travail préparatoire n’est pas mon fort. 

L’ambiance est présente, le speaker fait monter les tours, et les « hola » de ces 2000 coureurs s’enchainent avant le départ. La musique, les cris, les encouragements ne font que monter le niveau de chaleur déjà bien élevé par la météo.

Le départ est donné et nous nous élançons avec Oriane au travers les coureurs, sans forcer le passage, sans forcer le rythme.

Les km avancent vite, mais je sens très bien que je ne pourrais suivre le rythme de Oriane (elle s’est fixée 1h48…), c’est un peu ballot pour un lièvre non ? 🙂

Aussi dès le 3ème ou 4ème km je lui indique de faire sa course, sa forme (ou ma méforme) est flagrante et avec sa volonté je sens très bien que je vais rester derrière. 

Chacun va donc gérer sa course.

Si l’on regarde ma partie statistique je crois qu’il n’y a pas lieu de raconter grand chose, c’est assez parlant. Cette course fut un supplice. Peu d’entrainement ou en tous les cas largement pas assez, une chaleur dont j’ai énormément souffert et un manque indéniable de volonté de se faire mal, et pour couronner le tout, l’absence de mes écouteurs, donc pas de musique, qui souvent sont un échappatoire dans les moments difficiles, un boost mental.

Alors certes, l’ambiance festive, les encouragements, le décor, les discussions avec les autres coureurs sont autant de moments agréables, mais, je reste un compétiteur et je n’aime pas être médiocre même sur une course festive. Or là, ce fut bien le cas.

Heureusement les km avancent, doucement , trop doucement sous cette chaleur de plomb. L’eau est omniprésente sur le parcours, ce qui atténue légèrement la difficulté, mais les montées, les longs passages sous le soleil ravive la souffrance du moment. Elle est où la fin de la course ?

J’en profite pour faire des photos, prétexte pour marcher un peu plus que je ne le fais déjà, mais cela me va. Les 2h d’objectif vont s’envoler rapidement.

L’humilité d’un jeune coureur avec qui je discute un temp, lui fait le marathon, après avoir fait il y à 15 jours, un ultra trail de 188 km, me convainc de me bouger un peu le derrière, enfin au moins pour 2 km :-):-) Step by step .

Plus loin, je croise Franck (partenaire de football lorsque nous faisions nos « classes » au FC Mulhouse, nous avions 17 ans..)  et une bonne accolade redonne de l’énergie pour 1 ou 2 km supplémentaires.

Après la dernière montée, qui annonce ensuite la descente vers Molsheim, la vue de la piste cyclable qui nous permet de rejoindre l’arrivée donne du baume au cœur, mais elle annonce 4,5km restant, gloups !

Allez, je vais les avaler … à mon rythme. Les derniers virages, les bruits de la foule proche de l’arrivée et enfin l’arche, synonyme que la course est finie. Enfin ! Je suis lessivé ! A tel point que j’arrive à chuter en passant cette arche !!! Si une vidéo existe je suis preneur de cette arrivée gag 🙂

Oriane est déjà là, bien reposée.

Elle a signé un temps de 1h54 (podium dans sa catégorie !! Bravo !!! ) et pour moi ce sera un 2h14 sans podium lol

Chacun est satisfait, la course était rude et les conditions également.

Maintenant place à la récupération, active, avec pour commencer de l’eau, mais vite suivi d’un verre de crémant.

Prochaine édition en 2024 !

QuiTempsDistanceClassement généralClassement catégorieClassement féminine/maculin
Oriane01:54:40semi marathon107 / 17172/104 (podium)13 ème féminines /836
Olivier02:13:52semi marathon296 / 171730/128232 ème hommes / 1129
Et la partie statistiques pour le semi-marathon

19 – Marathon du Beaujolais (2022)

19ème marathon : 4:45:39 

Rien ne sert de courir….il faut s’y préparer ! Lorsque Manu me propose de participer au Marathon du Beaujolais en cette fin d’année, je mets quelques jours à lui répondre, encore « fatigué de mes deux dernières expériences « marathon » que je n’avais pas beaucoup préparés et sentant qu’il en serait sans doute de même pour celui-ci… Mais, au bout de quelques jours de réflexion une réponse positive et c’était parti pour une nouvelle échéance marathon, une nouvelle épreuve, un nouveau défi. Alors , tant bien que mal, j’essaye de m’astreindre à un minimum de préparation, et ..ce fut vraiment un minimum (je vous laisse consulter cet article sur mes préparations). 

C’est ainsi que nous partons le vendredi 18 novembre pour rejoindre un gite proche de l’arrivée du marathon du Beaujolais. Cette épopée se fera avec Manu (7 marathons ensemble déjà) Eric et Jean-Michel. Pas de prévisions d’exploits, c’est un marathon festif avant tout. 

Déguisements, musique, passage au milieu des vignes, dans les domaines et les châteaux des vignerons, des dégustations régulières possibles, mais pas obligatoires. La plaquette est belle, et elle est fidèle au ressenti d’après course. Une organisation aux petits oignons, que ce soit au niveau de la récupération du dossard, à la gestion du départ à Fleuri (25km de route au petit matin) ou encore à l’arrivée, l’après course au chaud. Il faut savoir qu’à part le marathon il y a également d’autres courses organisé en même temps, ce qui démultiplie l’ambiance, et les spectateurs ! Vraiment au top.(semi marathon, marathon-relais à 4 ou à 3, 13km), un vrai choix pour tous ce qui fait au total environ… 20.000 participants !!! — mais seulement 2041 valeureux dont…nous !

Manu, Eric, Jean-Michel, Olivier

Samedi matin, la voiture est garée, nous marchons vers le départ et à peine arrivée, la minute suivante, le départ est donné ! Nous partons tous les quatre, au milieu de cette foule bien colorée et joyeuse. Les premiers km se font dans des rues/chemins étroits et nous piétinons un peu, mais, patience, nous avons 42km à faire, nous aurons encore le temps d’accélérer.

Les 7 premiers km défilent et nous arrivons à peu près à rester ensemble, Manu donnant le rythme, à ne pas dépasser, afin de ne pas se « griller » tout de suite. Jean-Michel ronge son frein ! Nous traversons les vignobles et les châteaux, passons dans les caves des vignerons, profitons de la musique dispensée par des groupes locaux, et apprécions les ravitaillements très fournis, avec des bénévoles aux petits soins et toujours des dégustations de beaujolais possible.

Le 11ème km aura marqué une séparation des uns et des autres, plus pour des pauses techniques que physiques, chacun restant alors sur son rythme. Pour ma part j’essaye de maintenir le rythme donné par Manu. Je sens néanmoins que ce rythme, basé sur la prudence, sera trop optimiste pour moi. Et mes muscles ne vont pas tarder à me confirmer mon ressenti.

La course continue et Jean-Michel me rejoint et nous partageons les km jusqu’au semi que nous franchissons ensemble. C’est une moitié de faite et nous voilà sur « le retour ».  Mais je lui indique clairement à ce moment là, qu’il pourra continuer sans moi… les douleurs arrivent et « ma course » commence maintenant.

Même si avec un passage au semi en 2h06 il n’y a rien de dramatique en temps normal, la suite va s’annoncer compliquée. Le 28ème km marque le gros changement dans la douleur, les muscles devenant de plus en plus douloureux, les tensions étant multiples, que ce soit au niveau des mollets, des cuisses, et même de la plante des pieds (les premières crampes font leur apparitions) la suite va être très difficile.

Le passage au 30ème km se fera 1h plus tard, ce qui reste cohérent avec mon allure depuis le début de ce marathon, mais je ne le sais que trop bien, lorsque les douleurs surviennent, c’est vers le 32/33/34km que le pic arrive et c’est ainsi que cela s’est passé pour moi.

Pas de surprise, sans préparation correcte, point de miracle, même si je dois dire, j’espérais pouvoir gérer mieux que cela en diminuant mon allure de base dès le début.

J’ai commencé à alterner la marche et la course, 200 mètres de marche, 800 de course. J’en ai profité pour discuter avec d’autres coureurs en difficultés, ccertains prenant le même rythme que moi et faisant donc un bout de course à mes côtés.

A ces moments là, je dois dire que je me suis posé la question « mais qu’est ce que tu fous là ! Pourquoi encore te faire « mal » à ce point. Hé oui, je n’avais pas eu ce genre de douleurs depuis très très longtemps.

Au 35ème km, Eric arrive à ma hauteur, et sympathiquement me demande s’il doit rester à mes côtés pour m’épauler. Mais…il est fou !!!! 🙂 Je décline bien sur sa proposition, chacun sa course, et aujourd’hui c’est à mon tour d’être dans la difficulté. Je le vois donc doucement s’éloigner, tout en continuant de m’étirer, le quadriceps, ou les mollets, je ne sais plus, tout était douloureux !!

Je marche beaucoup, mon cardio n’est absolument pas à son maximum bien au contraire, mais mes muscles ne veulent plus. Je discute encore avec quelques coureurs/coureuses et les km avancent tout doucement. Même les derniers km en descente ne sont plus vraiment un plaisir, seule l’arrivée est attendue.

Le 40ème est mémorable avec une crampe des plus intense au quadriceps gauche, jambe bloquée, douloureuse et impossible à évacuer..il me faudra 3 bonnes minutes pour faire passer cela.

Nous sommes au centre ville et courons pour un dernier km dans les rues où les spectateurs donnent de la voix, c’est agréable, même si je vais très doucement, je fais attention de ne « pas cramper » au risque de voir tous mes muscles se figer, je maintiens donc une allure très basse afin de terminer et franchir cette ligne d’arrivée la tête haute. Enfin là voilà ! 

Le chrono affiche un temps plus élevé que d’habitude mais en dessous de mon temps maximum prévu (5h). La course est finie, maintenant place à la détente et au repos.

J’attends quelques minutes, Manu ne devrait pas tarder, mais la sensation de froid (transpiration oblige) me fait me diriger vers la salle réservée aux coureurs du marathon,. Je récupère ma médaille au passage et rejoins Jean-Michel et Eric qui nous attendent bien au chaud.

Manu ne tarde pas et nous voilà prêt  pour la photo des finishers

Manu, Jean-Michel, Eric et moi

Un grand bravo à  tous car Manu, malade avant la course connaissait déjà son déroulement et l’issue pour lui, moi, il en était de même mais pour un manque de préparation à cette distance et les résultats concordent avec notre forme du moment. A Eric car il a réussi à maintenir son ryhtme et son effort tout du long, et à Jean-Michel, car il signe le meilleur temps de nous quatre et son meilleur temps également. Et puis un grand bravo aussi car tous ont su trouver les ressources et sont restés dans la bonne humeur malgré tout.

Récupération active

QuiTempsClassementCercié – Au 17èmeCharentais – Au semiArnas – Au 30èmeMoyenne
Jean-Michel04:00:18458/20411:41:2202:06:5102:59:0710,44 km/h
Eric04:35:09839/20411:50:2902:21:3603:21:209,13 km/h
Olivier04:45:39989/20411:40:4602:06:5103:07:168,79 km/h
Manuel04:49:431045/20411:42:1002:10:2803:15:068,67 km/h

Photos globales

Mes photos

10km de La Wantzenau (2022)

La sortie du jour se passe à La Wantzenau, bien pratique pour moi je dois dire. Le temps est frais et humide mais qu’à cela ne tienne, je vais prendre cela comme la sortie dominicale.

Aujourd’hui, accompagné de Oriane, qui à vrai dire est motivée un maximum au vue des conditions climatiques (it’s a joke) et de son état de fatigue. Qu’importe nous nous dirigeons vers la salle de sport afin d’y récupérer les dossards et partir dans les 20mn pour arpenter les rues de La Wantzenau. Nous avons choisis la version « route », composée de 2 boucles de 5 km, plus « propre » que la version nature par ce temps. 

L’anecdote avant le départ… nous avions des affaires mais pas de vestiaire aussi j’ai vite fait l’aller/retour à la voiture et suis revenu 1mn avant le départ, soit 1,6km d’échauffement…comment dire, à vraiment bonne allure . En apnée avant de commencer !!!

Me voilà de retour, je retrouve Oriane, et à peine le temps de se positionner que le départ est donné. Il y a du monde, nous sommes un peu derrière mais arrivons rapidement à nous frayer un chemin, et passons devant le meneur d’allure des 50mn. Pfuii…vais je tenir ? C’est rapide quand même.  Et au vue de la forme affichée lors de la dernière course de Oriane, je sens bien qu’il n’y aura sans doute pas de ralentissements. Les km passent  doucement, l’allure reste soutenue, en tous les cas au dessus des 12km/h, et nous maintenons le cap, même si je souffle et reste en apnée !

La première boucle est terminée, et nous profitons du ravitaillement pour marcher quelques pas, puis nous reprenons notre rythme. Quoi que nous ayons un peu diminué l’allure mais… pour une courte durée, à peine un km 🙂 car, malgré la fatigue, nous arrivons à maintenir le cap (le chrono pour témoin).

L’arrivée est toute proche et nous ne lâchons rien, même si les dents grincent un peu. Un dernier virage et nous entendons les encouragements du public proche de l’arrivée, nous y sommes presque, un dernier effort et ce sera fait. C’est fait.

Nous franchissons cette ligne d’arrivée dans un temps des plus honorables. Une belle sortie, une bonne course et il ne nous reste plus qu’à récupérer et profiter du dimanche après midi bien au chaud.

Fatigués ? même pas 🙂
QuiTempsDistanceClassement
Oriane00:48:3910 km446/664
Olivier00:48:3910 km447/664
Allure

10km de Fegersheim (2022)

Les Courses de Fegersheim font parties des manifestations que j’affectionne particulièrement, une bonne organisation, avant, pendant et après la course, mais également des courses pour les enfants. Cette année, toujours sous l’impulsion de Laurent, directeur de la caisse locale de Crédit Mutuel, ce n’est pas moins de 40 participants sous la bannière de l’entreprise, et pas moins de 4 personnes sur 6 de notre service.  Le soleil est au rendez vous, mes collègues aussi, on va bientôt pouvoir s’élancer et découvrir ce parcours « urbain ».

C’est parti, le top départ est donné et nous partons tous ensemble, en Team. Je ne reste que quelques centaines de mètres avec mes collègues et augmente le rythme. Pas de velléités de temps aujourd’hui, mais du plaisir tout en se mettant un peu dans le rouge. Je découvre agréablement ce parcours qui alterne le bitume et les passages en forêt, je me sens même en forme ce qui explique la moyenne de 4’40 au km (j’oscille plutôt à 5mn actuellement). Du coup, je dépasse l’une ou l’autre connaissance, en profite pour échanger quelques mots. C’est toujours plus sympa lorsque l’on peut un peu échanger lors d’une course (bein, oui, je vais pas terminer sur le podium !)

Quelques relances quand même sur ce parcours, mais rien d’anormal vu l’environnement et j maintiens un rythme correct. Les km défilent et je me dirige vers l’arrivée avec les encouragements des spectateurs. Et voilà, la course est déjà pliée pour moi.

Il me reste a attendre l’arrivée de mes collègues d’une part, mais aussi d’attendre la course des enfants, avec la participation de mon fiston et d’un copain.

Pas de récit pour cette partie mais juste quelques photos et la satisfaction pour les garçons d’avoir changé de sport (football d’abord :-)) et prit du plaisir à la course à pied.

Et pour les adultes, les photos souvenirs ne sont pas en reste non plus !

Il reste la partie statistique bien sur :

QuiTempsDistanceClassement
Sophie00:56:5410 km153/210
Julie01:06:0710 km195/210
Laetitia01:06:0710 km196/210
Olivier00:47:3610 km80/210
Jules00:07:361,5 km13/27
Charles00:07:361,5 km14/27

18 – Marathon de Paris (2022)

18ème marathon : 4:21:05 :

Encore un marathon, pas forcément prévu au programme. Mais lorsque Manu  me contacte et me propose un dossard, le sien (d’où mon identification sous son nom aussi bien sur les photos que sur la vidéo mais…c’est bien moi qui ai couru je peux vous l’affirmer 🙂 ), car il ne peut se rendre à Paris ce jour là, le réflexion fut de courte durée. Une sortie concluante sur le semi-marathon de La Wantzenau et hop me voilà embarqué … 15 jours plus tard sur cette nouvelle épreuve. Ce sera mon quatrième passage à Paris à l’occasion de ce marathon. Mieux préparé, enfin je le pense, que pour la précédente edition 2021 du mois d’octobre dernier.

La veille, départ à 12h44 en train pour la première étape indispensable, le trajet jusqu’au parc des Expositions à Paris. Dans le wagon, j’entends plusieurs conversations évoquant le marathon, je ne suis pas le seul à avoir cette destination ce week-end. A la gare de Metz, ma « nouvelle voisine » s’installe et évoque elle aussi la course du week-end. nous faisons donc plus ample connaissances en évoquant nos différentes expériences sur marathon ou autres compétitions sportives. Le temps file et nous voilà Gare de l’Est. Nous nous rendons au parc des exposition ou nous rejoignons de ses amis coureurs, tout en récupérant les dossard et en arpentant les allées interminables du parc Expo dédié au marathon. A 18h nous sortons enfin de ce lieu direction le métro afin que chacun retrouve son hôtel. Il est 20h, enfin posé à l’hôtel, les affaires prêtes pour la course du lendemain.

La nuit n’était pas des meilleures, sans doute le stress de la course et un réveil à 5h30, beaucoup trop tôt, mais on ne choisit pas toujours. LE départ est prévu pour mon sas à 9h20. J’ai vraiment du temps devant moi.

Un aperçu du volume de la préparation…

en nombre de km d’entrainement (hors le marathon)Paris 2022Paris 2021Paris 2014New-York 2015
Mois de compétition (C)6306090
Mois C-18676146124
Mois C-2534696142
Mois C-31473576143
total km292187378499
total nombre de sorties27224150
Temps réalisé04:21:0504:25:2303:37:5603:35:04

Assez parlé et rentrons dans le vif du sujet : la course.

Me voilà au départ, j’arpente les champs Elysées, puis à l’ouverture du sas voilà que je m’y engouffre et me fraye un chemin vers l’avant. Nous sommes nombreux, mais il y a de la place. Les coureurs vont partir par vagues, non seulement par rapport au temps escompté mais également dans les sas de temps, ce qui, au final me fera partir vers 9h40. Il y a du soleil, mais il fait froid et le vent est bien présent.

Toujours les mêmes question au départ…comment va se passer ma course ? Arriverais je dans le temps prévu, à savoir 3h45 ? Aurais je un pépin physique ? Mon corps va t il accepter l’effort ? Quelles vont être mes sensations de course ?

En tous les cas, être dans un sas de départ de marathon est toujours aussi grisant. Ce défi avec soi même, cet effort, ce partage avec les coureurs, avec les supporters présents tout le long de la course. Toute cette ferveur pour un évènement sportif populaire, c’est assez énorme.

Le départ est donné et je m’élance sur un rythme plus faible qu’ à l’accoutumé afin de gérer mon allure, mes efforts et reculer le plus possible les difficultés. Et …malheureusement, cette année encore, il va y en avoir.

Pourtant, je suis confiant, j’ai de bonnes sensations, je garde l’allure (5’11 du km) et les monuments, les km défilent. je conserve mes gants pendant une bonne quinzaine de km. J’arrive à l’hippodrome de Vincennes et c’est un long faux plat, exposé au vent, qui me donne des premier signes inquiétudes.

Mais je conserve l’allure, sans trop de difficulté. J’arrive même au semi avec cette même impression de gestion de course, dans mon rythme et sans trop de difficulté. Mais, expérience me l’a toujours (dé)montrée, les premières difficultés musculaires arrivent plus tard et, c’est bien ainsi que cela se passa.

Le 28ème km pointait le bout de son nez, et mes jambes tiraient déjà la sonnette alarme. les muscles se tétanisaient les uns après les autres, les quadris, puis les ischiaux, et s’ensuivirent rapidement les mollets. l’abducteur droit commençait à jouer sa musique aussi, douloureuse quand aux chevilles, elles aussi en profitaient pour se signaler. En gros, autant de signaux au rouge n’étaient pas de bonne augure pour le reste de la course.

L’allure commençait à baisser et je profitais du passage à proximité de la tour Eiffel pour à nouveau immortaliser le moment. J’ai plutôt bonne mine et le cardio et correct, mais bon sans que mes jambes me font mal.

L’idée d’abandonner fait un très rapide passage dans ma tête, mais je l’évince aussitôt. Depuis 2007 ou j’ai couru mon premier marathon, je suis toujours allé au bout de mes courses, même avec de la, souffrance, il faut serrer les dents, même si ce ne sera pas agréable, il reste 12km !

J’échanges quelques mots via les messageries instantanées avec quelques amis, et hop cela rebooste le moral et me revoilà dans la course.

Les kilomètres vont s’enchainer, avec une alternance de course, de marche, de pause pour s’alimenter, de discussions avec d’autres coureurs dans la douleur et les km finissent par avancer.

38ème, 39ème,40ème, plus que 2 km, je serre les dents et pense déjà à la ligne d’arrivée, ce franchissement de bannière, signe que je suis à nouveau finisher d’un marathon et que j’ai su aller au delà de la douleur.

M’y voilà, elle me tend les bras cette ligne, il reste encore moins d’un km, la foule encourage les coureurs, les incite à se dépasser pour les derniers mètres. J’y suis, c’est à mon tour de franchir la ligne d’arrivé. Mon chrono est bien loin de mon temps escompté, mais au final, j’ai dépassé ce stade depuis bien longtemps, mes jambes m’ayant fait comprendre aujourd’hui encore, qu’elles préféraient clairement du repos plutôt qu’un record dont elles n’ont que faire.

Il y a des moments où il faut savoir écouter son corps.

La récupération est maintenant de mise, s’alimenter, s’hydrater, se reposer et préparer la prochaine étape sportive.

Temps de passage

Statistiques globales

DateLibellé épreuveDénominationDistanceTempsANNEE
06/04/2007PARIS - marathonMarathon42.203:35:402007
12/03/2008LA WANTZENAU - Semi-marathon(*)Semi-marathon21.101:29:292008
14/05/2008STRASBOURG - Semi(*)Semi-marathon21.101:31:032008
07/07/2008Robertsauvienne(*)10km1000:40:222008
10/07/2008WILLGOTHM Foulées Kochersberg10km1000:43:262008
22/07/2008MOLSHEIM MVA(*)Marathon42.204:13:302008
10/08/2008SCHWEIGHOUSE - 10 km(*)10km1000:40:352008
10/09/2008AMSTERDAM - MarathonMarathon42.204:04:512008
24/09/2008ROSHEIM - Semi(*)Semi-marathon21.101:37:192008
20/10/2008La ROCHELLE - marathonMarathon42.203:47:322008
29/10/2008Marseille-CassisAutres2001:32:072008
10/12/2008ILLKIRCH - Corrida de Noel(*)10km1000:41:242008
12/03/2009LA WANTZENAU - Semi-marathon(*)Semi-marathon21.101:38:342009
07/07/2009Robertsauvienne(*)10km1000:44:192009
10/08/2009VENDENHEIM - 5 km Fédinoise(*)5km500:30:472009
10/10/2009BERLIN - MarathonMarathon42.203:47:402009
12/11/2009LA WANTZENAU - Les 10 km Bayer(*)10km1000:51:072009
12/03/2010LA WANTZENAU - Semi-marathon(*)Semi-marathon21.101:37:232010
14/05/2010STRASBOURG - 10 km(*)10km1001:05:362010
12/07/2010OBERNAI - Hans/ SchnokelochAutres1200:55:552010
09/09/2010NICE-CANNES : marathonMarathon42.204:08:322010
24/09/2010ROSHEIM - Semi(*)Semi-marathon21.101:38:422010
01/10/2010SELESTAT - Les 10 km(*)10km1000:42:532010
22/10/2010OTTROTT - 10km10km1000:46:592010
12/11/2010BRUMATH - 10 km(*)10km1000:44:322010
12/03/2011LA WANTZENAU - Semi-marathon(*)Semi-marathon21.101:43:582011
24/04/2011SCHILTIG. brasseur 10km(*)10km1000:45:552011
14/05/2011STRASBOURG - 10 km(*)10km1000:52:252011
07/07/2011Robertsauvienne(*)10km1000:46:002011
12/07/2011OBERNAI - Hans/ SchnokelochAutres1200:58:282011
24/09/2011ROSHEIM - Semi(*)Semi-marathon21.101:48:372011
10/12/2011ILLKIRCH - Corrida 5km(*)5km500:23:252011
03/09/2012KINTZHEIM - trail HK 24(*)Trail2402:40:032012
09/09/2012STRASBOURG - marathon(*)Marathon42.204:00:542012
24/09/2012ROSHEIM - Semi(*)Semi-marathon21.101:36:372012
01/10/2012SELESTAT - Semi(*)Semi-marathon21.101:44:052012
12/11/2012LA WANTZENAU - Les 10 km Bayer(*)10km1000:45:502012
12/03/2013LA WANTZENAU - Semi-marathon(*)Semi-marathon21.101:47:112013
14/05/2013STRASBOURG - 10 km(*)10km1001:04:082013
22/05/2013QUATZENHEIM-26 km(*)Trail1701:31:302013
25/06/2013MOLSHEIM 10 km vignoble Alsace(*)10km1000:46:442013
07/07/2013Robertsauvienne(*)10km1000:43:402013
10/07/2013LINGO - Fest-Ibal 13km(*)Autres1301:01:122013
03/09/2013KINTZHEIM - trail HK 12(*)Trail1201:01:112013
03/09/2013Fegersheim - 10 km(*)10km1000:46:232013
10/09/2013OBER - COW 10km(*)10km1000:45:122013
24/09/2013ROSHEIM - Semi(*)Semi-marathon21.101:37:302013
01/10/2013SELESTAT - Les 10 km(*)10km1000:44:342013
10/10/2013MONTPELLIER - marathonMarathon42.203:43:402013
22/10/2013Fegersheim - 5 km(*)Autres5.200:23:272013
22/10/2013OTTROTT - 10km10km1000:48:402013
12/11/2013LA WANTZENAU - Les 10 km Bayer(*)10km1000:44:082013
19/11/2013BRUMATH - 10 km(*)10km1000:45:292013
10/12/2013ILLKIRCH - Corrida de Noel(*)10km1000:44:552013
29/01/2014La Wantzenau - bike & runAutres272014
12/03/2014LA WANTZENAU - Semi-marathon(*)Semi-marathon21.101:39:572014
06/04/2014PARIS - marathonMarathon42.203:37:502014
27/04/2014ANNECY - Semi marathon(*)Semi-marathon21.101:33:082014
14/05/2014STRASBOURG - 10 km(*)10km1000:50:302014
22/05/2014QUATZENHEIM-17km(*)Trail1701:30:552014
07/07/2014Robertsauvienne(*)10km1000:43:172014
08/09/2014La BroqueTrail202014
13/09/2014PAUILLAC - Marathon du MédocMarathon42.204:43:052014
24/09/2014ROSHEIM - Semi(*)Semi-marathon21.102:03:002014
05/10/2014LISBONNE - marathonMarathon42.203:52:012014
29/10/2014Marseille-CassisAutres2001:32:252014
12/11/2014LA WANTZENAU - Les 10 km Bayer(*)10km1000:41:452014
19/11/2014BRUMATH - 10 km(*)10km1000:43:232014
10/12/2014ILLKIRCH - Corrida de Noel(*)10km1000:44:502014
12/03/2015LA WANTZENAU - Semi-marathon(*)Semi-marathon21.101:38:012015
17/04/2015NANTES : marathonMarathon42.203:39:362015
14/05/2015STRASBOURG - 10 km(*)10km1001:02:002015
14/05/2015STRASBOURG - Semi(*)Semi-marathon21.101:31:352015
17/06/2015Trail du HaselAutres2803:13:242015
25/06/2015MOLSHEIM MVA SM (seul)(*)Semi-marathon21.101:37:052015
07/07/2015Robertsauvienne(*)10km1000:47:542015
15/07/2015Obernai le OnzeAutres1100:48:552015
03/09/2015Fegersheim - 10 km(*)10km1000:44:402015
17/09/2015COLMAR : marathonMarathon42.203:40:042015
24/09/2015ROSHEIM - Semi(*)Semi-marathon21.101:34:202015
01/11/2015NEW-York - marathonMarathon42.203:35:042015
12/11/2015LA WANTZENAU - Les 10 km Bayer(*)10km1000:40:382015
19/11/2015BRUMATH - 10 km(*)10km1000:41:312015
23/01/2016GASCHNEY - TrailTrail1902:32:522016
12/03/2016LA WANTZENAU - Semi-marathon(*)Semi-marathon21.101:40:202016
24/04/2016Trail du WurzelTrail2503:27:532016
30/04/2016HOHREBERG - TrailTrail2402:10:272016
14/05/2016STRASBOURG - 10 km(*)10km1000:52:262016
14/05/2016STRASBOURG - Semi(*)Semi-marathon21.101:26:022016
11/06/2016QUATZENHEIM-26 km(*)Trail2702:37:172016
31/07/2016WETTOLSHEIM - Runin trailTrail1000:59:152016
17/09/2016COLMAR : marathonMarathon42.203:41:202016
12/11/2016LA WANTZENAU - Les 10 km Bayer(*)10km1000:40:402016
19/11/2016BRUMATH - 10 km(*)10km1000:42:472016
14/05/2017STRASBOURG - Semi(*)Semi-marathon21.101:40:042017
12/03/2017la WantzenauSemi-marathon21,101:39:312017
17/06/2017Trail du HaselAutres2803:29:022017
12/11/2017La Wantzenau10km1000:46:552017
17/09/2017COLMAR : marathonMarathon42.203:35:022017
24/09/2017ROSHEIM - Semi(*)Semi-marathon21.101:35:552017
10/12/2017ILLKIRCH - Corrida de Noel(*)10km1000:43:472017
12/03/2018la WantzenauSemi-marathon21,101:37:562018
20/05/2018StrasbourgSemi-marathon21,101:39:172018
22/04/2018AnnecySemi-marathon21,102:12:122018
30/06/2018WettolsheimTrail1301:29:022018

17 – Marathon de Paris (2021)

Arrivée Paris2021
marathonparis21-globaltemps

17ème marathon : 4:25:23 : Marathon en solo, enfin avec les 29999 autres.

Quel marathon !!! UN marathon pas comme les autres, et avant de vous faire partager ma course, je veux revenir sur la genèse de ma participation (ou non) à ce marathon de Paris.

L’inscription à ce marathon date de 2019, d’un défi de Loic afin qu’il participe à son 1er marathon. Volontaire à souhait, nous avons commencé à nous entrainer sérieusement mais la pandémie est passé par là et ce marathon a été décalé puis annulé et nous voilà en avril 2021 (date généralement retenue pour le marathon de Paris – si si…regardez mes 2 autres participations à ce marathon :-)) et il est au final décalé à octobre 2021, et une décision à prendre : participer ou non ? Loic a décliné (il a entre temps fait un marathon en solo, dans les rues de Strasbourg : bravo !)  : La question se pose donc pour moi : j’y vais ? ou j’y vais pas ?

Je réceptionne le mail de confirmation ou de refus et j’ai le « malheur » de le lire à mon fiston et de lui poser la question : que faire ? Y aller ou non ? Sa réponse fut d’une telle evidence, et avec la candeur d’un enfant que je ne pouvais faire autrement que de l’écouter…et de confirmer ma participation.

Extrait de la conversation:

  • Moi : j’y vais ? » 
  • lui : « Mais…vas y papa tu aimes ça »
  • Moi :  « mais je ne suis pas entrainé »
  • lui  : « Et bien entraine toi »……

Que dire à cela, et dans la foulée j’ai confirmé ma participation. Il y avait du temps pour le préparer c’est vrai mais…une année 2021 difficile (…), la motivation moindre, le temps qui file et les vacances ont eu raison de ma préparation et c’est avec très peu d’entraînement que je me suis présenté sur la ligne de départ. Pour vous donner un aperçu…

en nombre de km d’entrainement (hors le marathon)Paris 2021Paris 2014New-York 2015
Mois de compétition (C)306090
Mois C-176146124
Mois C-24696142
Mois C-33576143
total km187378499
total nombre de sorties224150
Temps réalisé04:25:2303:37:5603:35:04

 Qu’à cela ne tienne, je vais donc participer pour être finisher, pour ramener cette médaille à mon fils et voir ses yeux s’écarquiller de bonheur et pour moi, pour montrer qu’au final…rien n’est impossible. Difficile sans doute, mais que l’on peut supporter, surmonter les difficultés lorsqu’il y a de la volonté.

Assez parlé et rentrons dans le vif du sujet : la course. (mais il faut bien comprendre le contexte n’est ce pas ?)

Je ne m’étendrais pas sur les conditions déplorables pour récupérer le maillot aux parc des expositions porte de Versailles (3km de file d’attente !!!) c’est une première, ni sur les difficultés à trouver un plat de pâtes le soir et allons directement au dimanche matin.

Le départ pour mon sas (3h30 …bein oui…en 2019 je pensais pouvoir me préparer pour atteindre mon objectif « record ») est fixé à 9h40. Beaucoup de différentes vagues de départ cette année, conditions sanitaires oblige. Me voilà debout à 6h45, le temps de prendre un en-cas, les pépitos pépites de chocolat ont toujours la côte et de l’eau, un réveil musculaire et les incessants contrôles de matériel, de tenue (laquelle mettre :-)) et me voilà parti tranquillement vers le départ. je croise des coureurs, on échange un peu, le temps est beau, l’air pas trop chaud et le soleil est présent, en quelques sorte des conditions idéales.

Une seule inconnue, enfin…si je peu dire inconnue…comment va se passer ma course ? Vais je tenir un temps acceptable ? Vais je finir ? Mon corps va t il suivre ? Quelles vont être mes sensations de course ? Cela ne parait rien, mais, aussi bien un semi-marathon ne pose aucun problème, la gestion du double de la distance est tout autre. Et je vais rapidement en prendre conscience.

Les départ s’enchaînent et les questions continuent d’affluer dans mon esprit lors de l’attente mais il s’en dégage quand meme une sensation forte, celle d’être à nouveau dans un sas de départ d’un marathon. L’ambiance est là, les picotements à l’intérieur aussi, cette crainte de la course, cette excitation de l’épreuve, ce défi avec soit même, arpenter le bitume pendant 42km, la répétition des foulées, le souffle, l’ambiance …tout est bien là réuni. J’irai au bout !

Le décompte est lancé, c’est parti et c’est sur une foulée posée que je m’élance avec les autres coureurs, sans craintes, sans plus aucune appréhension. A ce stade, j’observe, j’écoute les encouragements des nombreux spectateurs qui sont positionnés au départ Avenue des Champs Elysée. Bine dans ma tête, prêt a accepter les efforts et le temps qui passe. Les kilomètres défilent aux travers de Paris, des places, des monuments et voilà le 7ème km qui arrive et les premiers signes….je sens que la course va être difficile. Pas de bobos mais juste une perception. Avec l’expérience on apprend à écouter son corp, à reconnaitre des sensations et là, clairement ca ne fanfaronnait pas à l’intérieur. Mais qu’importe, le mental est là et je continu sur mon rythme  de 5mn10 au km (environ 11,5m/h), ce qui est pris et pris et je gérerais le moment venu.

Les kilomètres défilent toujours , aucun problème spécifique jusqu’au …20ème km, et c’est, déjà, là que les ennuis commencent. Mon corps dit stop. Mes muscles commencent à se raidir, les jambes deviennent un peu plus lourdes (et ce n’est pas peu dire), je me fais violence en ayant pour objectif de ne pas fléchir avant…le semi donc à 21,1km et je garde donc l’allure, ce qui fait que je signe un 1h47mn47 qui correspond à 5mn06 du km pour 11,7km/h de moyenne.

Ah oui, je détaille car c’est un bon temps,  que ce soit sur semi simple et encore plus sur la première partie d’un marathon, c’est d’ailleurs les temps que je signe de manière plutôt habituelle sur mes précédents marathons et cela va dans l’esprit de mon « temps record » mais là, je savais très bien que ce n’était que de la poudre aux yeux, je savais que je ne pouvais réussir l’exploit de maintenir cette vitesse plus longtemps et c’est donc sans me poser une seule question et sans hésitation que une fois la « porte du semi » franchie, j’ai directement stoppé ma course et j’ai commencé à marcher. Quel soulagement pour mes jambes.  J’ai enchainé avec un peu d’énergie, des genres de « Haribo » au coca (mais dédié à la course, pas comme les pépitos :-)) histoire de requinquer mon  moral et mes muscles.

Le vrai défi commence. La pause Haribo n’a pas fait son effet, même au contraire, et je sais que je suis sur le « retour », que les kilomètres vont maintenant décroitre mais je sais qu’il en reste 20 et 20, c’est long lorsque l’on est dans la douleur. Il n’est pas question de ce fameux mur des 30km, non, il est juste question de manque de préparation et de douleurs sommes toutes normales lorsque le corps n’a pas eu l’habitude de ce travail, de ces efforts, de ces douleurs, de puiser dans ces ressources et d’accepter cette douleur , cette difficulté. je suis en plein dedans et je sais pourquoi. il me reste à gérer cela pendant tout le reste de la course.

Les kilomètres avancent moins vite, je passe le long des quais, sous les ponts de Paris, proche de la tour Eiffel, ou j’en profite pour sortir du rang à la stupeur des spectateurs, mais tant qu’à faire et être dans la souffrance, et ne pas savoir si je vais terminer ce marathon ou on, autant en profiter pour faire un peu de tourisme et faire quelques photos.

Abandonner…ou abandonner. Ce terme est arrivé maintes fois dans mon esprit, et maintes fois je me suis arrêté pour marcher me disant que cette fois c’était la bonne, que je ne repartirais plus, que mes jambes me lâchent, que mon moral me lache aussi, que c’en était trop. Qu’avais je à gagner ? Qu’avais je à perdre ? Strictement rien. Après 16 marathons derrière moi, je cours pour moi, je ne cours plus après le temps, je sais maintenant ce dont je suis capable avec le chrono, je connais mes limites. Les avais je atteinte aujourd’hui ? Je l’ai maintes fois cru et c’est vraiment peu dire. Les kilomètres se sont enchainés dans cet état d’esprit, dans cette manière de courir, entre marche et reprise, entre doute et volonté, entre ravitaillement complet et observation de mon entourage car je ne suis bien sur pas le seul dans la douleur.

Et dans ces moments là, de doute, de difficulté, j’en ai profité pour échanger via messagerie avec quelques proches, que je remercie au passage, car leurs mots, leurs boutades, leur foi en mes capacités font parties des éléments qui vous boostent. Et de me rappeler pourquoi j’ai choisi de m’aligner quand même sur ce départ, malgré un manque évident de préparation. Le défi, où rien n’est impossible et ramener la médaille à mon fils. 

Oui, mais pour cela il faut être finisher, il faut franchir cette ligne d’arrivée et avec cela le mot abandon n’a pas sa place. En fait, le mot abandon n’a aucune place ici, je ne suis pas blessé juste plus fragile musculairement, juste un moral un peu plus bas mais c’est tout, alors, je repars dans ce « rythme » , lent, fait de marche, de course, d’échanges avec les spectateurs et même si cela se fera dans la douleur, je franchirais cette ligne et je serais finisher.

Nous y voilà, il reste 1km, la foule se fait plus nombreuse, les applaudissements, les encouragements affluent, et compense mon absence de musique depuis le 22km, ils compensent le désagrément causé par la rupture de ma lanière de maintien de mon camelbak au 31ème km, ils compensent tous ces désagréments de course et ces douleurs, même si elle est toujours bien présente et je me motive pour courir ce dernier km. C’est dur, je marche à nouveau un peu. Le panneau 500mètres est là devant moi. Je reprends la course, mais impossible d’accélérer, les cuisses , les mollets sont au bord de la rupture et je sens la contraction présente à chaque pas, je me dois de gérer ces derniers mètres de course afin de de pas « bloquer » purement et simplement l’un de ces muscles. Ce que je fais , j’avance à l’allure d’un escargot, avec la démarche d’un robot mal huilé, mais….j’avance sous les encouragements et les applaudissements d’une foule bien présente.

Je franchi enfin cette ligne d’arrivée. 4h25 ont passé. Cette médaille est acquise. je peux enfin m’assoir, plier mes jambes, étirer un peu les muscles, sans trop faire quand meme, les douleurs étant toujours bien présente.

Hé oui, passer la ligne est une satisfaction, mais n’annihile pas les douleurs 🙂

Quelle course ! J’en suis somme toute satisfait, car malgré un manque evident de préparation, ce que je ne conseille absolument pas, et que je referais pas, j’ai terminé dans la douleur . Jamais cela ne m’était arrivé ainsi, c’est la course la plus difficile que j’ai eu à faire, mais j’en suis pleinement responsable. 

J’en profite d’ailleurs pour un message à l’adresse des amis coureurs qui sont par moments dans la difficulté, et que j’ai « entrainé avec moi » sur quelques épreuves : aujourd’hui je vous comprends alors ne minimisez pas vos performances, terminer dans ces conditions est formidable et montre une certaine volonté et capacité que l’on retrouve dans ses retranchements. Bravo !

La suite …au numéro 18.

Temps de passage
Ma montre a un peu buggé sur la distance je crois bien 🙂
Finisher
Finisher, avec la médaille

LA VO2MAX EN COURSE À PIED

QU’EST-CE QUE LA VO2MAX ?

 

La VO2max, c’est la quantité maximale d’oxygène que l’organisme peut utiliser par unité de temps. Pour faire simple, c’est la quantité d’oxygène que les poumons sont capables d’inspirer, transmettre dans le sang et que les muscles vont devoir capter. Elle est exprimée avec 2 unités différentes : en litres ou millilitres d’oxygène par minute (L/min) ou par kilogramme de poids de corps (mL/min/kg). La première unité est dite absolue tandis que la deuxième est dite relative ou normalisée, et permet la comparaison entre 2 athlètes de gabarits différents.

Si les adultes sédentaires présentent des valeurs de l’ordre de 30 à 40 mL/min/kg, les athlètes élites en sport d’endurance (course à pied, trail, ski de fond,…) affichent des valeurs records de l’ordre de 85 à 90 mL/min/kg. Entre ces 2 extrêmes, on trouve la majorité des coureurs, et peut-être vous, avec des valeurs entre 40 et 65 ml/min/kg.

 

COMMENT CALCULER VOTRE VO2MAX ?

 

A ce stade de la lecture, vous vient surement une question : et moi, quelle est ma VO2max ? Pour la connaître, il vous faudra courir (en laboratoire ou sur piste) équipé d’un analyseur d’échanges gazeux capables de mesurer votre consommation d’oxygène à chaque instant. C’est ce type d’effort que vous fournirez si votre médecin vous prescrit un test d’effort chez un médecin du sport.

Mais autant le dire, vous avez peu de chances de connaître un jour, par une mesure précise, votre VO2max. Rien de dramatique à cela : vous ne l’utiliserez pas au quotidien dans vos entraînements. En revanche, les études ont montré que cette valeur de VO2max est associée à la valeur de Vitesse Maximale Aérobie(ou VMA) qui se définit donc comme étant la plus petite vitesse de course permettant d’atteindre une consommation maximale d’oxygène. Et c’est précisément cette relation VO2max – VMA qui va nous intéresser, d’autant plus que la VMA s’évalue simplement par un test progressif sur piste (test Léger-Boucher, Test Navette, Tests TUB2, etc.).

 

COMMENT DÉVELOPPER VOTRE VO2MAX ?

 

La VO2max est l’un des facteurs clés de performance dans les épreuves d’endurance. Si c’est votre objectif, il vous faut donc l’améliorer, quelle que soit la distance de course que vous préparez. Les nombreuses études de la chercheuse française Véronique Billat ont montré que la VO2max s’améliore en courant à des valeurs proches de VMA, et en particulier le temps passé à ces valeurs. En clair, plus vous passerez de temps à 95% (ou plus) des valeurs physiologiques (fréquence cardiaque, respiration) mesurées à VMA, plus vous améliorerez votre VO2max

QUELS FACTEURS LIMITANTS POUR VOTRE VO2MAX ?

 

Le premier facteur limitant est un incontournable : la génétique. Et sur ce point, vous ne pourrez rien faire, au même titre que vous ne pourrez pas changer votre nature de cheveux ; nous ne sommes simplement pas tous égaux, et la VO2max est déterminée génétiquement, comme beaucoup d’autres facteurs de performance. On peut citer 5 facteurs limitants chez chaque individu : la ventilation, le transport de l’oxygène dans le sang, la capacité du cœur à faire circuler le sang, la capacité du sang à arriver jusqu’aux muscles et la capacité du muscle à extraire l’oxygène. Parmi les autres facteurs limitants, il faut citer l’âge (votre VO2max diminue avec l’âge), le sexe (les hommes présentent des valeurs plus élevées que les femmes) ou encore l’altitude (10% de diminution par tranche de 1000m d’altitude).

 

C’est la reprise – semaine 1

Semaine 1 Jour 1 : 45 minute de footing, pour cette première séance.

Semaine 1 Jour 2 : 30’ footing + 7 à 10 x 200m (100% de la VMA) récup. entre 45’’

Semaine 1 Jour 3 : 1h footing + 20’ (en accélérant progressivement de l’allure footing pour finir à 85 % de la VMA) + 15′ footing

Cela fait du bien de sortir. Il fait froid, sec. Et l’idée de « reprise » est fort plaisante. Même si elle fait penser à tout le travail qu’il reste à accomplir.

Le temps est toujours aussi froid, juste un peu moins de neigé, mais le parcours reste glissant, et le travail plus varié. On garde le sourire.

Sortie plus longue, direction la forêt, cela reste plus agréable. Le travail fut dur, cela faisait quelques temps que je n’avais pas couru aussi longtemps. Heureusement, les 2/3 de la séance furent partagé avec Cédric. c’est mieux à deux.

Bilan de la semaine : 
Première semaine où je renoue avec un travail sérieux, conforme à mon programme. Quelques courbatures mais rien de très anormal, l’absence de travail continu et les fêtes ne sont pas sans conséquence. Ne reste donc que …le travail.