
18ème marathon : 4:21:05 :
Encore un marathon, pas forcément prévu au programme. Mais lorsque Manu me contacte et me propose un dossard, le sien (d’où mon identification sous son nom aussi bien sur les photos que sur la vidéo mais…c’est bien moi qui ai couru je peux vous l’affirmer 🙂 ), car il ne peut se rendre à Paris ce jour là, le réflexion fut de courte durée. Une sortie concluante sur le semi-marathon de La Wantzenau et hop me voilà embarqué … 15 jours plus tard sur cette nouvelle épreuve. Ce sera mon quatrième passage à Paris à l’occasion de ce marathon. Mieux préparé, enfin je le pense, que pour la précédente edition 2021 du mois d’octobre dernier.
La veille, départ à 12h44 en train pour la première étape indispensable, le trajet jusqu’au parc des Expositions à Paris. Dans le wagon, j’entends plusieurs conversations évoquant le marathon, je ne suis pas le seul à avoir cette destination ce week-end. A la gare de Metz, ma « nouvelle voisine » s’installe et évoque elle aussi la course du week-end. nous faisons donc plus ample connaissances en évoquant nos différentes expériences sur marathon ou autres compétitions sportives. Le temps file et nous voilà Gare de l’Est. Nous nous rendons au parc des exposition ou nous rejoignons de ses amis coureurs, tout en récupérant les dossard et en arpentant les allées interminables du parc Expo dédié au marathon. A 18h nous sortons enfin de ce lieu direction le métro afin que chacun retrouve son hôtel. Il est 20h, enfin posé à l’hôtel, les affaires prêtes pour la course du lendemain.
La nuit n’était pas des meilleures, sans doute le stress de la course et un réveil à 5h30, beaucoup trop tôt, mais on ne choisit pas toujours. LE départ est prévu pour mon sas à 9h20. J’ai vraiment du temps devant moi.
Un aperçu du volume de la préparation…
| en nombre de km d’entrainement (hors le marathon) | Paris 2022 | Paris 2021 | Paris 2014 | New-York 2015 |
|---|---|---|---|---|
| Mois de compétition (C) | 6 | 30 | 60 | 90 |
| Mois C-1 | 86 | 76 | 146 | 124 |
| Mois C-2 | 53 | 46 | 96 | 142 |
| Mois C-3 | 147 | 35 | 76 | 143 |
| total km | 292 | 187 | 378 | 499 |
| total nombre de sorties | 27 | 22 | 41 | 50 |
| Temps réalisé | 04:21:05 | 04:25:23 | 03:37:56 | 03:35:04 |
Assez parlé et rentrons dans le vif du sujet : la course.
Me voilà au départ, j’arpente les champs Elysées, puis à l’ouverture du sas voilà que je m’y engouffre et me fraye un chemin vers l’avant. Nous sommes nombreux, mais il y a de la place. Les coureurs vont partir par vagues, non seulement par rapport au temps escompté mais également dans les sas de temps, ce qui, au final me fera partir vers 9h40. Il y a du soleil, mais il fait froid et le vent est bien présent.
Toujours les mêmes question au départ…comment va se passer ma course ? Arriverais je dans le temps prévu, à savoir 3h45 ? Aurais je un pépin physique ? Mon corps va t il accepter l’effort ? Quelles vont être mes sensations de course ?
En tous les cas, être dans un sas de départ de marathon est toujours aussi grisant. Ce défi avec soi même, cet effort, ce partage avec les coureurs, avec les supporters présents tout le long de la course. Toute cette ferveur pour un évènement sportif populaire, c’est assez énorme.
Le départ est donné et je m’élance sur un rythme plus faible qu’ à l’accoutumé afin de gérer mon allure, mes efforts et reculer le plus possible les difficultés. Et …malheureusement, cette année encore, il va y en avoir.
Pourtant, je suis confiant, j’ai de bonnes sensations, je garde l’allure (5’11 du km) et les monuments, les km défilent. je conserve mes gants pendant une bonne quinzaine de km. J’arrive à l’hippodrome de Vincennes et c’est un long faux plat, exposé au vent, qui me donne des premier signes inquiétudes.
Mais je conserve l’allure, sans trop de difficulté. J’arrive même au semi avec cette même impression de gestion de course, dans mon rythme et sans trop de difficulté. Mais, expérience me l’a toujours (dé)montrée, les premières difficultés musculaires arrivent plus tard et, c’est bien ainsi que cela se passa.

L’allure commençait à baisser et je profitais du passage à proximité de la tour Eiffel pour à nouveau immortaliser le moment. J’ai plutôt bonne mine et le cardio et correct, mais bon sans que mes jambes me font mal.
L’idée d’abandonner fait un très rapide passage dans ma tête, mais je l’évince aussitôt. Depuis 2007 ou j’ai couru mon premier marathon, je suis toujours allé au bout de mes courses, même avec de la, souffrance, il faut serrer les dents, même si ce ne sera pas agréable, il reste 12km !
J’échanges quelques mots via les messageries instantanées avec quelques amis, et hop cela rebooste le moral et me revoilà dans la course.
Les kilomètres vont s’enchainer, avec une alternance de course, de marche, de pause pour s’alimenter, de discussions avec d’autres coureurs dans la douleur et les km finissent par avancer.
38ème, 39ème,40ème, plus que 2 km, je serre les dents et pense déjà à la ligne d’arrivée, ce franchissement de bannière, signe que je suis à nouveau finisher d’un marathon et que j’ai su aller au delà de la douleur.
M’y voilà, elle me tend les bras cette ligne, il reste encore moins d’un km, la foule encourage les coureurs, les incite à se dépasser pour les derniers mètres. J’y suis, c’est à mon tour de franchir la ligne d’arrivé. Mon chrono est bien loin de mon temps escompté, mais au final, j’ai dépassé ce stade depuis bien longtemps, mes jambes m’ayant fait comprendre aujourd’hui encore, qu’elles préféraient clairement du repos plutôt qu’un record dont elles n’ont que faire.
Il y a des moments où il faut savoir écouter son corps.
La récupération est maintenant de mise, s’alimenter, s’hydrater, se reposer et préparer la prochaine étape sportive.



















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