René Kuntz : On a très vite digéré

René Kuntz : Nous ronronnions peut-être... Notre échec nous donne un coup de fouet
L’objectif manqué la saison dernière ne décourage pas le SC Schiltigheim. A en croire son entraîneur, l’ambition demeure… L’envie vous prend d’irriter René Kuntz? Evoquez devant lui la relégation du Sporting: résultat garanti. L’entraîneur schilikois, qui entame sa dixième saison chez les «verts», réplique du tac au tac. «Relégation? Quelle relégation? Nous avons fini treizièmes. Ce n’est pas extraordinaire, mais dans un groupe aussi difficile, ce n’est. pas davantage une honte. Et, surtout, ce n’est pas une place de relégable. Nous sommes simplement victimes de la refonte du championnat de France. » René Kuntz n’est pas aveugle, cependant. Il ne faut pas le pousser beau-coup pour qu’il reconnaisse que la saison écoulée n’a pas été celle qu’il espérait et qu’espérait le club. «Notre équipe était peut-être un peu moins forte que les an-nées précédentes, analyse-t-il. Mouakit, Knapp étaient partis. Et puis, pour cause de Racing, le président (Roland Welter) était souvent absent, moi-même j’ai été moins disponible… –Et puis, René Kuntz insis-e là-dessus, il,y a eu le coup dur. «L’accident survenu à Franck Kientz, notre gardien, nous a déstabilisés, dit-il. Non que Michel, son remplaçant, qui a sauté au pied levé dans la brèche, ait démérité. Au contraire. Mais quand même…» Au club, on s’efforce de ti-rer un trait sur cette saison des malheurs. «J’ai l’impression que nous allons la digérer très vite, estime l’entraineur. En fait, nous l’avons déjà digérée. Il y aura quelques retouches au sein du groupe et moi-même je suis plus motivé que jamais.» Pas plus que José Guerra ou Nicolas Demuth, deux de ses hommes de base, René Kuntz n’aime rester sur un échec. Raison pour laquelle il s’est attaché les services d’un trio haguenovien (Armand Jérôme, de toute évidence l’un des meilleurs défenseurs latéraux du National 2, Philippe Reibel et Alain Klieber) auxquels s’ajoute un gardien d’expérience, en l’occurrence Christophe Schlenker en provenance de Vauban. Sans parler du «plus» que pourrait représenter l’arrivée d’une pointure, qui pourrait bien être Ali Bouaffia.
Ces arrivées compenseraient les deux départs annoncés: Eschbach, en contacts avec Haguenau et Farschon qui rejoint la FAIG après une dizaine’ d’années de (très) bons et loyaux services. Pour sa part, Serge Lazarus qui a dépassé la trentaine, sera chargé désormais d’encadrer l’équipe II qui monte en division d’honneur. «Cette accession est l’il-lustration du bon travail effectué au club, se félicite le coach. Quand je suis arrivé, elle évoluait en division….IV. La voici au niveau de l’élite alsacienne. Quant à notre section des jeunes, elle est exemplaire. Nos moins de 17 ans sont champions d’Alsace. Les moins de 15 ans opèrent en championnat de France. Et les moins de 13 ans sont- également en DH. Au club, nous en sommes fiers.» Fierté légitime. Reste à redorer le blason vert au ni-veau de l’équipe fanion. Et à incorporer au sein de la fa-mille du Sporting, la section féminine de l’ASPTT reprise en bloc. Un programme suffisamment chargé qui n’effraie apparemment pas Roland Welter, président revenu au chevet de son « premier enfant ». Le Racing lui laisse désormais des loisirs.

Maintenant, tout pour le championnat

Songeur, René Kuntz, debout à côté de son banc de touche : Le maintien occupe désormais ses pensées

Fini la Coupe de France pour le Sporting. Reste , la. Coupe d’Alsace dont il est le tenant et le championnat. n’est pas encore , >Là’ ‘déception s’estompe. L’élimination en 32çme de finale dé. la Coupé de France; par le Racing, a certes marqué le Sporting Schiltigheim 7- j «personne ri’aime perdre», rappelle l’entraîneur René Kuntz mais’ de partout lui viennent des compliments. Devant les pros strasbouregeois, les amateurs schilikois n’ont à aucun moment démérité. «Si le Racing a évolué comme. une très bonne équipe pro, nous avons, nous, joué comme une bon-ne équipe amateur, estime René Kuntz. Par .moments, nous avons, même montré des choses intéressantes.» C’est parfaitement exact. Si les conditions de jeu n’ont pas permis aux Baticle et compagnie. d’exploiter toute la panoplie de leurs arguments techniques, elles ont également handicapé José Guerra et ses Coéquipiers, « Pas à rougir » «Nous n’avons -pas eu à rougir, analysait par exemple Nicolas Demuth. Ce sont surtout les coups de pieds arrêtés qui ont fait la différence.» «En première mi-temps, nous avons presque fait jeu égal, renchérit Serge Lazarus. Nous avons simple-ment payé cash quelques erreurs inévitables sur un tel terrain.» Cette opposition de réelle qualité, que n’illustré pas la lourdeur du score, ‘ouvre cependant des perspectives aux «verts» et doit conforter leur confiance, passable-ment ébranlée par une suc-cession de résultats en dents de scie en championnat. Pour l’heure, le maintien dans le futur CNA 1 (championnat national amateur 1) n’est pas assuré. En mai prochain, il faudra figurer par-mi les onze premiers de l’actuel National 2; or, le Sporting n’occupe aujourd’hui que le douzième rang. «Toute nos forces sont tendues vers cet objecte, avoue René Kuntz. Désormais, nous ne, penserons plus qu’à ça. Compte tenu de- la qualité de notre football, il serait trop bête de laisser échapper le main-tien. » Ceux qui suivent de près – et même’ de loin – le Sporting pensent très certainement comme lui.

Coupe de France – Le Racing en eaux calmes.

Le Racing en eaux calmes

Sporting Schiltigheim  Racing Strasbourg     0-4

STRASBOURG. Stade de la Meinau.- Mi-ternps: 0-2. Les buts : Nouma(6), Zitelli (17), Petit (66), M’Ghoghi(79) Arbiotre: M. Glochon, assisté MM. Gourdet et Gryson. 6 054 spectateurs. Temps froid. Pelouse gorgée d’eau. Avertissements : à Schilitgheim. Martinez(33) ; à Strasbourg, Nouma (81), Zitelli (80).

Schiltigheim: Michel, Boehrer, Demuth, Assant, Martinez (puis Bar), Lazarus, Fancello, Négelé – Guerre, Farschon (puis Kaminski 61) .Ent : René Kuntz

Strasbourg: Vencel – Raschke, lsmaël, Dogon, Rott – Collet (puis M’Ghoghi 63e), Okpara, Dacourt (puis Llacer, 78), Baticle – Nouma (puis Petit 60) , Zitelli. Ent: Duguépéroux.  

Dans la piscine de la Meinau, les Strasbourgeois ont très vite assommé le Sporting Schiltigheim pour assurer sans frayeur leur qualification pour les 16ème de finale (4-0)

« Le match sera ce que nous en ferons ». Au bout de cinq minutes, nous serons fixés. Jacky Duguépéroux avait-il vu le film en tenant samedi ces propos prémonitoires ? Toujours est il qu’il n’a fallu guère plus de 300 secondes au Racing pour briser le rêve Schilikois.

Un corner de Zitelli, une déviation de la tête d’Ismaël au premier poteau et un pied de Nouma qui traine au second. « Le pire des scénarios pour un club amateur comme le notre » selon René Kuntz l’entraîneur de Schiltigheim. « Fatal. Mais je suis fier de mes joueurs. Ils ont fait mieux que se défendre. Ils se sont montrés vaillants, et ont, par séquences élaboré un jeu intéressant. le sporting a joué comme une bonne équipe amateur, mais le Racing s’est comporté en professionnel. Je pense que les 6000 spectateurs ont assisté à un vrai match de Coupe ».

Le but gag de Karim M’Ghoghi (absent sur notre photo). Ni Lazarus (à gauche) et Boehrer, les Schilikois, ni Baticle, le capitaine strasbourgeois (de dos), aux prises pour un étrange ballet, ne réussissent à dévier le ballon. Le rebond qui suivra sera fatal à Miche!, un peu avancé. (Photo AL – Jean-Marc Loos)

Un vrai match de Coupe ? oui et non. Oui, parce que les verts de René Kuntz n’ont jamais baissé ni les bras ni la tête. De sorte que s’ils n’ont pu quitter la pelouse les bras levés en signe de victoire, ils ont au moins pu en sortir la tête haute. «Nous n’avons pas été ridicules», souligne ainsi Nicolas Demuth, le libero schilikois, «mais c’est vrai que le premier but nous a coupé les jambes, car nous nous étions fixé pour objectif de tenir le plus longtemps possible.» La séance de travail de samedi matin n’aura donc servi à rien.

Avant-hier, pendant un long moment – et à :’instar du PS3 avant la Super Coupe d’Europe contre la Juve – les coéquipiers de Guerra avaient répété leurs gammes défensives pour, comme l’avait dit René Kuntz, « contrecarrer les coups de pied arrêtés de Zitelli. » Malgré tout le soin mis dans la préparation, les Schilikois n’ont pas davantage connu la réussite que les Parisiens mercredi. Un corner, le premier,et le rêve tant caressé s’envole. D’autant que onze minutes plus tard, Zitelli permet au Racing de mener 2-0. »J’avais demandé à mes joueurs de se montrer pro, de se comporter en adultes. Ils ont su le faire », se félicitera Jacky Duguépéroux, le coach strasbourgeois. Un vrai match de Coupe? Non,  car les coéquipier de Baticle ont trop vite tué le suspens Trop vite anéantisé l’émotion. Non plus, car 6 000 personnes dans la Meinau ne résonneront jaamiss comme 1 500 au stade l’Aar ou 2 500 au stade de Frontière à Saint-Louis. Mais ce sont bien â les seules restrictions. Car pour le reste, tous les ingrédients étaient réunis. Il y a d’abord eu les duels, celui opposant par exemple Pascal Nouma, l’attaquant strasbourgeois, et Christophe Boehrer, le stoppeur de «Schilik», les deux montagnes. Choc viril, mais fair-play. Le défenseur vert, qui, toute la semaine, s’était fait chambrer par ses partenaires à l’évocation de son face à face avec le grand Pascal, est admiratif : «C’est un grand monsieur. Impressionnant pas tant par sa masse athlétique que par son timing. Sur les ballons aériens, on a l’impression qu’il reste indéfiniment en l’air. Son comportement et son attitude sont exemplaires. A la fin du match, nous avons échangé les maillots et il m’a même dit en rigolant : «Tant qu’on y est, je te donne aussi le short. Tu as tellement tiré dessus que tu peux bien le garder.» Un type vraiment super.» Il y a aussi eu de la tension. Entre Coco Farschon et Philippe Raschke, après un choc avant la mi-temps, à l’origine d’un incendie entre les joueurs vite circonscrit. Entre Jacky Duguépéroux et son ex-patron aux Grands Moulins de Strasbourg, René Kuntz. Quand le coach du RCS, soucieux de la santé de ses joueurs, a apostrophé son homologue lors de l’incident ci-dessus : «Tu es content, c’est ce que tu voulais!» il y a même eu un but gag, le quatrième de la série strasbourgeoise, inscrit par Karim M’Gnoghi. Le Belge en souri encore. Gérald Baticle, à la lutte avec Lazarus et Boehrer, rate la reprise de son centre. Le ballon rebondit et lobe le jeune Michel – le remplaçant de Franck Kientz,blessé dans un accident de la circulation il y a deux mois – légèrement avancé. « Même si les circonstances qui l’ont amené sont un peu farfelues, je suis heureux de ce premier but sous le maillot strasbourgeois. Mais je tiens à dire à Gérald que ça commence à bien faire. S’il continue comme ça, je ne lui donnerai plus un seul ballon. Ah, c’est pas Vahirua à Auxerre qui lui en aurait offert de pareils.  L’humeur badine du milieu de terrain ciel et blanc résume à elle seule l’après-midi d’hier. Sans réussir l’exploit dont ils avaient tous follement rêvé, les Schilikois n’ont pas vécu un cauchemar à la Meinau. Tout au plus René Kuntz a-t-il fait l’économie du repas qu’il avait promis d’offrir à ses joueurs, sur ses propres deniers et au Bürehiesel s’il vous plait (trois étoiles au Guide Michelin), en cas de qualification. Quant aux hommes de Duguépéroux, ils ont prouvé, huit jours après leur qualification pour 1/4 de finale de Coupe de Ligue contre Cannes, que contrairement à ces deux dernières saisons, la trêve ne leur avait pas été préjudiciable. «Au retour de vacances « pas l’un de nous n’avait pris plus de 500 grammes. C’est significatif de l’ambition de l’effectif. Il y a un bon coup à jouer sur les trois tableaux Coupes de la Ligue et de France, et championnat. Chaque tour de Coupe, de équipes de calibre tombent.Ça peut rapporter gros en fin de saison. Mais ne nous prenons pas la tête. Jouons match après match, en priant que pour la bonne fée penchée sur notre berceau et qui nous a permis, jusqu’ici, de jouer à chaque fois à domicile continue de remplir ses bons offices.»

Ni Lazarus ni Boehrer ne réussisent à dévier le ballon hors de portée : c'est le but

Coupe de France – L’exploit reste toujours possible.

L'exploit est toujours possible

Roland,Weller, président du Racing et du Sporting Schiltigheim, sera partagé demain à 15 h à la Meinau par le duel que se livreront ses deux clubs en 32ème de finale de la Coupe de France.

Ce dimanche à 15 h, Roland Welter installera son postérieur entre deux fauteuils de président. Président du Sporting Schiltigheim qu’il est depuis 16 ans. Président du Racing-Club de Strasbourg dont il a pris en main les destinées en avril 1994. Une position qu’on pourrait juger inconfortable si R. Welter n’était, comme il le dit lui-même, assuré de gagner le derby bas-rhinois. L’heureux prési-dent le sait : il s’apprête à vivre un événement unique, sans doute, dans les annales du football français. Roland, quelle a été votre réaction quand, sur votre lieu de vacances, vous avez pris connaissance du tirage ? Que ç’allait être un jour exceptionnel dans l’histoire du foot alsacien. Pour moi aussi, d’ailleurs, parce qu’être président de deux clubs qui, la même année, disputent les 32es de finale de Coupe de France, l’un contre l’autre qui plus est, ça doit être une grande première dans le football français. Sans doute est-ce également la première fois que le Racing affronte une équipe alsacienne amateur à ce stade de la compétition (NclIr : à la Meinau en tout cas, car le Racing a éliminé Wittelsheim – 7-0 – en 32es à Mulhouse en 1954-55, Mutzig -1-0 a-p – en 16es, toujours à Mulhouse, en 1964-65 et les Pierrots Vauban – 1-0 – sur le terrain de l’AS Strasbourg en 1967-68). Une chose est sûre : je sortirai vainqueur. Le gestionnaire que vous êtes ne soutien-dra-t-il pas davantage le Racing que le Sporting ? Entre les deux, mon coeur balance, parce que j’aime les deux clubs. Mais si l’on se veut réaliste, on comprend qu’il est préférable que le Racing franchisse l’obstacle, car c’est lui qui a le plus de chances d’aller loin dans l’épreuve. Si d’aventure, Schiltigheim poussait Strasbourg dans ses derniers retranchements, à la prolongation par exemple, Roland Weller ne serait-il pas tenté d’intervenir pour que cesse la plaisanterie ? Je n’arrive pas à imaginer que Baticle et ses coéquipiers ne puissent pas faire respecter la hiérarchie. Ils sont pros, jouent chez eux et évoluent trois divisions plus haut. Mais si tel est le cas, je n’aurai rien à dire. Si, une chose : que le meilleur gagne. Pour être franc, il me paraît impossible que le Racing éprouve cette saison les difficultés qu’il a connues ces deux dernières années après la trêve hivernale. Il l’a d’ailleurs déjà démontré contre Cannes en Coupe de la Ligue. Mais un exploit est toujours possible.

On suppose qu’une telle issue ne serait pas pour vous faire plaisir… Je serais heureux pour le Sporting qui, ne l’oublions pas, évoluait en première division départementale quand je suis arrivé et qui est devenu, avec Haguenau, le troisième club régional derrière le Racing et Mulhouse. Mais j’avoue que je serais en colère. En fait, l’idéal aurait été que Schilik accueille une équipe de son niveau et passe un tour supplémentaire. Le club dispose d’un budget de 2,2 millions et un billet pour les 16es, assorti des 500 000 F qui vont avec, aurait été le bien-enu. Mais bon, plutôt que de tomber sur Gueugnon – sans faire injure aux Gueugnonnais – je préfère encore que le Sporting ait tiré Strasbourg. , L’inversion du match, du stade de l’Aar à la Meinau, était-elle la meilleure solution ? C’était en tout cas la seule, car avec la nouvelle réglementation, le terrain de Schiltigheim n’est plus homologué pour accueillir une rencontre de ce niveau. La commission de sécurité ne nous a pas laissé le choix. Bien sûr, il s’en trouvera toujours, si le Sporting ne s’incline qu’un à zéro, pour dire que sur sa pelouse, il aurait pu s’imposer. Mais c’est comme ça. De toute façon, pour la plupart des joueurs schilikois, ce 32e de finale à la Meinau restera un événement maquant dans leur carrière. Le plus marquant peut-être. Je sais qu’ils donneront le meilleur d’eux-mêmes pour que le match soit beau. Le Sporting est une équipe de coupe. Il l’a démontré en Coupe d’Alsace (qu’il a remportée en 1990-91, 1991-92 et 1995-96) et en Coupe de France, en atteignant les 32es pour la première fois de son histoire il y a deux ans contre Aubervilliers (0-3), après avoir éliminé Charfeville (D 2, 1-0). Justement, la dernière fois que le Sporting est venu à la Meinau, il s’y est imposé… Oui, le 29 mai dernier, en finale de la Coupe d’Alsace face à Mars Bischheim (2-0), en lever de rideau de France-Finlande. Mais c’était contre une équipe de DH. Cette fois, l’adversaire n’est pas du même calibre. En cas de qualification, les primes de match des joueurs du Sporting seront-elles les mêmes que celles des Strasbourgeois ? Vous connaissez les budgets des deux clubs (Ndlr: 134 millions pour le Racing). Alors, c’est impossible. Mais des primes, oui, il y en aura. Sur quel banc de touche Roland Welter s’installera-t-il ce dimanche? Ni d’un côté, ni de l’autre. J’irai dans ma loge habituelle. En espérant assister à un spectacle de qualité.

Coupe de France – L’inégal face à face

L'inégal face à face

Racing – Sporting, le derby alsacien demain (15h) en 32e de finale de la Coupe de France, s’annonce d’autant plus déséquilibré qu’il a été déplacé de Schiltigheim à la Meinau. Au grand dam des amateurs… Et pourtant, le té de sa force de frappe du Racing, malgré la supériorité Racing, n’est pas complètement à l’abri… Ses joueurs se méfient, leurs adversaires y croient, comme en témoignent Yannick Rott, le défenseur des «bleus» et Pierre Fancello, le meneur de jeu des «verts„_ qui ont répondu aux quatre questions suivantes :

  • 1) Ce 32′ de finale contre le voisin est-il un match comme un autre?
  • 2) L’exploit accompli par St-Louis/Neuweg aux dépens du FCM a-t-il traversé votre esprit?
  • 3) A combien estimez-vous vos chances de qualifications?
  • 4) L’inversion du match, qui se jouera à la Meinau et non au stade de l’Aar, change-t-elle radicalement les données?

Rott : « le début sera décisif »

  1. – Ça change d’une certaine façon, car il s’agit d’un derby très…rapproché, ce qui apporte un piment supplémentaire à la rencontre. Le fait que Roland Weller soit président des deux clubs n’est qu’anecdotique. C’est même plutôt drôle et, sa position n’est pas envia–\, ble’ car ce sera un crève-‘coeur. Mais on aborde ce 32’ de finale comme n’importe quel autre match de coupe de France. Nous ne changerons rien à nos habitudes en partant au vert la veille. Car en coupe, tout peut arriver.
  2. Entre nous, on n’a pas encore évoqué la mauvais tour joué par St-Louis au FCM. Mais nous sommes suffisamment pros pour – y penser. Et au delà de l’exploit ludovicien, il suffit de retracer notre parcours en coupe de la Ligue, où le Racing avait été incapable de passer contre Perpignan et Amiens. Cette fois, • nous n’avons pas le droit de passer à la trappe. On a la chance de pouvoir encore jouer sur les trois tableaux, ce serait dommage de tout gâcher…
  3. Pour moi, c’est du 50-50. Certes, le Racing dispose de toutes les. cartes en main pour se qualifier. Mais il faut compter avec la magie de la coupe. D’autant que le Sporting Schiltigheim est loin d’être le dernier venu. C’est une bonne équipe avec des joueurs ayant l’habitude d’évoluer ensemble depuis plusieurs saisons.
  4. Je suis d’abord surpris que Schiltigheim ait accepté l’inversion de la rencontre. C’est peut-être économiquement avantageux pour le Sporting, mais cela constitue surtout pour nous une belle aubaine. Il s’agit pour le Ra-cing d’un atout supplémentaire. A nous de les presser dès le départ. Le début de match sera décisif.

 

Fancello : « une chance infime »

  1. Non. Le parfum sera* différent. Je rêvais de tomber sur un grand, le PSG par exemple. Là, nous tombons sur un grand qui, de surcroît, est notre voisin. D’ordinaire nous sommes supporters du Racing. Pour une fois ce ne sera pas le cas… La motivation, bien sûr, sera énorme. C’est une équipe, des joueurs que nous connaissons mieux que les autres. Je m’avance peut-être, mais le fait qu’ils nous soient proches, quelque part les rend plus accessibles.
  2. Oui, cet exemple est présent dans nos têtes. St-Louis est un petit qui monte, le Sporting aussi. La preuve, le Racing vient prendre des joueurs chez nous (NDLR: le gardien Thierry Debès)… Le terrain gelé nivellera les valeurs ; à cet égard, le ‘dernier match du Racing contre Cannes donne à réfléchir. Allons-nous essayer de les chercher haut ou plutôt les attendre ? Nous avons plusieurs schémas en tête.
  3. – Stratégiquement je nous accorde, allez, deux pour cent de chances. Ce sera difficile… Je vais faire du Guy Roux et rester humble : au départ, nous sommes perdants. Des perdants qui ont tout à gagner… à l’inverse du Racing qui, lui, à tout à perdre.
  4. – Ah! oui. La fête que représentait l’événement pour Schiltigheim tombe à l’eau. Dommage ! Et puis, à domicile, nous aurions eu nos repères. A la Meinau le Racing aura les siens. Son bilan y est impressionnant. Il y a gagné contre la plupart des grands, alors vous imaginez contre un petit comme nous! Nous aurions bien sûr préféré jouer chez nous, mais – c’est notre seule consolation – nos chances, même légèrement réévaluées, y auraient malgré tout été infimes. .

 

Schiltigheim veut reverdir

Opération commando pour les Verts qui doivent absolument renouer avec la victoire aujourd’hui (17h) contre St-Quentin. Pour regarder à nouveau vers le haut.

« C’est une véritable opération commando qui se prépare avec quinze joueurs mobilisés . René Kuntz n’y va pas par quatre chemins avant d’accueillir cet après-midi (17h) StQuentin. La priorité pour le Sporting Schiltigheim est en effet de refaire surfaCe au classement dans des eaux un peu plus calmes.

En oubliant , totalement les points bêtement perdus contre Maubeuge domicile à dix minutes de la fin et Contre le cours du jeu, mais également à RaonLEtape, où les Verts ont cédé à la dernière seconde. « Preuve qu’un seul faux-pas et l’équipe se retrouve en difficulté au classement, note ReKuntz. De toute façon, il faut sattendre à ce que la saison soit tendue. Chaque dimanche, douze équipes au moins seront concernées par la descente. »

Ne déplorant ni blessé, ni suspendu, l’entraîneur du Sporting Schiltigheim fera donc confiance aux quinze joueurs dont il attend une prise de conscience. A part à Lens, ou nous avons été surclassés 4-0, la manière était plutôt bonne jusqu’à présent. Il faut donc en faire plus pour remonter au classement et se redonner confiance.

Mais face à St-Quentin, cette opération commando n’est pas gagnée d’avance.

C’est une équipe solide et de toute façon ce groupe Nord possède des joueurs de grande qualité. » Aux Verts de hausser le rythme et le ton. Les trois points de la victoire sont sans doute à ce prix, pour peu que la réussite qui semble fuir le Sporting depuis le début de saison soit de nouveau au rendez-vous.

SCHILTIGHEIM: Kientz, Boehrer, Eschbach, Assant, Demuth, Lazarus, Martinez, Negele, Bar, Guerra, Kaminski, Fancello, Farschon, Cloarec, Boukria.

Schiltigheim – St-Quentin (17h) au stade de l’Aar.

Maubeuge plus réaliste

Schiltigheim 0 Maubeuge 1

Stade de l’Aar. Mi-temps: (0-0, Pelouse correcte. Enyiron 150 spectateurs. Arbifre : M, Manneveau. Le but : Ply (80. Avertissements: Martinez (75) pour Schiltigheim; Carbel (21), Kono () pour Maubeuge.

SCHILTIGHEIM: Kientz, Boehrer, Eschbach, Demuth, Lazarus, Martinez, Guerra (Negélé 72), Bar, Kaminski, Fancello (Cloarec 46), Farschon.

MAUBEUGE; Guinot, Loconte (Roger 82), Loiseleux, Delobelle, Vion, Kono, Carbel, L’Hoste, Ply (A. Lachaab 89), L. Lachaab, Chocu.

Les joueurs de René Kuntz Ont réalisé une mauvaise affaire devant une formation maubeugeoise plus opportuniste. Pourtant, la première période était à l’ avantage des joueurs loCaux. En effet , la seule OCcasion dangereuse des visiteurs était l’oeuvre de L. Lachaab (4) qui suite à un Centre en retrait de Chocu se trouva en position de tir, mais Demuth le contra.

Le reste du temps, les Maubeugeois se contentaient de défendre et de procéder par contre. Du côté des Schilikois, le dernier geste faisait défaut. Dédoublement entre Eschbach et Fancello, centre de Ce dernier sur Guerra, mais sa magnifique reprise de volée acrobatique passa légèrement au dessus (19. Deux minutes plus tard, montée de Lazarus, une deux aveC Guerra , malheureusement son tir toucha l’extérieur du poteau gauche. A la 30, coup franc sur le côté gauche tiré par Martinez, feinte intelligente de Farschon pour Kaminski dans la surface, mais son tir à bout pourtant était sans danger pour le gardien.

Schiltigheim piétine

En deuxième période, comme lors de la première, la possession du ballon était alsacienne, mais les hommes de Kuntz ne parvenaient pas à se montrer véritablement dangereux. Tandis que les nordistes, grâce à une solide défense, se contentaient de dégager le ballon.

À ce jeu là, les Schilikois commencèrent à perdre espoir de prendre les trois points de la victoire. Les visiteurs profitaient de la baisse de régime de leur adversaire pour sortir de leur tranchée. Cest ainsi qu’à la 80, Ply coupa la trajectoire du défenseur et ouvrit le score en reprenant le ballon au premier poteau après une remise de L. Lachaab. Les Maubeugeois n’avaient plus qu’à gérer leur première victoire à l’extérieure.

Schiltigheim, le redémarrage ?

Depuis son succès initial sur Haguenau, le Sporting piétine. Redémarrage espéré contre Maubeuge.

Un match dure quatre-vingt-dix minutes… et les arrêts de jeu. Pour l’avoir oublié à Raon, le Sporting s’est bêtement fait subtiliser le point du nul qui l’aurait hissé dans le sillage immédiat des premiers. Inutile de dire que Nicolas Demuth et ses coéquipiers ont en tête de réparer la gaffe au plus vite.

L’occasion soffre à eux dės cet après-midi. Attention toutefois, le moindre relâchement leur est interdit. Maubeuge, qui leur rend visite, vient de sincliner devant. Haguenau, mais a auparavant étalé un certain nombre de ressources. Les hommes de Guy Varnier figurent parmi les valeurs res du groupe. Le tandem Ply – Lachaab est redoutable, Delobelle un remarquable chef de défense.

Contre cette armada parfaitement rodée, Josė Guerra, Régis Kaminski et Christophe Farschon ne samuseront pas, cest une évidence. lls paraissent néanmoins en mesure d’en venir à bout, dans la mesure où le collectif se remettra à fonctionner sans ratés grossiers. Comme ils peuvent compter sur un gardien, Franck Kientz, auteur de superbes performances au stade de l’Aar et évidemment désireux de confirmer, les Schilikois partent, avec les faveurs du pronostic. Sur le papier du moins..

Un bon nul

Il est des 0-0 ennuyeux et sans saveur. Celui concédé hier par le Sporting en National 2 sanctionna au contraire une partie plaisante et engagée.

SC Schiltigheim 0 Lille 0

Stade de l’Aar. Temps beau et ensoleillé, Pelou Se en excellent état. 126 spectateurs payants. Arbitre: M. Champet (Paray le Monial) assisté à la touche de MM. Reinling (Matzenheim) et Geyer (Urmatt). Avertissements à Lille: Hammadou (59), Campi (57). Expulsion à Lille: Campi (76).

SC SCHILTIGHEIM : Kientz, Boehrer, Eschbach, Demuth (Assant, 46, Lazarus, Martinez, Guerra (cap.), Bar (Boukria, ), Kaminski (Négelé, ), Fancello, Farschon. Entraineur: Kuntz.

LILLE: Legrand, Stephanopoli, Hampartouzmian, Sanz, Meszoly, Turpin, Campi, Marchois (El Idrissi, 88, Bradaia (Landrin, 83), Leclercq (cap.), Hammadou. Entraîneur : Gauthier,

La dernière venue des Stagiaires lillois au stade de Aar remontait au 5 nOvennbre 1994. Ce jourlà, les hommes de René huntz avait concédé un -0 guère glorieux, pour tout dire bien médiocre. Deux ans plus tard, même visiteur, même score final. Mais Cette fois, et contrairement au derby bien terne de la semaine dernière face à Haguenau, on ne sennuya que rarement hier au Stade de l’Aar.

La première demiheure de jeu vit les Lillois se montrer pressants sur le but de Kientz. Mais le nouveau Cerbère local était encore au top. Il sauva les meubles face à HammadOu (), Seul devant lui, et n’éprouva au

cune difficulté à récupérer

une frappe molle de Bradaia (24).

Le Sporting eut au contraire bien du mal à approcher le but nordiste. Il fallut attendre la demiheure de jeu pour voir une belle COmbinaiSOn entre KaminSki et Farschon. Mais Legrand veillait au grain. En cette première période on nota

encore une exceptionnelle envolée de Kientz sur un centre tir de Campi (51) et deux belles actions de José Guerra peu avant la pause.

Douze minutes de folie

Après le repos, on assista à douze minutes de folie Sur le terrain avec rien moins que quatre actions de but de chaque côté. Mentions très bien aux Lillois MarChois et Bradaia (joli retourné à la 53) et au Schilikois Guerra notamment. Par la Suite, le nordiste Campi exécuta un splendide coupfranc des 25 mètres qui trouva une excellente parade de Kientz, décidément en grande forme (74. Mais Campi déchanta rapidement en se voyant renvoyé aux vestiaires après avoir écoper dun deuxième carton jaune

M En supériorité numérique, les Schilikois mirent la pression sur les buts lillois dans les dix dernières minuteS. Mais ni la tête de Boukria (81) ni deux tentatives ultimes d’Eschbach ne parvinrent à tromper la vigilance de Legrand.

 

Un Sporting opportuniste

Derby laborieux hier au stade de l’Aar, avec d’un côté un FRH qui a fait l’essentiel du jeu sans conclure et de l’autre un Sporting qui a su concrétiser son unique action de but.

SC Schiltigheim 1 FR Haguenau 0
Stade de l’Aar. Mitemps: 0-0. Beau temps. Pelouse en excellent état. 408 spectateurs payants. Arbitre: M Papillier (Verdun) assisté à la touche de MM. Nicod (Mulhouse) et Stern (Ill
zach. Le but : Kaminski (72.
SC SCHILTIGHEIM :
Kientz, Boehrer, Eschbach, Demuth, Lazarus, Martinez, Guerra (cap, Bar, Kaminski (Boukria, 86, Fancello, Négelé (Farschon, 58 . Entraineur : Kuntz.
FR HAGUENA U : Rohn, Jérôme, Brengel, Werlé, Knobloch, Ehrhardt (cap, Mosser (Bey, 75 ), Tayebi, Mouzaoui (Gutfreund, 75), Didaux Klieber. Entraineur : Pleimelding.

Dur. dur la reprise! Sans doute ce derby estil arrivé trop tôt dans la saison. Toujours estil qu’il a été bien tristounet tnnêtnne Si leS (leux entraineurs y ont trouvė certaines SatisfaCtiOns.
Les vingt premières minutes furent SChilikoises. Et dès la 5 , les verts » du président Weller auraient pu Ouvrir le SCOre avCC un Centre de Boehrer sur lequel Brengel faillit marquer contre son camp. Débutant sur un bon rythme, la partie sombra rapidement dans le laborieux. Et des verts » On ne vit plus grand chose.
Au contraire, les Haguenoviens monopolisèrent le ballon et se présentèrent souvent devant la cage schilikOise. MaiS les tentativeS timides de Tayebi, Mouzaoui ou Kļieber trouvèrent sur leur chemin un Franck Kientz impérial. Le nouveau Cerbère local devrait vite faire oublier l’excellent Thierry Debès parti sous dautres Cieux.
Le plus beau tir haguenovien fut lOeuvre du vétéran » Eric Mosser qui, dans un angle difficile, mit en difficulté Kientz (55). L’unique tir schilikois de la première période vint du toujours jeune José Guerra fai
sant suite à un joli unedeux avec Négelé.
Rentrée de Farschon déterminante
Après la pause, les hommes de Pleimelding continuèrent à faire le jeu. Un centre parfait de Jérôme ne trouva hélas pas preneur (59. Haguenau prit peu à peu lascendant sur son vis à vis mais le Sporting de René Kuntz navait pas dit son dernier nnOt.
La rentrée de FarSChOn amena un peu de vivacité dans le secteur Offensif des verts. Après un beau coupfranc de Guerra (64, les SChilikois trouvèrent le chemin des buts sur leur première véritable action de
but. Martinez lança Farschon lequel servit Kaminski, seul face au but vide de Rohn (72. Les Haguenoviens, assOmmés, ne relevèrent la tête que dans les cinq dernières minutes. Mais, malgré dinterminables arrêts de jeu, ils ne parvinrent jamais à tromper la vigilanCe de Kientz.
Si Pierre Pleimelding SavOuait deçu du résultat brutal du match » mais conscient du problème de finitionde son équipe, René Kuntz notait l’âpreté de ce derbymais aussi la qualité techniquepropo. « Ce fut un match trės difficile, avoua l’entraîneur

Auxerre – Schiltigheim 1-2

L'exploit !

Olivier Négelé, un des principaux artisans du succès des Bas_Rhinois

Auxerre 1 Schiltigheim 2 Mi-temps:1-1.Temps frais. Pelouse en bon état Arbitre: NI Scheubel. Buts: Dauniaud (18e) pour Auxerre; Négelé (44e, 56e’) pour Schiltigheim. Avertissements: Auxerre: Radet (10e), André (70e’), Ganzales (75e), Iakovlev (75e). Schiltigheim: Eschbach (60e’), .

Les Schilikois ont réalisé un exploit hier au stade Abbé Deschamps en battant les Auxerrois, invaincus sur leur pelouse depuis près de deux ans. Il aura suffi de deux contres rondement menés et d’une grosse application défensive pour que les Alsaciens arrivent à faire tomber le lea-der. Négelé, en inscrivant les deux buts de la victoire, a ainsi été l’un des principaux artisans du succès des Bas-Rhinois. Pourtant tout avait bien débuté pour les Bourguignons dominateurs qui avaient en ef-fet ouvert le score par Dau-niaud ( 1 8e’ ). Progressivement les Alsaciens étaient sortis de leur zone inquiétant les lo-caux. La demi-heure passée, remontant rapidement le bal-lon, ils profitaient même d’une longue balle de Guerra pour semer la panique dans la défense auxerroise. Négelé prenait les défenseurs de vitesse et allait battre Lecrom d’un astucieux lob. Schiltigheim venait d’égaliser: les Auxerrois n’en revenaient pas!

Stoppés dans leur élan, tes gens de l’Yonne réagissaient à la reprise mais ils butaient sur une équipe, volontaire, enthousiaste et appliquée, qui allait d’ailleurs doubler la mise sur un centre d’Ernwein; Négelé, de la tète, battait en effet Lecrom (56e’). Les Auxerrois, qui n’avaient pas été menés au score depuis de longs mois, étaient K.O. mais ils réagissaient ensuite, pas toujours avec intelligence, tant et si bien que la défense alsacienne s’en tirait sans dommage. Bien regroupée autour de Demuth et avec un gardien efficace, les Alsaciens résistaient au rush des Auxerrois. Ils pliaient mais ne cédaient pas, tant sur les balles aériennes que sur les balles à terre: Schiltigheim tenait sa victoire. Alors que Kuntz levait les bras, Rolland, l’entraîneur auxerrois faisait grise mine

Schiltigheim à toute allure

FC Sochaux – SC Schiltigheim 1-3

Schiltigheim a réglé son compte au FC Sochaux dès la première mi-temps. Restait à tenir le choc pour rentrer en Alsace avec les trois points de la victoire. c’est chose faite.

Montbéliard stade René Blum, Mi-temps 0-2. Temps chaud bonne pelouse. 84 spectateurs pavanes. Arbitra­ge de M BVadet

But : Helion (77′ sur pe­nalty) pour Sochaux: Farschon (8′ et 44′), Emwein (70′) pour Schiltigheim

Avertissement• Sœvre 14′ a Sochaux ,- Boehrer 25′, De- muth 48 » à Schûtigheim. Ex­pulsion : Faim 29*’ a So­chaux

Sochaux avec  Feteyrens, Fahre. Traoré, Daûlv. Bertho ne (puis Cramette 28 »), Schreiner, Delaquintinie, He­lion. Bresson, (puis Ossei 760t Duarte, Palasti (puis Ibrahim 69 »)

Schiltigheim aveci Débes, Boehrer (puis Gradt 46′) Eschbach Demuth, Lazarus. Martinez, Fancetlo. Mouakit. Bmwem, Kaminski, (puis Guerra 89*) Farschon, (puis Wohlgemuth 76′ »).

Quatre buts encaissés la se­maine dernière a Lyon, trois hier face a Schiltigheim. la ré­serve sochalicnne débute la saison par le mauvais bout et même s’il est vrai qu’elle se re­trouva rapidement en situa­tion d’Infériorité numérique après lexpulslon de Faivre. El­le a trop facilement subi la loi d’une équipe de Schiltigheim beaucoup plus physique et très appliquée

A la mi-temps tout suspense avait disparu, les Alsaciens menant très logiquement 2-0 grâce à un beau double réussi par leur ailier gauche Far­schon. Ce dernier avait trouvé l’ouverture des la 8‘ en repre­nant un ballon repoussé par la défense locale après une per­cée volontaire de Martinez Fort de cet avantage, les Bas-Rhinois s ‘installaient résolument dans le camp francomtoit collectionnant les occasions de but par Kaminski. Fancello et Mouakit. Ce n’était que justice de les voir creuser l’écart Juste avant la pause par Farschon de la tète sur un cen­tre de Kaminski

Le match se révélait plus égal en deuxième période, mais jamais Sochaux ne don­na jamais I impression de ren­verser complètement la ten­dance.

C’est au contraire Ernwein. sur un contre, qui crucifiait le FC Sochaux a la 70ème. Il fallait un penalty, sifflé pour une faute du gardien alsacien Debes sur Duarre dans la surface, pour que Sochaux parvienne à sauver l’honneur par Helion

Fancello Libère Schiltigheim

SCHILTIGHEIM – SAINT-PRIEST 1-0

Stade de l’Aar. 175 spectateurs payants. Match disputé en semi-noctume. Temps sec. Chaleur modérée. Pelouse en bon état. But: Fancello (83) Schiltigheim. Avertissement Saint-Priest) et à la 42Schiltiggheim.

Schiltigheim et le Racing ayant été affectés pour le championnat 95/96 de CN2, au groupe C, ils auront cette saison treize nouveaux adversaires à découvrir, dont Saint-Priest, qui s’est rendu samedi soir dans la capitale alsacienne de la bière.

Le Sporting qui vient de terminer deux années de suite en troisième position, partait un peu dans l’inconnu, son adversaire ne lui étant guère connu, et René Kuntz, qui n’avait pas de point de repère, donnait le ton à son équipe en exigeant d’entrée un succès, Précisons que José Guerra, qui relève d’opération, était absent mais que le gardien Debès longtemps indécis, tient sa place.

Le Sporting a beaucoup de mal à entrer dans le match et sil obtient cinq corners dans les 25 premières minutes, le gardien des Sanpriots n’est sérieusement menacé qu’à la 28 lorsque Ernwein hérite d’une passe inespérée d’un défenseur visiteur, se présente seul devant Payre mais n’arrive pas à conclure. A la 30°, on note un tir de l’arrière latéral Moetsch qui a failli donner l’avantage aux visiteurs. A la , un tir à ras de terre de Négelé est dévié en corner par Payre. Juste avant la pause, le même Payre effectue un arrêt réflexe de classe, en détournant une tête de Mouakit qui ne demandait qu’à prendre le chemin des filets,

En deuxième période, le Sporting a le match bien en mains mais il tarde à trouver définitivement ses marques. Il faut aussi dire que la défense de Saint-Priest sait exploiter à merveille les règles du hors jeu, les avants locaux se faisant prendre au piège assez régulièrement. Les minutes sécoulent et Saint-Priest tient bon, sa défense réalisant une partie exemplaire et il faut vraiment une grande erreur d’un défenseur adverse pour que Fancello, qui n’était entré en jeu quà la , parviennent à sept minutes de la fin à marquer l’unique but de la rencontre. Quant à Lazarus et à ses camarades, ils obtiennent un succès bien mérité et c’est somme toute tout ce que leurs supporters souhaitaient de leur part.

Un gros bras en ouverture

StPriest au stade de l’Aar, ce soir (20h) pour l’ouverture du championnat du National 2. Déjà une mission délicate pour le Sporting Schiltigheim.

StPriest Connait pas. Ou alors à peine. » René Kuntz, l’entraîneur schilikois nest sans doute pas le seul en Alsace à tout ignorer ou presque du club rhodanien. Auteur d’une saison 94-95 quon qualifie généralement de moyenne Sous la houlette de David, StPriest nentend pas en rester .

Stpriest
Olivier Negelē qui s’ēlēve ici en compagnie du gardien colmarien Yves Bischoff et Schiltigheim espèrent prendre de la hauteur cette saison.

En terminant dans le ventre moudu groupe C, auquel le Sporting est affecté cette saison, les banlieusards lyonnais nont pas vraiment rempli leur contrat puisquon les attendait dans le peloton de tête. Ils veulent en appeler de Cet insuccès, On sen doute.

« Nous nous heurtons d’emblée à une très forte opposition, prétend en tout cas René Kuntz qui ne craint cependant pas cet adversaire un brin mystérieux.

Un Candidat au titre nen a dailleurs pas le droit. Candidat au titre, le Sporting? Nous plaçons la barre assez haut, avoue » le coach des verts. Quand on a terminé deux ans de Suite dans les trois premiers, on ne peut que viser l’accession si l’on a de l’ambition… et nous en avons. Voilà qui a le mérite de la clarté. Je pense sincèrement que nous en avons les moyens, poursuit Kuntz. Le groupe est rodé puisqu’à l’exception d’Ernwein ses éléments sont ensemble depuis plusieurs années. Il est capable très vite de trouver un bon niveau. Reste å trouver la motivation… »

Dans cette optique, mieux vaut ne pas trébucher sur la première marche. L’incertitude sur la participation du gardien Thierry Debès, souffrantd’une entorse, est levée. En revanche, l’autre éclopé, à savoir José Guerra opéré du ménisque début juillet, demeure très incertain. L’absenCe de l’ancien Pierrot et racingman constituerait un sérieux handicap pour les co, équipiers de Nicolas Demuth,de l’aveu même de l’entraineur qui relève son rôle important au sein d’un groupe en confiance.

L’ex-Sarrebourgeois Ernwein, qui se remet d’une contracture, devrait tenir Sa place. Mais l’entraîneur nen convoque pas moins de quinze hommes (quatorze peuvent désormais figurer sur la feuille de match) afin de parer à toute éventualité: Ernwein, De, Klee, Lazarus, Demuth, Boehrer, Eschbach, Mouakit, Martinez, Fancello, Ernwein, Negelé, Gradt, Guerra, Kaminski, Farschon.

Sc Schiltigheim – StPriest (20h) au stade de l’Aar.

Du pain sur la planche

SC Schiltigheim 0 ASCA Wittelsheim 0

Stade de lAar. Temps couvert et orageux. Pelouse abîmée. Environ 80 spectateurs.

SC SCHILTIGHEIM. Aprillon, Boehrer, Eschbach, Demuth, Lazarus, Martinez, Negele, Mouakit, Karninski, Fancello, Farschon, Klee, Entr: Kurutz.

ASCA WITTLELSHEIM. Rinner, Velex, Schwertz, Bouhouche, Zemb, Autreau, Coupe, Gross, Aboud, Normandie, Mamar, Kirar, Ziegler, Cristante, Haberbuch. Entr : Grégoire.

René Kuntz a encore du pain sur la planche pour motiver ses troupes à moins d’une semaine de la reprise du championnat. Hier, face à 1ASC VVittelsheim, les SchilikOis sont en effet apparus brouillons et timorés. La bonne surprise est en fait venue des HautRhinois, qui, pour leur premier galop dessai cette saison, ont tenu la dragée haute face au sOciétaire de CN 2 et auraient pu, avec un peu plus de chance, remporter le gain de ce match. A la décharge des Schilikois, il faut cependant souligner les absences des deux gardiens Thierry Debès et Sébastien Michel, blessés (cest le cerbère de Quatzenheim, Stéphane Aprillon, qui gardait la cage du Sporting; de José Guerra, dont la blessure au genou sest aggravée; ajoutées aux forfaits de Gradt (blessure à l’Orteil) et dErnwein (claquage) cela donnait un Sporting quelque peu affaibli.

Côté VVittelsheinn, Seuls manquaient à l’appel trois titulaires, encore en vacanCes: Blériot, Guénat et Fenech. La rencontre débutera avec vingt minutes de retard; faute darbitres envoyés par la commission de la Ligue. Des bénévoles des deux clubs se relayèrent au sifflet.

En première mitemps, on ne vit rien de bien Construit avant la 1 19et un centretir du HautRhinois Aboud que relâcha Aprillon sur la tête de Kirar échouée de peu audessus. Côté Sporting, hormis des tirs non cadrés de Farschon et Fanccllo et une belle action partie du milieu de terrain se terminant par un centre parfait de Kaminski sur la tête de Négélé (14, rien de bien excitant. pas de quoi pavoiSer.

Par contre, à Wittelsheim, on nota lexcellent travail défensif de FranCk Schwertz et surtout une belle montée du milieu de terrain de Bouhouche lequel alluma Aprillon qui relâcha la balle et ne son salut qu’à Eschbach qui sauva inextremis en Corner (27,

Après la pause, les hommes de René Kuntz SC 1 Ontrèrent tout aussi laborieux. La seule satisfaction vint dAprillon (mais il joue à Quatzenheim I) qui effectua de superbes parades: sur un coupfranc de Zemb (59e) et seul face Ziegler (71)

On notera cependant un léger mieux de la part des Schilikois dans les vingt dernière minutes avec de bons centres de Farschon et une belle percée de Kaminski servant en retrait pour (80, Mais trop peu de franches occasions pour mériter dobtenir le gain du match.

Au final, on retiendra une dernière revue deffectif bien inquiétante pour Schiltigheim avant le match contre Saint-Priest, samedi prochain et une bonne impression laissée par l’ASCA Wittelsheim et Son nouvel entraîneur, Gérard Grégoire.