Quelques bases utiles en course à pied

Cet article est extrait  du très bon site athlete-endurance

VO2 et Physiologie

Lorsque nous effectuons un effort d’intensité sous maximale, notre corps tire principalement l’energie nécéssaire à l’effort d’un mécanisme physiologique nécessitant de l’oxygène, c’est pourquoi la course à pied est qualifiée de sport « aérobie »,  donc sollicitant la consommation d’oxygène.

Dans le jargon sportif et scientifique, la consommation d’oxygène est appelée  « VO2 ».

Lorsque la durée d’un l’effort et son intensité sont élévées, nous dérivons peu à peu vers un « maximum » de consommation d’oxygène.

Ce maximum de consommation d’oxygène est appelé « VO2MAX ».

La dérive de le la consommation d’oxygène est constatée à partir d’une vitesse de course appelée « Vitesse Critique ».

Lorsque la consommation maximale d’oxygène est atteinte, notre coeur est également à sa fréquence cardiaque maximale.

Le coeur étant un pompe, comme toute pompe mécanique son rendement peut se détériorer à partir d’un certain niveau de sollicitation, d’une certaine fréquence cardiaque.

La détérioration du rendement à haute fréquence est due aux phénomènes de cavitation (mécanique des fluides).

La baisse de ce rendement entrainera une surconsommation de l’oxygène par le coeur (Il en est très gourmand) pour finalement ne pas augmenter le « débit cardiaque ». A l’entrainement comme en course, aller chercher les dernières pulsations cardiaques, n’est alors pas forcement bénéfique en performance ou en qualité d’entrainement.

Lors d’un test de VMA, il est fréquent de constater que les coureurs parviennent à augmenter leur vitesse alors que la fréquence cardiaque et la VO2 ont déja atteint  leur maximun respectif depuis plusieurs secondes.

Ce plateau de « FCmax » et de « VO2 » est le signe que le coureur « tape » dans sa réserve anaérobie et montre alors sa capacité aux efforts de longues durées en anaérobie.

 

VMA et VO2MAX

Il existe une formule générique permettant d’estimer VMA et VO2MAX avec l’un ou l’autre de ces paramètres.

VO2MAX(ml/min/kg) = VMA(km/h) x 3.5

Comme toute formule en rapport avec le vivant, celle-ci a des limites et permet simplement d’avoir un ordre d’idée du rapport de l’un à l’autre.

La détermination fiable du VO2MAX et de sa relation avec la VMA n’est possible qu’avec un équipement de pointe  très couteux et nécessitant un haut niveau d’expertise technique pour sa mise en place, et en physiologie pour l’interprétation pratique et concrète des données.

Le VO2MAX est alors une variable difficilement identifiable ou utilisable par un coach sur le terrain. C’est pourquoi, l’entraineur a recours au test VMA pour établir les différentes intensités d’entrainement.

Nous avons developpé en 2006 un protocole simple d’évaluation de la VMA, celui ci est disponible après enregistrement et connexion au site à l’adresse suivante :

http://vo2-optimum-training.com/personnal-training/fr/entrainement/test-vma 

 

Incidence du développement du VO2MAX

Le potentiel aérobie d’un sportif dans les sports sollicitant fortement le système cardiovasculaire est directement corrêlé au VO2MAX.

Le but de l’entrainement est d’augmenter le VO2MAX. Plus la consommation maximale d’oxygène est élevée, plus le sportif peut produire d’énergie motrice.

L’entrainement aura pour principales répercussions :

  • L’augmentation de la capillarisation musculaire, pour un meilleur apport du sang aux muscles.
  • L’augmentation de la taille des mitochondries, pour une plus grande production d’énergie basée sur le système aérobie.
  • L’augmentation du volume d’éjection systolique par l’augmentation de la puissance mécanique du coeur et du volume des ventricules cardiaques.

Améliorer son VO2MAX

Les derniers travaux scientifiques changent radicalement l’approche du travail permettant la progression des performances et du VO2MAX.

Au travail intermittent et fractionné classique succède une nouvelle approche permettant de travailler sur des durée plus longues et à des intensités de course n’étant pas nécéssairement à 100% de VMA.

Nous avons appelé cette approche « VO2 Optimum Training », méthode  avec moins de volume global et plus de variété.

VO2MAX et sports avec une forte composante aérobie

Bon nombre de coureurs le deviennent après ou pendant la pratique d’un autre sport. Il semble alors intéressant d’en connaître les exigences et les conséquences au niveau VO2 et VO2MAX :

  • Rugby pro D1 : 45 à 55 ml/min/kg
  • Football Ligue 1 : 60 à 65 ml/min/kg
  • Football régional : 55 à 60 ml/min/kg
  • Football départemental : 50 à 55 ml/min/kg
  • Course à pied, ski de fond, cyclisme niveau international : 80 ml/min/kg
  • Course à pied niveau régional : 70 à 75 ml/min/kg
  • Course à pied niveau départemental : 65 à 70 ml/min/kg
  • Course à pied jogger et coureur occasionnel : 45 à 60 ml/min/kg
  • Sédentaire : 40 à 45 ml/min/kg

ASP Vauban, un statut déjà.

Champion d’Alsace, l’ASP Vauban ne veut pas rater ses retrouvailles avec le championnat de France. Le club s’en est donné les moyens à tel point qu’il est déjà affublé de l’étiquette d’outsider.

Ils s’appellent Franco Vignola, Olivier Négelé, Nicolas Demuth, Dominique De Almeida, Isidro Oliva, Sébastien Roi, Jean-Philippe Alves et Ramen Ryad. Avec de tels renforts, Vauban a mis les petits plats dans les grands pour une arrivée plutôt tonitruante en CFA 2.

Une certitude : les dirigeants strasbourgeois ont fait du bon travail à l’intersaison. Vauban est la 7e équipe alsacienne à évoluer dans le groupe et, à entendre les autres entraîneurs régionaux, on se demande pourquoi les Strasbourgeois ont tant tardé à atteindre ce niveau.

Déclic

2e Certitude : Vauban ne fera pas que de la figuration. Le discours classique parle de maintien » et d’apprentissage . C’est de bonne guerre et il serait probablement présomptueux d’annoncer des ambitions supérieures.

Mais les Strasbourgeois ont tout pour être la bonne surprise de cette saison qui commence samedi à domicile avec la venue de Sarrebourg. Parce que le groupe qui a hissé et maintenu l’équipe en tête de la Division d’honneur est intact. Parce que la formidable aventure en Coupe de France (élimination en 32es par Boulogne-sur-Mer) a provoqué un déclic et une prise de conscience.

Parce que Laurent Maennel, le capitaine, a finalement choisi de rempiler une saison supplémentaire ce qui est le signe d’une ambiance et d’une qualité de travail séduisantes. Pour des tonnes de raisons, Vauban a tout pour réussir.

Forteresse

Mais voilà, le CFA2 n’est pas un jardin d’enfants. Les luttes seront serrées, des résultats feront mal, d’autres seront magnifiques. Les jaunes » devront faire de leur terrain de la porte de Kehl une forteresse. Comme Schiltigheim, Haguenau et tant d’autres clubs, ils devront se trouver un public pour les soutenir.

Avec un tel groupe à sa disposition, Pascal Droehnlé a dune part, une très belle qualité de travail en retour et, d’autre part, de terribles choix à faire pour former, chaque weekend, le groupe des 14 qui devra, peu à peu, bétonner le maintien et, pourquoi pas, être surprenant.

Pour son retour en CFA 2 Reipertswiller avait réussi à se propulser à la 5e place juste derrière les ténors du groupe. En basketball, on décernerait aux Forestiers » le titre de meilleur rookie » (recrue) de l’année. Vauban a parfaitement les moyens de leur succéder.

A sens unique

Schiltigheim – Sarrebourg 4- 0 
Stade de l’Aar. Mi-temps: 2-0.
Temps pluvieux et doux. Pelouse excellente. Une centaine de spectateurs dont 44 payants. Ar
bitre : M. Mertah (Auxerre) assisté de MM. Gass et Fritz (Ligue d’Alsace).

Les buts: Kaminski (18″, 45″ et 55″) et Vogel (86″). Avertissements: Roche (6″), Gamond
(30″), Fabien (58″) et Garcia (74″) à Sarrebourg.
SCHILTIGHEIM: Schlenker, F. .Khouatra, Assant, Vogel, Boehrer, Martinez, Fancello, Négelé (Imbs, 65″), Kaminski, Gradt, Wohlgemuth.
SARREBOURG: Szeja, Litscher, Hussong, Fabien, Roche, Gamond (Schuler, 60″), Lemounaud (Garcia, 70″), Weltz, jacquet, Machet, Ketias (Grosse, 46e).

Dire que le Sporting a dominé cette rencontre est un faible mot. La troupe de René Kuntz a littéralement étouffé un onze sarrebourgeois totalement inexistant, incapable de porter le jeu dans le camp adverse. Face à un adversaire aussi faible, le Sporting a développé une belle qualité de jeu, notamment en 1 re période. Le danger vient, dès la 9″, de Négelé, qui, sur une montée de Gradt, manque de peu sa tète. Mais un coup-franc du même Gradt, à la limite de la surface de réparation, trouve Kaminski au 1″ poteau (1-0, 18″). On ne voit que du «vert» en 
cette tee période et les actions de but en faveur des locaux se multiplient: une tête de Kaminski (27″), une belle frappe de Vogel (27″), un tir à bout portant de Fancello (300) bien, capté par Szeja, une tête de Vogel sur un corner (34″) ou encore un superbe tir de Wohlgemuth (40″), arrêté en deux temps par Szeja, unique satisfaction côté sarrebourgeois. Les Lorrains, archi -dominés, semblent limiter les dégâts mais ce diable de Kaminski est là pour faire pencher la balance du bon côté. Après un beau raté devant un but grand ouvert (420), le Schilikois se rattrape, peu avant la pause, en doublant la mise d’une frappe croisée du droit. 
Après le repos, les hommes de René Kuntz confirment leur domination en inscrivant un 3e but par l’inévitable… et opportuniste Kaminski, qui prolonge, sur la ligne de but lorraine, une tête de Boehrer qui filait tout droit dans les filets de Szeja (3-0, 55e’). Les Schilikois font ce qu’ils veulent sur le terrain: une bonne circulation du ballon, mais aussi quelques ratés devant le but, notamment de Gradt (78°, 79″ et 81″), bien malheureux en cette seconde période. 
Dans le dernier quart d’heure, les Sarrebourgeois montrent – enfin?- , le bout de leurs crampons. 
Schlenker, jamais sollicité jusque-‘à, part au devant de Weltz, pour éloigner un éventuel danger. La suite est confuse et il faut attendre la 86″ pour admirer un petit numéro de Vogel dans la surface lorraine. Après avoir subtilisé le ballon à Jacquel, l’ancien Racingman évite un défenseur sarrebourgeois et s’en va tromper, dans sa course, l’infortuné Szeja. 
4-0, c’est un minimum pour des Schilikois qui ont passé une soirée bien tranquille et remportent ainsi leur première victoire à domicile de la saison.

Trois buts pour Régis Kaminski et Schiltigheim se hisse à la 3e place du clas- sement. (Photo DNA)

Une domination constante

C'est un Laurent Gradt (à gauche) en grande forme qui a marqué les deux buts de Schiltigheim
Thionville – Schiltigheim 0- 2 
Stade de Guentrange. Mi-temps : 0-0. Arbitre : M. Cuenot (Ligue de Franche-Comté). Pluie pendant la dernière demi-heure. Belle pelouse. Eclairage satisfaisant. Environ 150 spectateurs. Les buts: Gradt (60€’ et 73e) pour Schiltigheim. Avertissements à Thionville: Lariccia (29e) et Dabo (80″‘). A Schiltigheim: Khouatra
Schiltigheim n’a pas vraiment tremblé à Thionville. Deux buts de Laurent Gradt ont concrétisé une domination logique et constante.
Après Merlebach et Blénod, c’est un 3′ Lorrain qui s’est incliné (fort logiquement) devant Schiltigheim. René Kuntz, l’entraîneur al-sacien, était ravi: «J’aurais signé avant le match… Je craignais tout particulière-ment ce déplacement car l’an passé nous avions beau-coup souffert devant Thionville, mais nous avons fait une belle démonstration ce soir». 
Fancello tous azimuts Pourtant, Schiltigheim a eu chaud d’entrée, puisque la frappe de Ouarouche (3e’) 
rebondissait sur la transversale. La réplique ne tardait pas. A la 8″, Fancello reprenait sans succès, à bout portant, un centre de la droite. Gavazzi, le portier local, dé-tournait dans les secondes suivantes un 2e tir de Fancello. Le ton était donné. Dans cette partie vivante, Schiltigheim développait un jeu bien construit et Thionville s’évertuait à défendre comme il le pouvait. Gavazzi s’opposait toujours à Fancello (13″, puis 16″) et sur un lob de Negelé (18″). On croyait au but sur une tête de Fancello (21″) puis sur celle de Gradt mais Gavazzi sauvait sous la transversale. Doublé de Gradt Thionville subissait tandis que Schiltigheim œuvrait avec beaucoup de maîtrise et, après une nouvelle tête à côté, le score est vierge 0-0 à la mi-temps. Schiltigheim reprenait en-core plus fort dès la reprise. Deux corners ne donnaient rien et Gavazzi continue de briller sur un tir écrasé de Gradt avant de se jeter dans les pieds de Négelé (51″). La 2′ occasion thionvilloise consistait en une tête de Delgado (56″). Schiltigheim se voyait enfin récompensé suite à une série de cafouillages: à la sortie, Gradt bat-tait Gavazzi (60e’) et signait le 1-0. Les Schilikois monopolisaient le ballon et annihilaierit les velléités thionvilloises. Kaminski voyait son but annulé (72″) mais, dans les secondes qui suivent, Gradt bien démarqué par Martinez trompait Gavazzi (73″) avec maestria. Schiltigheim avait même l’occasion de marquer un 3e but mais Kaminski, par deux fois, était trop court. 

Année faste en vue

Nouveaux venus à Schiltigheim, Laurent Gradt (arrière-plan) et Jean-Marc Frotey ont apporté un volume supplémentaire au jeu schilikois. (Photo DNA) 
Thionville – Schiltigheim 0- 2 
Stade de Guentrange. Mi-temps : 0-0. Arbitre : M. Cuenot (Ligue de Franche-Comté). Pluie pendant la dernière demi-heure. Belle pelouse. Eclairage satisfaisant. Environ 150 spectateurs. Les buts: Gradt (60€’ et 73e) pour Schiltigheim. Avertissements à Thionville: Lariccia (29e) et Dabo (80″‘). A Schiltigheim: Khouatra
Ecarté de l’accession en CFA1 par un Stade de Reims trop puissant puis barragiste malheureux face à Carquefou, le Sporting Schiltigheim revient en force. Favoris incontestable de la poule, René Kuntz et les siens n’ont plus de temps à perdre. 
Patience est mère de sûreté. C’est un constat fait par René Kuntz à de multiples reprises lors de la sai-on dernière. «La succession de matches importants durant le championnat nous a appris à être patients. L’expérience amène de la lucidité et une meilleure analyse des événements», explique-t-il. Cette vertu a offert à Schiltigheim un remarquable parcours en CFA 2, en Coupe de France et en Cou-pe d’Alsace remportée pour la 4e fois. 
Mais le meilleur club amateur d’Alsace a faim. Plus que jamais. La montée de Reims a dégagé l’horizon. Voilà les Schilikois en bonne posture pour faire de cette saison une apothéose tant attendue. «Toute l’équipe a progressé ces trois dernières années, raconte René Kuntz. Il n’y a pas eu de révolution mais de petites touches apportées ci et là. » Elles seront nécessaires pour se débarrasser des rivaux directs tels Saint-Dizier, les doublures de Troyes et Sedan et … Haguenau. Les arrivées de l’ex-pro du Racing Jean-Marc Frotey (Dunkerque), Laurent Gradt (Vauban), Eric Vogel (Racing) et Gaétan Guilhermet (FAIG) ont donné un nouveau volume au jeu au Sporting. Cinq matches ont rythmé la période de préparation qui s’est soldée par deux victoi-res, deux défaites et un nul. 
«Nous avons de l’ambition »
Cette année, c’est clair, Schiltigheim fait peur. L’ossature traditionnelle de l’équipe a été renforcée, la motivation des joueurs est intacte et la voie semble être tracée pour les conduire à l’étage du dessus. Reproduire le parcours du Stade de Reims, qui n’a perdu aucun match, est tout à fait dans les cordes des Schilikois. «Monter en CFA 1 est un projet difficile qui frise la prétention mais au Sporting, nous avons de l’ambition», conclut René Kuntz. Pour ce club, qui a remporté trois titres de champion d’Alsace de jeunes la saison passée et où les féminines forment la meilleure équipe régionale, l’heure a sonné. Le 22 mai 1999, date de la dernière journée du championnat, Guerra, Négelé, Demuth, Schlenker, Boehrer, Martinez et leurs coéquipiers ont de très grande chances d’atteindre le paradis.
 
Christophe Schnepp

Négelé en terrain connu

En vedette samedi dernier, l’attaquant de Schiltigheim a réalisé un triple en un temps record devant le FC Mulhouse, club dont il a porté les couleurs pendant six ans.

Au Sporting de Schiltigheim, club riche en attaquants de qualité et équipe naturellement portée vers l’offensive, los buteurs habituels s’appellent Guerra et Kaminski. Mais il arrive fréquemment que l’un ou l’autre de leurs partenaires mettent le nez à la fenêtre, et rarement pour rien. Dernier exemple en date, Olivier Négelé, auteur à Mulhouse face aux doublures du FCM, d’un triplé qui fera date. « ll y a eu un petit quart d’heure de folie où tout nous a réussi », explique-t-il, modeste, au lendemain de l’exploit. En fait, c’est en… sep! minutes que l’attaquant schilikois a réalisé un authentique « hal-trick’, déverrouillant en quelques instants une situation qui semblait bloquée. « Les jeunes Mulhousiens se défendaient bien, sur un terrain à la limite du praticable. Les valeurs étaient nivelées, et dans ce contexte particulier, c’est souvent le premier but qui se révèle décisif. Après, c’est plus facile… »

« IL A FALLU TOURNER LA PAGE »

A Mulhouse, Olivier avait de bonnes raisons de briller. ll a en effet, porté pendant six ans le maillot Fécemiste, signant aspirant à 16 ans, effectuant ensuite quatre saisons stagiaire et s’offrant quelques séjours dans le groupe professionnel, sous la houlette de Robert Dewilder. « Les jeunes, ce n’était pas spécialement sa tasse de thé », raconte t il, pas plus surpris que cela, avec le recul, qu’on ne lui ait pas proposé de contrat pro. « Au début, c’est difficile d’admettre qu’on a raté le bon wagon. On se retrouve à 20, 21 ans, on est habitué à jouer au foot toute la journée… Et d’un seul coup, il faut tourner la page et plonger dans la vie active. Heureusement je n’avais pas négligé mes études, et titulaire d’un BTS gestion comptabilité, l’ai trouvé un emploi au Crédit Mutuel » rappelle Négelé, qui, l’épisode mulhousien terminé, s’est fondu sans difficulté majeure au sein du groupe mené par René Kuntz. « Je n’ai pas eu envie de bourlinguer à droite ou à gauche, à la recherche d’un club de CN1. Originaire de Strasbourg, je suis rentré chez moi. »

 

A Schiltigheim, l’ancien stagiaire pro a surtout trouvé une ambiance particulière, faite d’amitié et de solidarité. « Co club a uno amo, et cette amo, ce sont les joueurs qui la font. Nous sommes vraiment soudés, on ne se force pas à être ensemble, c’est naturel. Même quand il n’y a pas de match, on se retrouve à quelques- uns pour sortir, discuter, jouer aux cartes ou fêter un anniversaire. Dix minutes avant une rencontre, il y en a toujours un pour te faire plier de rire en racontant une histoire. C’est cela, Schiltigheim. On joue au foot sérieusement, mais on prend du plaisir. »

Le plaisir, il est aussi, bien sûr, dans les résultats. Et dans ce domaine, Schiltigheim est particulièrement on réussite cette saison, même si le Stade de Reims occupe toujours la pôle position du groupe C do CFA 2. « Bon, cela n’est pas gênant d’être seulement deuxièmes aujourd’hui. Les comptes définitifs, on les fera à la fin du championnat, sachant qu’avec 5 points de retard sur les Rémois, nous devons non seulement les battre chez eux au printemps, mais espérer aussi un faux pas de leur part. Partout, ils sont attendus, c’est peut-être notre chance. Au pire, il restera les barrages, même s’il s’annoncent, par définition, un peu aléatoires », ajoute Olivier, qui se souvient de l’épisode face ou Racing 92, il y a quelques années, le Sporting avait alors laissé échapper son billet pour le CN1…

HEUREUSEMENT LA BANQUE EST SYMPA

 

Si les choses se passent bien, notre buteur sera partant la saison prochaine pour une nouvelle saison à l’étage au dessus, quand bien même il devrait alors jongler de nouveau entre son emploi à la banque et son statut de footballeur. « Heureusement qu’ils sont conciliants, au Crédit Mutuel. La montée, cela voudra dire des déplacements lointains, dans le Nord, en région parisienne. Je vais donc être amené à m’absenter souvent de mon bureau le samedi matin. Mais j’al 27 ans, et j’ai encore envie. Quand je vois José Guerra (il sourit), je me dis que j’ai encore quelques belles années. Non, sérieusement, tant que j’aurai le niveau, je continuerai. C’est une aventure qui mérite quelques sacrifices », conclut celui qui avoue aussi qu’il aimerait bien, un jour prochain. avoir aussi un enfant. Un seul. Les triplés, il garde cela pour le foot !

René Kuntz : On a très vite digéré

René Kuntz : Nous ronronnions peut-être... Notre échec nous donne un coup de fouet
L’objectif manqué la saison dernière ne décourage pas le SC Schiltigheim. A en croire son entraîneur, l’ambition demeure… L’envie vous prend d’irriter René Kuntz? Evoquez devant lui la relégation du Sporting: résultat garanti. L’entraîneur schilikois, qui entame sa dixième saison chez les «verts», réplique du tac au tac. «Relégation? Quelle relégation? Nous avons fini treizièmes. Ce n’est pas extraordinaire, mais dans un groupe aussi difficile, ce n’est. pas davantage une honte. Et, surtout, ce n’est pas une place de relégable. Nous sommes simplement victimes de la refonte du championnat de France. » René Kuntz n’est pas aveugle, cependant. Il ne faut pas le pousser beau-coup pour qu’il reconnaisse que la saison écoulée n’a pas été celle qu’il espérait et qu’espérait le club. «Notre équipe était peut-être un peu moins forte que les an-nées précédentes, analyse-t-il. Mouakit, Knapp étaient partis. Et puis, pour cause de Racing, le président (Roland Welter) était souvent absent, moi-même j’ai été moins disponible… –Et puis, René Kuntz insis-e là-dessus, il,y a eu le coup dur. «L’accident survenu à Franck Kientz, notre gardien, nous a déstabilisés, dit-il. Non que Michel, son remplaçant, qui a sauté au pied levé dans la brèche, ait démérité. Au contraire. Mais quand même…» Au club, on s’efforce de ti-rer un trait sur cette saison des malheurs. «J’ai l’impression que nous allons la digérer très vite, estime l’entraineur. En fait, nous l’avons déjà digérée. Il y aura quelques retouches au sein du groupe et moi-même je suis plus motivé que jamais.» Pas plus que José Guerra ou Nicolas Demuth, deux de ses hommes de base, René Kuntz n’aime rester sur un échec. Raison pour laquelle il s’est attaché les services d’un trio haguenovien (Armand Jérôme, de toute évidence l’un des meilleurs défenseurs latéraux du National 2, Philippe Reibel et Alain Klieber) auxquels s’ajoute un gardien d’expérience, en l’occurrence Christophe Schlenker en provenance de Vauban. Sans parler du «plus» que pourrait représenter l’arrivée d’une pointure, qui pourrait bien être Ali Bouaffia.
Ces arrivées compenseraient les deux départs annoncés: Eschbach, en contacts avec Haguenau et Farschon qui rejoint la FAIG après une dizaine’ d’années de (très) bons et loyaux services. Pour sa part, Serge Lazarus qui a dépassé la trentaine, sera chargé désormais d’encadrer l’équipe II qui monte en division d’honneur. «Cette accession est l’il-lustration du bon travail effectué au club, se félicite le coach. Quand je suis arrivé, elle évoluait en division….IV. La voici au niveau de l’élite alsacienne. Quant à notre section des jeunes, elle est exemplaire. Nos moins de 17 ans sont champions d’Alsace. Les moins de 15 ans opèrent en championnat de France. Et les moins de 13 ans sont- également en DH. Au club, nous en sommes fiers.» Fierté légitime. Reste à redorer le blason vert au ni-veau de l’équipe fanion. Et à incorporer au sein de la fa-mille du Sporting, la section féminine de l’ASPTT reprise en bloc. Un programme suffisamment chargé qui n’effraie apparemment pas Roland Welter, président revenu au chevet de son « premier enfant ». Le Racing lui laisse désormais des loisirs.

Maintenant, tout pour le championnat

Songeur, René Kuntz, debout à côté de son banc de touche : Le maintien occupe désormais ses pensées

Fini la Coupe de France pour le Sporting. Reste , la. Coupe d’Alsace dont il est le tenant et le championnat. n’est pas encore , >Là’ ‘déception s’estompe. L’élimination en 32çme de finale dé. la Coupé de France; par le Racing, a certes marqué le Sporting Schiltigheim 7- j «personne ri’aime perdre», rappelle l’entraîneur René Kuntz mais’ de partout lui viennent des compliments. Devant les pros strasbouregeois, les amateurs schilikois n’ont à aucun moment démérité. «Si le Racing a évolué comme. une très bonne équipe pro, nous avons, nous, joué comme une bon-ne équipe amateur, estime René Kuntz. Par .moments, nous avons, même montré des choses intéressantes.» C’est parfaitement exact. Si les conditions de jeu n’ont pas permis aux Baticle et compagnie. d’exploiter toute la panoplie de leurs arguments techniques, elles ont également handicapé José Guerra et ses Coéquipiers, « Pas à rougir » «Nous n’avons -pas eu à rougir, analysait par exemple Nicolas Demuth. Ce sont surtout les coups de pieds arrêtés qui ont fait la différence.» «En première mi-temps, nous avons presque fait jeu égal, renchérit Serge Lazarus. Nous avons simple-ment payé cash quelques erreurs inévitables sur un tel terrain.» Cette opposition de réelle qualité, que n’illustré pas la lourdeur du score, ‘ouvre cependant des perspectives aux «verts» et doit conforter leur confiance, passable-ment ébranlée par une suc-cession de résultats en dents de scie en championnat. Pour l’heure, le maintien dans le futur CNA 1 (championnat national amateur 1) n’est pas assuré. En mai prochain, il faudra figurer par-mi les onze premiers de l’actuel National 2; or, le Sporting n’occupe aujourd’hui que le douzième rang. «Toute nos forces sont tendues vers cet objecte, avoue René Kuntz. Désormais, nous ne, penserons plus qu’à ça. Compte tenu de- la qualité de notre football, il serait trop bête de laisser échapper le main-tien. » Ceux qui suivent de près – et même’ de loin – le Sporting pensent très certainement comme lui.

Coupe de France – Le Racing en eaux calmes.

Le Racing en eaux calmes

Sporting Schiltigheim  Racing Strasbourg     0-4

STRASBOURG. Stade de la Meinau.- Mi-ternps: 0-2. Les buts : Nouma(6), Zitelli (17), Petit (66), M’Ghoghi(79) Arbiotre: M. Glochon, assisté MM. Gourdet et Gryson. 6 054 spectateurs. Temps froid. Pelouse gorgée d’eau. Avertissements : à Schilitgheim. Martinez(33) ; à Strasbourg, Nouma (81), Zitelli (80).

Schiltigheim: Michel, Boehrer, Demuth, Assant, Martinez (puis Bar), Lazarus, Fancello, Négelé – Guerre, Farschon (puis Kaminski 61) .Ent : René Kuntz

Strasbourg: Vencel – Raschke, lsmaël, Dogon, Rott – Collet (puis M’Ghoghi 63e), Okpara, Dacourt (puis Llacer, 78), Baticle – Nouma (puis Petit 60) , Zitelli. Ent: Duguépéroux.  

Dans la piscine de la Meinau, les Strasbourgeois ont très vite assommé le Sporting Schiltigheim pour assurer sans frayeur leur qualification pour les 16ème de finale (4-0)

« Le match sera ce que nous en ferons ». Au bout de cinq minutes, nous serons fixés. Jacky Duguépéroux avait-il vu le film en tenant samedi ces propos prémonitoires ? Toujours est il qu’il n’a fallu guère plus de 300 secondes au Racing pour briser le rêve Schilikois.

Un corner de Zitelli, une déviation de la tête d’Ismaël au premier poteau et un pied de Nouma qui traine au second. « Le pire des scénarios pour un club amateur comme le notre » selon René Kuntz l’entraîneur de Schiltigheim. « Fatal. Mais je suis fier de mes joueurs. Ils ont fait mieux que se défendre. Ils se sont montrés vaillants, et ont, par séquences élaboré un jeu intéressant. le sporting a joué comme une bonne équipe amateur, mais le Racing s’est comporté en professionnel. Je pense que les 6000 spectateurs ont assisté à un vrai match de Coupe ».

Le but gag de Karim M’Ghoghi (absent sur notre photo). Ni Lazarus (à gauche) et Boehrer, les Schilikois, ni Baticle, le capitaine strasbourgeois (de dos), aux prises pour un étrange ballet, ne réussissent à dévier le ballon. Le rebond qui suivra sera fatal à Miche!, un peu avancé. (Photo AL – Jean-Marc Loos)

Un vrai match de Coupe ? oui et non. Oui, parce que les verts de René Kuntz n’ont jamais baissé ni les bras ni la tête. De sorte que s’ils n’ont pu quitter la pelouse les bras levés en signe de victoire, ils ont au moins pu en sortir la tête haute. «Nous n’avons pas été ridicules», souligne ainsi Nicolas Demuth, le libero schilikois, «mais c’est vrai que le premier but nous a coupé les jambes, car nous nous étions fixé pour objectif de tenir le plus longtemps possible.» La séance de travail de samedi matin n’aura donc servi à rien.

Avant-hier, pendant un long moment – et à :’instar du PS3 avant la Super Coupe d’Europe contre la Juve – les coéquipiers de Guerra avaient répété leurs gammes défensives pour, comme l’avait dit René Kuntz, « contrecarrer les coups de pied arrêtés de Zitelli. » Malgré tout le soin mis dans la préparation, les Schilikois n’ont pas davantage connu la réussite que les Parisiens mercredi. Un corner, le premier,et le rêve tant caressé s’envole. D’autant que onze minutes plus tard, Zitelli permet au Racing de mener 2-0. »J’avais demandé à mes joueurs de se montrer pro, de se comporter en adultes. Ils ont su le faire », se félicitera Jacky Duguépéroux, le coach strasbourgeois. Un vrai match de Coupe? Non,  car les coéquipier de Baticle ont trop vite tué le suspens Trop vite anéantisé l’émotion. Non plus, car 6 000 personnes dans la Meinau ne résonneront jaamiss comme 1 500 au stade l’Aar ou 2 500 au stade de Frontière à Saint-Louis. Mais ce sont bien â les seules restrictions. Car pour le reste, tous les ingrédients étaient réunis. Il y a d’abord eu les duels, celui opposant par exemple Pascal Nouma, l’attaquant strasbourgeois, et Christophe Boehrer, le stoppeur de «Schilik», les deux montagnes. Choc viril, mais fair-play. Le défenseur vert, qui, toute la semaine, s’était fait chambrer par ses partenaires à l’évocation de son face à face avec le grand Pascal, est admiratif : «C’est un grand monsieur. Impressionnant pas tant par sa masse athlétique que par son timing. Sur les ballons aériens, on a l’impression qu’il reste indéfiniment en l’air. Son comportement et son attitude sont exemplaires. A la fin du match, nous avons échangé les maillots et il m’a même dit en rigolant : «Tant qu’on y est, je te donne aussi le short. Tu as tellement tiré dessus que tu peux bien le garder.» Un type vraiment super.» Il y a aussi eu de la tension. Entre Coco Farschon et Philippe Raschke, après un choc avant la mi-temps, à l’origine d’un incendie entre les joueurs vite circonscrit. Entre Jacky Duguépéroux et son ex-patron aux Grands Moulins de Strasbourg, René Kuntz. Quand le coach du RCS, soucieux de la santé de ses joueurs, a apostrophé son homologue lors de l’incident ci-dessus : «Tu es content, c’est ce que tu voulais!» il y a même eu un but gag, le quatrième de la série strasbourgeoise, inscrit par Karim M’Gnoghi. Le Belge en souri encore. Gérald Baticle, à la lutte avec Lazarus et Boehrer, rate la reprise de son centre. Le ballon rebondit et lobe le jeune Michel – le remplaçant de Franck Kientz,blessé dans un accident de la circulation il y a deux mois – légèrement avancé. « Même si les circonstances qui l’ont amené sont un peu farfelues, je suis heureux de ce premier but sous le maillot strasbourgeois. Mais je tiens à dire à Gérald que ça commence à bien faire. S’il continue comme ça, je ne lui donnerai plus un seul ballon. Ah, c’est pas Vahirua à Auxerre qui lui en aurait offert de pareils.  L’humeur badine du milieu de terrain ciel et blanc résume à elle seule l’après-midi d’hier. Sans réussir l’exploit dont ils avaient tous follement rêvé, les Schilikois n’ont pas vécu un cauchemar à la Meinau. Tout au plus René Kuntz a-t-il fait l’économie du repas qu’il avait promis d’offrir à ses joueurs, sur ses propres deniers et au Bürehiesel s’il vous plait (trois étoiles au Guide Michelin), en cas de qualification. Quant aux hommes de Duguépéroux, ils ont prouvé, huit jours après leur qualification pour 1/4 de finale de Coupe de Ligue contre Cannes, que contrairement à ces deux dernières saisons, la trêve ne leur avait pas été préjudiciable. «Au retour de vacances « pas l’un de nous n’avait pris plus de 500 grammes. C’est significatif de l’ambition de l’effectif. Il y a un bon coup à jouer sur les trois tableaux Coupes de la Ligue et de France, et championnat. Chaque tour de Coupe, de équipes de calibre tombent.Ça peut rapporter gros en fin de saison. Mais ne nous prenons pas la tête. Jouons match après match, en priant que pour la bonne fée penchée sur notre berceau et qui nous a permis, jusqu’ici, de jouer à chaque fois à domicile continue de remplir ses bons offices.»

Ni Lazarus ni Boehrer ne réussisent à dévier le ballon hors de portée : c'est le but

Coupe de France – L’exploit reste toujours possible.

L'exploit est toujours possible

Roland,Weller, président du Racing et du Sporting Schiltigheim, sera partagé demain à 15 h à la Meinau par le duel que se livreront ses deux clubs en 32ème de finale de la Coupe de France.

Ce dimanche à 15 h, Roland Welter installera son postérieur entre deux fauteuils de président. Président du Sporting Schiltigheim qu’il est depuis 16 ans. Président du Racing-Club de Strasbourg dont il a pris en main les destinées en avril 1994. Une position qu’on pourrait juger inconfortable si R. Welter n’était, comme il le dit lui-même, assuré de gagner le derby bas-rhinois. L’heureux prési-dent le sait : il s’apprête à vivre un événement unique, sans doute, dans les annales du football français. Roland, quelle a été votre réaction quand, sur votre lieu de vacances, vous avez pris connaissance du tirage ? Que ç’allait être un jour exceptionnel dans l’histoire du foot alsacien. Pour moi aussi, d’ailleurs, parce qu’être président de deux clubs qui, la même année, disputent les 32es de finale de Coupe de France, l’un contre l’autre qui plus est, ça doit être une grande première dans le football français. Sans doute est-ce également la première fois que le Racing affronte une équipe alsacienne amateur à ce stade de la compétition (NclIr : à la Meinau en tout cas, car le Racing a éliminé Wittelsheim – 7-0 – en 32es à Mulhouse en 1954-55, Mutzig -1-0 a-p – en 16es, toujours à Mulhouse, en 1964-65 et les Pierrots Vauban – 1-0 – sur le terrain de l’AS Strasbourg en 1967-68). Une chose est sûre : je sortirai vainqueur. Le gestionnaire que vous êtes ne soutien-dra-t-il pas davantage le Racing que le Sporting ? Entre les deux, mon coeur balance, parce que j’aime les deux clubs. Mais si l’on se veut réaliste, on comprend qu’il est préférable que le Racing franchisse l’obstacle, car c’est lui qui a le plus de chances d’aller loin dans l’épreuve. Si d’aventure, Schiltigheim poussait Strasbourg dans ses derniers retranchements, à la prolongation par exemple, Roland Weller ne serait-il pas tenté d’intervenir pour que cesse la plaisanterie ? Je n’arrive pas à imaginer que Baticle et ses coéquipiers ne puissent pas faire respecter la hiérarchie. Ils sont pros, jouent chez eux et évoluent trois divisions plus haut. Mais si tel est le cas, je n’aurai rien à dire. Si, une chose : que le meilleur gagne. Pour être franc, il me paraît impossible que le Racing éprouve cette saison les difficultés qu’il a connues ces deux dernières années après la trêve hivernale. Il l’a d’ailleurs déjà démontré contre Cannes en Coupe de la Ligue. Mais un exploit est toujours possible.

On suppose qu’une telle issue ne serait pas pour vous faire plaisir… Je serais heureux pour le Sporting qui, ne l’oublions pas, évoluait en première division départementale quand je suis arrivé et qui est devenu, avec Haguenau, le troisième club régional derrière le Racing et Mulhouse. Mais j’avoue que je serais en colère. En fait, l’idéal aurait été que Schilik accueille une équipe de son niveau et passe un tour supplémentaire. Le club dispose d’un budget de 2,2 millions et un billet pour les 16es, assorti des 500 000 F qui vont avec, aurait été le bien-enu. Mais bon, plutôt que de tomber sur Gueugnon – sans faire injure aux Gueugnonnais – je préfère encore que le Sporting ait tiré Strasbourg. , L’inversion du match, du stade de l’Aar à la Meinau, était-elle la meilleure solution ? C’était en tout cas la seule, car avec la nouvelle réglementation, le terrain de Schiltigheim n’est plus homologué pour accueillir une rencontre de ce niveau. La commission de sécurité ne nous a pas laissé le choix. Bien sûr, il s’en trouvera toujours, si le Sporting ne s’incline qu’un à zéro, pour dire que sur sa pelouse, il aurait pu s’imposer. Mais c’est comme ça. De toute façon, pour la plupart des joueurs schilikois, ce 32e de finale à la Meinau restera un événement maquant dans leur carrière. Le plus marquant peut-être. Je sais qu’ils donneront le meilleur d’eux-mêmes pour que le match soit beau. Le Sporting est une équipe de coupe. Il l’a démontré en Coupe d’Alsace (qu’il a remportée en 1990-91, 1991-92 et 1995-96) et en Coupe de France, en atteignant les 32es pour la première fois de son histoire il y a deux ans contre Aubervilliers (0-3), après avoir éliminé Charfeville (D 2, 1-0). Justement, la dernière fois que le Sporting est venu à la Meinau, il s’y est imposé… Oui, le 29 mai dernier, en finale de la Coupe d’Alsace face à Mars Bischheim (2-0), en lever de rideau de France-Finlande. Mais c’était contre une équipe de DH. Cette fois, l’adversaire n’est pas du même calibre. En cas de qualification, les primes de match des joueurs du Sporting seront-elles les mêmes que celles des Strasbourgeois ? Vous connaissez les budgets des deux clubs (Ndlr: 134 millions pour le Racing). Alors, c’est impossible. Mais des primes, oui, il y en aura. Sur quel banc de touche Roland Welter s’installera-t-il ce dimanche? Ni d’un côté, ni de l’autre. J’irai dans ma loge habituelle. En espérant assister à un spectacle de qualité.

Coupe de France – L’inégal face à face

L'inégal face à face

Racing – Sporting, le derby alsacien demain (15h) en 32e de finale de la Coupe de France, s’annonce d’autant plus déséquilibré qu’il a été déplacé de Schiltigheim à la Meinau. Au grand dam des amateurs… Et pourtant, le té de sa force de frappe du Racing, malgré la supériorité Racing, n’est pas complètement à l’abri… Ses joueurs se méfient, leurs adversaires y croient, comme en témoignent Yannick Rott, le défenseur des «bleus» et Pierre Fancello, le meneur de jeu des «verts„_ qui ont répondu aux quatre questions suivantes :

  • 1) Ce 32′ de finale contre le voisin est-il un match comme un autre?
  • 2) L’exploit accompli par St-Louis/Neuweg aux dépens du FCM a-t-il traversé votre esprit?
  • 3) A combien estimez-vous vos chances de qualifications?
  • 4) L’inversion du match, qui se jouera à la Meinau et non au stade de l’Aar, change-t-elle radicalement les données?

Rott : « le début sera décisif »

  1. – Ça change d’une certaine façon, car il s’agit d’un derby très…rapproché, ce qui apporte un piment supplémentaire à la rencontre. Le fait que Roland Weller soit président des deux clubs n’est qu’anecdotique. C’est même plutôt drôle et, sa position n’est pas envia–\, ble’ car ce sera un crève-‘coeur. Mais on aborde ce 32’ de finale comme n’importe quel autre match de coupe de France. Nous ne changerons rien à nos habitudes en partant au vert la veille. Car en coupe, tout peut arriver.
  2. Entre nous, on n’a pas encore évoqué la mauvais tour joué par St-Louis au FCM. Mais nous sommes suffisamment pros pour – y penser. Et au delà de l’exploit ludovicien, il suffit de retracer notre parcours en coupe de la Ligue, où le Racing avait été incapable de passer contre Perpignan et Amiens. Cette fois, • nous n’avons pas le droit de passer à la trappe. On a la chance de pouvoir encore jouer sur les trois tableaux, ce serait dommage de tout gâcher…
  3. Pour moi, c’est du 50-50. Certes, le Racing dispose de toutes les. cartes en main pour se qualifier. Mais il faut compter avec la magie de la coupe. D’autant que le Sporting Schiltigheim est loin d’être le dernier venu. C’est une bonne équipe avec des joueurs ayant l’habitude d’évoluer ensemble depuis plusieurs saisons.
  4. Je suis d’abord surpris que Schiltigheim ait accepté l’inversion de la rencontre. C’est peut-être économiquement avantageux pour le Sporting, mais cela constitue surtout pour nous une belle aubaine. Il s’agit pour le Ra-cing d’un atout supplémentaire. A nous de les presser dès le départ. Le début de match sera décisif.

 

Fancello : « une chance infime »

  1. Non. Le parfum sera* différent. Je rêvais de tomber sur un grand, le PSG par exemple. Là, nous tombons sur un grand qui, de surcroît, est notre voisin. D’ordinaire nous sommes supporters du Racing. Pour une fois ce ne sera pas le cas… La motivation, bien sûr, sera énorme. C’est une équipe, des joueurs que nous connaissons mieux que les autres. Je m’avance peut-être, mais le fait qu’ils nous soient proches, quelque part les rend plus accessibles.
  2. Oui, cet exemple est présent dans nos têtes. St-Louis est un petit qui monte, le Sporting aussi. La preuve, le Racing vient prendre des joueurs chez nous (NDLR: le gardien Thierry Debès)… Le terrain gelé nivellera les valeurs ; à cet égard, le ‘dernier match du Racing contre Cannes donne à réfléchir. Allons-nous essayer de les chercher haut ou plutôt les attendre ? Nous avons plusieurs schémas en tête.
  3. – Stratégiquement je nous accorde, allez, deux pour cent de chances. Ce sera difficile… Je vais faire du Guy Roux et rester humble : au départ, nous sommes perdants. Des perdants qui ont tout à gagner… à l’inverse du Racing qui, lui, à tout à perdre.
  4. – Ah! oui. La fête que représentait l’événement pour Schiltigheim tombe à l’eau. Dommage ! Et puis, à domicile, nous aurions eu nos repères. A la Meinau le Racing aura les siens. Son bilan y est impressionnant. Il y a gagné contre la plupart des grands, alors vous imaginez contre un petit comme nous! Nous aurions bien sûr préféré jouer chez nous, mais – c’est notre seule consolation – nos chances, même légèrement réévaluées, y auraient malgré tout été infimes. .

 

Schiltigheim veut reverdir

Opération commando pour les Verts qui doivent absolument renouer avec la victoire aujourd’hui (17h) contre St-Quentin. Pour regarder à nouveau vers le haut.

« C’est une véritable opération commando qui se prépare avec quinze joueurs mobilisés . René Kuntz n’y va pas par quatre chemins avant d’accueillir cet après-midi (17h) StQuentin. La priorité pour le Sporting Schiltigheim est en effet de refaire surfaCe au classement dans des eaux un peu plus calmes.

En oubliant , totalement les points bêtement perdus contre Maubeuge domicile à dix minutes de la fin et Contre le cours du jeu, mais également à RaonLEtape, où les Verts ont cédé à la dernière seconde. « Preuve qu’un seul faux-pas et l’équipe se retrouve en difficulté au classement, note ReKuntz. De toute façon, il faut sattendre à ce que la saison soit tendue. Chaque dimanche, douze équipes au moins seront concernées par la descente. »

Ne déplorant ni blessé, ni suspendu, l’entraîneur du Sporting Schiltigheim fera donc confiance aux quinze joueurs dont il attend une prise de conscience. A part à Lens, ou nous avons été surclassés 4-0, la manière était plutôt bonne jusqu’à présent. Il faut donc en faire plus pour remonter au classement et se redonner confiance.

Mais face à St-Quentin, cette opération commando n’est pas gagnée d’avance.

C’est une équipe solide et de toute façon ce groupe Nord possède des joueurs de grande qualité. » Aux Verts de hausser le rythme et le ton. Les trois points de la victoire sont sans doute à ce prix, pour peu que la réussite qui semble fuir le Sporting depuis le début de saison soit de nouveau au rendez-vous.

SCHILTIGHEIM: Kientz, Boehrer, Eschbach, Assant, Demuth, Lazarus, Martinez, Negele, Bar, Guerra, Kaminski, Fancello, Farschon, Cloarec, Boukria.

Schiltigheim – St-Quentin (17h) au stade de l’Aar.