A sens unique

Schiltigheim – Sarrebourg 4- 0 
Stade de l’Aar. Mi-temps: 2-0.
Temps pluvieux et doux. Pelouse excellente. Une centaine de spectateurs dont 44 payants. Ar
bitre : M. Mertah (Auxerre) assisté de MM. Gass et Fritz (Ligue d’Alsace).

Les buts: Kaminski (18″, 45″ et 55″) et Vogel (86″). Avertissements: Roche (6″), Gamond
(30″), Fabien (58″) et Garcia (74″) à Sarrebourg.
SCHILTIGHEIM: Schlenker, F. .Khouatra, Assant, Vogel, Boehrer, Martinez, Fancello, Négelé (Imbs, 65″), Kaminski, Gradt, Wohlgemuth.
SARREBOURG: Szeja, Litscher, Hussong, Fabien, Roche, Gamond (Schuler, 60″), Lemounaud (Garcia, 70″), Weltz, jacquet, Machet, Ketias (Grosse, 46e).

Dire que le Sporting a dominé cette rencontre est un faible mot. La troupe de René Kuntz a littéralement étouffé un onze sarrebourgeois totalement inexistant, incapable de porter le jeu dans le camp adverse. Face à un adversaire aussi faible, le Sporting a développé une belle qualité de jeu, notamment en 1 re période. Le danger vient, dès la 9″, de Négelé, qui, sur une montée de Gradt, manque de peu sa tète. Mais un coup-franc du même Gradt, à la limite de la surface de réparation, trouve Kaminski au 1″ poteau (1-0, 18″). On ne voit que du «vert» en 
cette tee période et les actions de but en faveur des locaux se multiplient: une tête de Kaminski (27″), une belle frappe de Vogel (27″), un tir à bout portant de Fancello (300) bien, capté par Szeja, une tête de Vogel sur un corner (34″) ou encore un superbe tir de Wohlgemuth (40″), arrêté en deux temps par Szeja, unique satisfaction côté sarrebourgeois. Les Lorrains, archi -dominés, semblent limiter les dégâts mais ce diable de Kaminski est là pour faire pencher la balance du bon côté. Après un beau raté devant un but grand ouvert (420), le Schilikois se rattrape, peu avant la pause, en doublant la mise d’une frappe croisée du droit. 
Après le repos, les hommes de René Kuntz confirment leur domination en inscrivant un 3e but par l’inévitable… et opportuniste Kaminski, qui prolonge, sur la ligne de but lorraine, une tête de Boehrer qui filait tout droit dans les filets de Szeja (3-0, 55e’). Les Schilikois font ce qu’ils veulent sur le terrain: une bonne circulation du ballon, mais aussi quelques ratés devant le but, notamment de Gradt (78°, 79″ et 81″), bien malheureux en cette seconde période. 
Dans le dernier quart d’heure, les Sarrebourgeois montrent – enfin?- , le bout de leurs crampons. 
Schlenker, jamais sollicité jusque-‘à, part au devant de Weltz, pour éloigner un éventuel danger. La suite est confuse et il faut attendre la 86″ pour admirer un petit numéro de Vogel dans la surface lorraine. Après avoir subtilisé le ballon à Jacquel, l’ancien Racingman évite un défenseur sarrebourgeois et s’en va tromper, dans sa course, l’infortuné Szeja. 
4-0, c’est un minimum pour des Schilikois qui ont passé une soirée bien tranquille et remportent ainsi leur première victoire à domicile de la saison.

Trois buts pour Régis Kaminski et Schiltigheim se hisse à la 3e place du clas- sement. (Photo DNA)

Une domination constante

C'est un Laurent Gradt (à gauche) en grande forme qui a marqué les deux buts de Schiltigheim
Thionville – Schiltigheim 0- 2 
Stade de Guentrange. Mi-temps : 0-0. Arbitre : M. Cuenot (Ligue de Franche-Comté). Pluie pendant la dernière demi-heure. Belle pelouse. Eclairage satisfaisant. Environ 150 spectateurs. Les buts: Gradt (60€’ et 73e) pour Schiltigheim. Avertissements à Thionville: Lariccia (29e) et Dabo (80″‘). A Schiltigheim: Khouatra
Schiltigheim n’a pas vraiment tremblé à Thionville. Deux buts de Laurent Gradt ont concrétisé une domination logique et constante.
Après Merlebach et Blénod, c’est un 3′ Lorrain qui s’est incliné (fort logiquement) devant Schiltigheim. René Kuntz, l’entraîneur al-sacien, était ravi: «J’aurais signé avant le match… Je craignais tout particulière-ment ce déplacement car l’an passé nous avions beau-coup souffert devant Thionville, mais nous avons fait une belle démonstration ce soir». 
Fancello tous azimuts Pourtant, Schiltigheim a eu chaud d’entrée, puisque la frappe de Ouarouche (3e’) 
rebondissait sur la transversale. La réplique ne tardait pas. A la 8″, Fancello reprenait sans succès, à bout portant, un centre de la droite. Gavazzi, le portier local, dé-tournait dans les secondes suivantes un 2e tir de Fancello. Le ton était donné. Dans cette partie vivante, Schiltigheim développait un jeu bien construit et Thionville s’évertuait à défendre comme il le pouvait. Gavazzi s’opposait toujours à Fancello (13″, puis 16″) et sur un lob de Negelé (18″). On croyait au but sur une tête de Fancello (21″) puis sur celle de Gradt mais Gavazzi sauvait sous la transversale. Doublé de Gradt Thionville subissait tandis que Schiltigheim œuvrait avec beaucoup de maîtrise et, après une nouvelle tête à côté, le score est vierge 0-0 à la mi-temps. Schiltigheim reprenait en-core plus fort dès la reprise. Deux corners ne donnaient rien et Gavazzi continue de briller sur un tir écrasé de Gradt avant de se jeter dans les pieds de Négelé (51″). La 2′ occasion thionvilloise consistait en une tête de Delgado (56″). Schiltigheim se voyait enfin récompensé suite à une série de cafouillages: à la sortie, Gradt bat-tait Gavazzi (60e’) et signait le 1-0. Les Schilikois monopolisaient le ballon et annihilaierit les velléités thionvilloises. Kaminski voyait son but annulé (72″) mais, dans les secondes qui suivent, Gradt bien démarqué par Martinez trompait Gavazzi (73″) avec maestria. Schiltigheim avait même l’occasion de marquer un 3e but mais Kaminski, par deux fois, était trop court. 

Année faste en vue

Nouveaux venus à Schiltigheim, Laurent Gradt (arrière-plan) et Jean-Marc Frotey ont apporté un volume supplémentaire au jeu schilikois. (Photo DNA) 
Thionville – Schiltigheim 0- 2 
Stade de Guentrange. Mi-temps : 0-0. Arbitre : M. Cuenot (Ligue de Franche-Comté). Pluie pendant la dernière demi-heure. Belle pelouse. Eclairage satisfaisant. Environ 150 spectateurs. Les buts: Gradt (60€’ et 73e) pour Schiltigheim. Avertissements à Thionville: Lariccia (29e) et Dabo (80″‘). A Schiltigheim: Khouatra
Ecarté de l’accession en CFA1 par un Stade de Reims trop puissant puis barragiste malheureux face à Carquefou, le Sporting Schiltigheim revient en force. Favoris incontestable de la poule, René Kuntz et les siens n’ont plus de temps à perdre. 
Patience est mère de sûreté. C’est un constat fait par René Kuntz à de multiples reprises lors de la sai-on dernière. «La succession de matches importants durant le championnat nous a appris à être patients. L’expérience amène de la lucidité et une meilleure analyse des événements», explique-t-il. Cette vertu a offert à Schiltigheim un remarquable parcours en CFA 2, en Coupe de France et en Cou-pe d’Alsace remportée pour la 4e fois. 
Mais le meilleur club amateur d’Alsace a faim. Plus que jamais. La montée de Reims a dégagé l’horizon. Voilà les Schilikois en bonne posture pour faire de cette saison une apothéose tant attendue. «Toute l’équipe a progressé ces trois dernières années, raconte René Kuntz. Il n’y a pas eu de révolution mais de petites touches apportées ci et là. » Elles seront nécessaires pour se débarrasser des rivaux directs tels Saint-Dizier, les doublures de Troyes et Sedan et … Haguenau. Les arrivées de l’ex-pro du Racing Jean-Marc Frotey (Dunkerque), Laurent Gradt (Vauban), Eric Vogel (Racing) et Gaétan Guilhermet (FAIG) ont donné un nouveau volume au jeu au Sporting. Cinq matches ont rythmé la période de préparation qui s’est soldée par deux victoi-res, deux défaites et un nul. 
«Nous avons de l’ambition »
Cette année, c’est clair, Schiltigheim fait peur. L’ossature traditionnelle de l’équipe a été renforcée, la motivation des joueurs est intacte et la voie semble être tracée pour les conduire à l’étage du dessus. Reproduire le parcours du Stade de Reims, qui n’a perdu aucun match, est tout à fait dans les cordes des Schilikois. «Monter en CFA 1 est un projet difficile qui frise la prétention mais au Sporting, nous avons de l’ambition», conclut René Kuntz. Pour ce club, qui a remporté trois titres de champion d’Alsace de jeunes la saison passée et où les féminines forment la meilleure équipe régionale, l’heure a sonné. Le 22 mai 1999, date de la dernière journée du championnat, Guerra, Négelé, Demuth, Schlenker, Boehrer, Martinez et leurs coéquipiers ont de très grande chances d’atteindre le paradis.
 
Christophe Schnepp

Négelé en terrain connu

En vedette samedi dernier, l’attaquant de Schiltigheim a réalisé un triple en un temps record devant le FC Mulhouse, club dont il a porté les couleurs pendant six ans.

Au Sporting de Schiltigheim, club riche en attaquants de qualité et équipe naturellement portée vers l’offensive, los buteurs habituels s’appellent Guerra et Kaminski. Mais il arrive fréquemment que l’un ou l’autre de leurs partenaires mettent le nez à la fenêtre, et rarement pour rien. Dernier exemple en date, Olivier Négelé, auteur à Mulhouse face aux doublures du FCM, d’un triplé qui fera date. « ll y a eu un petit quart d’heure de folie où tout nous a réussi », explique-t-il, modeste, au lendemain de l’exploit. En fait, c’est en… sep! minutes que l’attaquant schilikois a réalisé un authentique « hal-trick’, déverrouillant en quelques instants une situation qui semblait bloquée. « Les jeunes Mulhousiens se défendaient bien, sur un terrain à la limite du praticable. Les valeurs étaient nivelées, et dans ce contexte particulier, c’est souvent le premier but qui se révèle décisif. Après, c’est plus facile… »

« IL A FALLU TOURNER LA PAGE »

A Mulhouse, Olivier avait de bonnes raisons de briller. ll a en effet, porté pendant six ans le maillot Fécemiste, signant aspirant à 16 ans, effectuant ensuite quatre saisons stagiaire et s’offrant quelques séjours dans le groupe professionnel, sous la houlette de Robert Dewilder. « Les jeunes, ce n’était pas spécialement sa tasse de thé », raconte t il, pas plus surpris que cela, avec le recul, qu’on ne lui ait pas proposé de contrat pro. « Au début, c’est difficile d’admettre qu’on a raté le bon wagon. On se retrouve à 20, 21 ans, on est habitué à jouer au foot toute la journée… Et d’un seul coup, il faut tourner la page et plonger dans la vie active. Heureusement je n’avais pas négligé mes études, et titulaire d’un BTS gestion comptabilité, l’ai trouvé un emploi au Crédit Mutuel » rappelle Négelé, qui, l’épisode mulhousien terminé, s’est fondu sans difficulté majeure au sein du groupe mené par René Kuntz. « Je n’ai pas eu envie de bourlinguer à droite ou à gauche, à la recherche d’un club de CN1. Originaire de Strasbourg, je suis rentré chez moi. »

 

A Schiltigheim, l’ancien stagiaire pro a surtout trouvé une ambiance particulière, faite d’amitié et de solidarité. « Co club a uno amo, et cette amo, ce sont les joueurs qui la font. Nous sommes vraiment soudés, on ne se force pas à être ensemble, c’est naturel. Même quand il n’y a pas de match, on se retrouve à quelques- uns pour sortir, discuter, jouer aux cartes ou fêter un anniversaire. Dix minutes avant une rencontre, il y en a toujours un pour te faire plier de rire en racontant une histoire. C’est cela, Schiltigheim. On joue au foot sérieusement, mais on prend du plaisir. »

Le plaisir, il est aussi, bien sûr, dans les résultats. Et dans ce domaine, Schiltigheim est particulièrement on réussite cette saison, même si le Stade de Reims occupe toujours la pôle position du groupe C do CFA 2. « Bon, cela n’est pas gênant d’être seulement deuxièmes aujourd’hui. Les comptes définitifs, on les fera à la fin du championnat, sachant qu’avec 5 points de retard sur les Rémois, nous devons non seulement les battre chez eux au printemps, mais espérer aussi un faux pas de leur part. Partout, ils sont attendus, c’est peut-être notre chance. Au pire, il restera les barrages, même s’il s’annoncent, par définition, un peu aléatoires », ajoute Olivier, qui se souvient de l’épisode face ou Racing 92, il y a quelques années, le Sporting avait alors laissé échapper son billet pour le CN1…

HEUREUSEMENT LA BANQUE EST SYMPA

 

Si les choses se passent bien, notre buteur sera partant la saison prochaine pour une nouvelle saison à l’étage au dessus, quand bien même il devrait alors jongler de nouveau entre son emploi à la banque et son statut de footballeur. « Heureusement qu’ils sont conciliants, au Crédit Mutuel. La montée, cela voudra dire des déplacements lointains, dans le Nord, en région parisienne. Je vais donc être amené à m’absenter souvent de mon bureau le samedi matin. Mais j’al 27 ans, et j’ai encore envie. Quand je vois José Guerra (il sourit), je me dis que j’ai encore quelques belles années. Non, sérieusement, tant que j’aurai le niveau, je continuerai. C’est une aventure qui mérite quelques sacrifices », conclut celui qui avoue aussi qu’il aimerait bien, un jour prochain. avoir aussi un enfant. Un seul. Les triplés, il garde cela pour le foot !