L’objectif manqué la saison dernière ne décourage pas le SC Schiltigheim. A en croire son entraîneur, l’ambition demeure… L’envie vous prend d’irriter René Kuntz? Evoquez devant lui la relégation du Sporting: résultat garanti. L’entraîneur schilikois, qui entame sa dixième saison chez les «verts», réplique du tac au tac. «Relégation? Quelle relégation? Nous avons fini treizièmes. Ce n’est pas extraordinaire, mais dans un groupe aussi difficile, ce n’est. pas davantage une honte. Et, surtout, ce n’est pas une place de relégable. Nous sommes simplement victimes de la refonte du championnat de France. » René Kuntz n’est pas aveugle, cependant. Il ne faut pas le pousser beau-coup pour qu’il reconnaisse que la saison écoulée n’a pas été celle qu’il espérait et qu’espérait le club. «Notre équipe était peut-être un peu moins forte que les an-nées précédentes, analyse-t-il. Mouakit, Knapp étaient partis. Et puis, pour cause de Racing, le président (Roland Welter) était souvent absent, moi-même j’ai été moins disponible… –Et puis, René Kuntz insis-e là-dessus, il,y a eu le coup dur. «L’accident survenu à Franck Kientz, notre gardien, nous a déstabilisés, dit-il. Non que Michel, son remplaçant, qui a sauté au pied levé dans la brèche, ait démérité. Au contraire. Mais quand même…» Au club, on s’efforce de ti-rer un trait sur cette saison des malheurs. «J’ai l’impression que nous allons la digérer très vite, estime l’entraineur. En fait, nous l’avons déjà digérée. Il y aura quelques retouches au sein du groupe et moi-même je suis plus motivé que jamais.» Pas plus que José Guerra ou Nicolas Demuth, deux de ses hommes de base, René Kuntz n’aime rester sur un échec. Raison pour laquelle il s’est attaché les services d’un trio haguenovien (Armand Jérôme, de toute évidence l’un des meilleurs défenseurs latéraux du National 2, Philippe Reibel et Alain Klieber) auxquels s’ajoute un gardien d’expérience, en l’occurrence Christophe Schlenker en provenance de Vauban. Sans parler du «plus» que pourrait représenter l’arrivée d’une pointure, qui pourrait bien être Ali Bouaffia.
Ces arrivées compenseraient les deux départs annoncés: Eschbach, en contacts avec Haguenau et Farschon qui rejoint la FAIG après une dizaine’ d’années de (très) bons et loyaux services. Pour sa part, Serge Lazarus qui a dépassé la trentaine, sera chargé désormais d’encadrer l’équipe II qui monte en division d’honneur. «Cette accession est l’il-lustration du bon travail effectué au club, se félicite le coach. Quand je suis arrivé, elle évoluait en division….IV. La voici au niveau de l’élite alsacienne. Quant à notre section des jeunes, elle est exemplaire. Nos moins de 17 ans sont champions d’Alsace. Les moins de 15 ans opèrent en championnat de France. Et les moins de 13 ans sont- également en DH. Au club, nous en sommes fiers.» Fierté légitime. Reste à redorer le blason vert au ni-veau de l’équipe fanion. Et à incorporer au sein de la fa-mille du Sporting, la section féminine de l’ASPTT reprise en bloc. Un programme suffisamment chargé qui n’effraie apparemment pas Roland Welter, président revenu au chevet de son « premier enfant ». Le Racing lui laisse désormais des loisirs.
