Les courses de Strasbourg (2022)

Haaaa…les courses de Strasbourg, toujours un évènement spécial, l’effervescence dans la ville, le départ proche de « mon quartier » , une partie de la course qui s’y déroule et un regroupement d’amis pour terminer autour d’une bière (ou deux) et d’un bon barbecue. Enfin, ça, c’était avant….

Le temps avance pour tous, le covid passe par là et la course est réorganisée et le départ et l’arrivée se font maintenant dans le centre ville. Cela change la donne de la journée, du moins des festivités privées, mais en aucun cas de l’envie de se retrouver et de partager ce bon moment sur le bitume, à fatiguer notre corps et user nos basket.

Pour cette édition, je m’inscrit au challenge des 31,1km, soit  le semi-marathon suivi 1h plus tard du 10km et cela 1 mois après mon marathon de Paris. Cela reste donc un défi musculaire et c’est bien ainsi que cela va se dérouler.

Rendez vous donc au centre ville, avec Manu qui prendra part au semi-marathon, il est à peine 7h20 que nous nous retrouvons Place Broglie et nous dirigeons vers le départ où nous attendent Anri et Cédric (lui en spectateur…dévoué…à Anri ;-))

Quelques discussions d’avant course, et des perspectives de temps, sans pression aucune, juste  le plaisir de partager une épreuve. Manu va dans sons sass de départ, et Anri et moi rejoignons le sass « Elite » (j’en ris encore), le privilège de participer aux deux courses. Il y a du monde, le beau temps est au rendez vous, la chaleur aussi…

Le départ est donné et nous nous élançons avec Anri sous les encouragements des spectateurs et de …Cédric. Nous avons une bonne foulée dès le départ et c’est sous les 5mn que nous terminons le premier km. De bonne augure, même si cela me parait rapide, car je dois  dire que j’ai quelques craintes quand même, le travail foncier n’étant pas des plus important ces derniers temps et le marathon est encore « présent » dans mes souvenirs musculaires… quand à Anri, c’est un peu une nouvelle distance pour elle, même si 18km ne lui font pas peur au quotidien.

Nous échangeons donc régulièrement sur notre allure, le fait de la maintenir ou non, mais, la forme reste présente alors nous continuons à ce rhyme, le 5ème km est déjà là et aucun signe de fatigue, ni pour l’un ni pour l’autre. Chapeau Anri.

La forêt de la Robertsau est en ligne de mire et c’est un passage que j’affectionne, d’ailleurs Anri connait aussi ce coin et l’apprécie et sans surprise, nous continuons sur notre rythme en profitant de l’ombre que nous offre les arbres. Un crochet au stade de football de la Robertsau et nous revenons vers l’Orangerie pour ensuite nous diriger vers la le Parc de la Citadelle puis l’Esplanade et nous voilà presque arrivés, enfin presque. 

L’allure reste sous les 5mn du km mais nous avons un peu ralenti, il faut un peu faire durer le plaisir n’est ce pas ? Quoi que, je dois dire que le passage vers l’Esplanade n’est de loin pas mon préféré, mais heureusement ensuite nous abordons les derniers km et nous rentrons dans Strasbourg centre en passant par le quartier de La Krutenau, pour ensuite se faufiler dans les rues étroites qui nous mènent à la Cathédrale, signe que l’arrivée n’est vraiment pas loin.

Mais avant l’arrivée qui nous délivre, il reste 2 ou 3 km, pendant lesquels mes jambes recommencent à me faire « souffrir » aussi Anri continue t elle sur son rythme et file toute seule, et non sans « remords » vers le tapis rouge qui nous attends rue des Grandes Arcades. Je suis obligé de ralentir l’allure et Cédric aura lâché sa belle afin de m’aider mentalement dans ces derniers km, c’est aussi cela qui fait le charme et le plaisir des courses entres amis. MERCI Céd ! Mais, je la vois à mon tour, cette belle allée, remplie de spectateurs, de supporters , de part et d’autre de ce tapis que nous voyons au loin, ce murmure qui s’élève (non, pas juste pour moi !), cette effervescence au passage des coureurs, qu’importe le temps, seul compte l’effort déployé pour en arriver là, et , cette émotion là, cette sensation là, aussi simple soit elle,  est un vrai plaisir !

Le plaisir de se dépasser, d’avoir partagé l’effort, le plaisir d’avoir à nouveau su aller au delà du ressenti, le plaisir du moment tout simplement.

Les boissons et les oranges sont un vrai régal, il  manquait réellement de ravitaillement, surtout en eau. Je retrouve donc Anri, Cédric et Manu, qui lui aussi aura terminé dans un temps des plus honorable (pas la faute à la chaleur, pas la faute aux entraînements mais certaines nuits sont plus longues et plus arrosées que d’autres, bravo Manu !!)

Vous en êtes encore à lire, alors ne partez pas…. il y a une seconde course !!! Quoi encore ? Bein oui, , le 10km et je l’ai faite avec Anri à nouveau alors…restez :-), ce ne sera plus long, à l’inverse de ma seconde course du jour !! Où je suis allé au bout  !

Nous voilà au départ du 10km, 1h plus tard, en compagnie cette fois de Cédric (oui il court aussi de temps en temps :-)), mais aussi de Pierre, David, Soufian, Raph (qui, eux, s’ils n’ont pas pris le départ du semi, n’ont pas été en reste puisqu’ils sont tous venus à vélo…une quarantaine de km…si si si  !)

Top départ, nous sommes lancés, chacun dans son sass et le premier km se passe bien, sur une allure de 5mn15 du km, moi je signe de suite ! mais bon…la suite sera moins rigolote et dès le 4ème km les cuisses se durcissent, les mollets en fond de même au 5ème et …heureusement…Anri éprouvait également de sacrées douleurs ! A partir de là, Cédric est parti sur son allure, et nous avons décidé avec Anri, que ce était pas nécessaire de se faire violence, nous avons bien fait notre effort sur le semi et dans tous les cas nous ne serons pas sur le podium ! Nous avons donc alterné entre marche et course et tour à tour, Raph, Pierre, nous ont dépassé (beaucoup d’autres aussi) Le manque d’eau s’est fait cruellement sentir mais nous avons pris notre mal en patience et nous avons fini par arriver à nouveau sur ce tapis rouge, certes la saveur n’était pas la même qu’au semi, mais nous avions à nouveau dépasser nos possibilités, doucement , tranquillement, mais c’est fait : le 10km était bouclé lui aussi.

Chacun de  nous aura donc fait ses efforts, à son rythme, ses objectifs et aura eu sa satisfaction de la journée, pour ma part, je reste sur ma faim et pour plusieurs raisons :

  • même si le tracé est agréable je dois dire, j’appréciais le départ/arrivée historique du côté du Parlement Européen
  • Il me manque le côté festif après la course (barbecue , pression – la bière)
  • Et plus personnelle  avec mes douleurs musculaires trop vite présentes. Il va falloir remettre de l’eau là dedans 🙂

Un grand bravo à tous, et un merci immense aux « supporters » (Cédric et sa famille, Patrick et Muriel, et bien d ‘autres à distance !)

L’après midi sera bien plus calme !

Ha, un dernier point quand même, si vous, lecteurs, vous avez encore un peu de temps, je vous invite à lire l’édition des courses de Strasbourg 2016….. il y a donc 6 ans…elle en vaut le coup et vous comprendrez…le temps qui passe….

J’oubliais, il manque un dernier pavé…la partie statistiques :

Le semi marathon de de Strasbourg 2022

QuiTempsClassement
(sur 1793 classés)
Classement dans sa catégorie
Anri01:41:2644921/215
Olivier01:43:0250546/136
Manuel01:50:0481668/136

Le 10km de Strasbourg 2022

QuiTempsClassement
(sur 2395 classés)
Classement dans sa catégorie
Soufian00:47:2045453/200
Raphaëlle00:50:0366113/113
Pierre00:52:2678988/200
David00:55:071062111/200
Anri00:59:321863118/133
Olivier00:59:321864229/370