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19 – Marathon du Beaujolais (2022)
19ème marathon : 4:45:39
Rien ne sert de courir….il faut s’y préparer ! Lorsque Manu me propose de participer au Marathon du Beaujolais en cette fin d’année, je mets quelques jours à lui répondre, encore « fatigué de mes deux dernières expériences « marathon » que je n’avais pas beaucoup préparés et sentant qu’il en serait sans doute de même pour celui-ci… Mais, au bout de quelques jours de réflexion une réponse positive et c’était parti pour une nouvelle échéance marathon, une nouvelle épreuve, un nouveau défi. Alors , tant bien que mal, j’essaye de m’astreindre à un minimum de préparation, et ..ce fut vraiment un minimum (je vous laisse consulter cet article sur mes préparations).
C’est ainsi que nous partons le vendredi 18 novembre pour rejoindre un gite proche de l’arrivée du marathon du Beaujolais. Cette épopée se fera avec Manu (7 marathons ensemble déjà) Eric et Jean-Michel. Pas de prévisions d’exploits, c’est un marathon festif avant tout.
Déguisements, musique, passage au milieu des vignes, dans les domaines et les châteaux des vignerons, des dégustations régulières possibles, mais pas obligatoires. La plaquette est belle, et elle est fidèle au ressenti d’après course. Une organisation aux petits oignons, que ce soit au niveau de la récupération du dossard, à la gestion du départ à Fleuri (25km de route au petit matin) ou encore à l’arrivée, l’après course au chaud. Il faut savoir qu’à part le marathon il y a également d’autres courses organisé en même temps, ce qui démultiplie l’ambiance, et les spectateurs ! Vraiment au top.(semi marathon, marathon-relais à 4 ou à 3, 13km), un vrai choix pour tous ce qui fait au total environ… 20.000 participants !!! — mais seulement 2041 valeureux dont…nous !
Samedi matin, la voiture est garée, nous marchons vers le départ et à peine arrivée, la minute suivante, le départ est donné ! Nous partons tous les quatre, au milieu de cette foule bien colorée et joyeuse. Les premiers km se font dans des rues/chemins étroits et nous piétinons un peu, mais, patience, nous avons 42km à faire, nous aurons encore le temps d’accélérer.
Les 7 premiers km défilent et nous arrivons à peu près à rester ensemble, Manu donnant le rythme, à ne pas dépasser, afin de ne pas se « griller » tout de suite. Jean-Michel ronge son frein ! Nous traversons les vignobles et les châteaux, passons dans les caves des vignerons, profitons de la musique dispensée par des groupes locaux, et apprécions les ravitaillements très fournis, avec des bénévoles aux petits soins et toujours des dégustations de beaujolais possible.
Le 11ème km aura marqué une séparation des uns et des autres, plus pour des pauses techniques que physiques, chacun restant alors sur son rythme. Pour ma part j’essaye de maintenir le rythme donné par Manu. Je sens néanmoins que ce rythme, basé sur la prudence, sera trop optimiste pour moi. Et mes muscles ne vont pas tarder à me confirmer mon ressenti.
La course continue et Jean-Michel me rejoint et nous partageons les km jusqu’au semi que nous franchissons ensemble. C’est une moitié de faite et nous voilà sur « le retour ». Mais je lui indique clairement à ce moment là, qu’il pourra continuer sans moi… les douleurs arrivent et « ma course » commence maintenant.
Même si avec un passage au semi en 2h06 il n’y a rien de dramatique en temps normal, la suite va s’annoncer compliquée. Le 28ème km marque le gros changement dans la douleur, les muscles devenant de plus en plus douloureux, les tensions étant multiples, que ce soit au niveau des mollets, des cuisses, et même de la plante des pieds (les premières crampes font leur apparitions) la suite va être très difficile.
Le passage au 30ème km se fera 1h plus tard, ce qui reste cohérent avec mon allure depuis le début de ce marathon, mais je ne le sais que trop bien, lorsque les douleurs surviennent, c’est vers le 32/33/34km que le pic arrive et c’est ainsi que cela s’est passé pour moi.
Pas de surprise, sans préparation correcte, point de miracle, même si je dois dire, j’espérais pouvoir gérer mieux que cela en diminuant mon allure de base dès le début.
J’ai commencé à alterner la marche et la course, 200 mètres de marche, 800 de course. J’en ai profité pour discuter avec d’autres coureurs en difficultés, ccertains prenant le même rythme que moi et faisant donc un bout de course à mes côtés.
A ces moments là, je dois dire que je me suis posé la question « mais qu’est ce que tu fous là ! Pourquoi encore te faire « mal » à ce point. Hé oui, je n’avais pas eu ce genre de douleurs depuis très très longtemps.
Au 35ème km, Eric arrive à ma hauteur, et sympathiquement me demande s’il doit rester à mes côtés pour m’épauler. Mais…il est fou !!!! 🙂 Je décline bien sur sa proposition, chacun sa course, et aujourd’hui c’est à mon tour d’être dans la difficulté. Je le vois donc doucement s’éloigner, tout en continuant de m’étirer, le quadriceps, ou les mollets, je ne sais plus, tout était douloureux !!
Je marche beaucoup, mon cardio n’est absolument pas à son maximum bien au contraire, mais mes muscles ne veulent plus. Je discute encore avec quelques coureurs/coureuses et les km avancent tout doucement. Même les derniers km en descente ne sont plus vraiment un plaisir, seule l’arrivée est attendue.
Le 40ème est mémorable avec une crampe des plus intense au quadriceps gauche, jambe bloquée, douloureuse et impossible à évacuer..il me faudra 3 bonnes minutes pour faire passer cela.
Nous sommes au centre ville et courons pour un dernier km dans les rues où les spectateurs donnent de la voix, c’est agréable, même si je vais très doucement, je fais attention de ne « pas cramper » au risque de voir tous mes muscles se figer, je maintiens donc une allure très basse afin de terminer et franchir cette ligne d’arrivée la tête haute. Enfin là voilà !
Le chrono affiche un temps plus élevé que d’habitude mais en dessous de mon temps maximum prévu (5h). La course est finie, maintenant place à la détente et au repos.
J’attends quelques minutes, Manu ne devrait pas tarder, mais la sensation de froid (transpiration oblige) me fait me diriger vers la salle réservée aux coureurs du marathon,. Je récupère ma médaille au passage et rejoins Jean-Michel et Eric qui nous attendent bien au chaud.
Manu ne tarde pas et nous voilà prêt pour la photo des finishers
Un grand bravo à tous car Manu, malade avant la course connaissait déjà son déroulement et l’issue pour lui, moi, il en était de même mais pour un manque de préparation à cette distance et les résultats concordent avec notre forme du moment. A Eric car il a réussi à maintenir son ryhtme et son effort tout du long, et à Jean-Michel, car il signe le meilleur temps de nous quatre et son meilleur temps également. Et puis un grand bravo aussi car tous ont su trouver les ressources et sont restés dans la bonne humeur malgré tout.
Qui Temps Classement Cercié – Au 17ème Charentais – Au semi Arnas – Au 30ème Moyenne
Jean-Michel 04:00:18 458/2041 1:41:22 02:06:51 02:59:07 10,44 km/h
Eric 04:35:09 839/2041 1:50:29 02:21:36 03:21:20 9,13 km/h
Olivier 04:45:39 989/2041 1:40:46 02:06:51 03:07:16 8,79 km/h
Manuel 04:49:43 1045/2041 1:42:10 02:10:28 03:15:06 8,67 km/h
10km de La Wantzenau (2022)
La sortie du jour se passe à La Wantzenau, bien pratique pour moi je dois dire. Le temps est frais et humide mais qu’à cela ne tienne, je vais prendre cela comme la sortie dominicale.
Aujourd’hui, accompagné de Oriane, qui à vrai dire est motivée un maximum au vue des conditions climatiques (it’s a joke) et de son état de fatigue. Qu’importe nous nous dirigeons vers la salle de sport afin d’y récupérer les dossards et partir dans les 20mn pour arpenter les rues de La Wantzenau. Nous avons choisis la version « route », composée de 2 boucles de 5 km, plus « propre » que la version nature par ce temps.
L’anecdote avant le départ… nous avions des affaires mais pas de vestiaire aussi j’ai vite fait l’aller/retour à la voiture et suis revenu 1mn avant le départ, soit 1,6km d’échauffement…comment dire, à vraiment bonne allure . En apnée avant de commencer !!!
Me voilà de retour, je retrouve Oriane, et à peine le temps de se positionner que le départ est donné. Il y a du monde, nous sommes un peu derrière mais arrivons rapidement à nous frayer un chemin, et passons devant le meneur d’allure des 50mn. Pfuii…vais je tenir ? C’est rapide quand même. Et au vue de la forme affichée lors de la dernière course de Oriane, je sens bien qu’il n’y aura sans doute pas de ralentissements. Les km passent doucement, l’allure reste soutenue, en tous les cas au dessus des 12km/h, et nous maintenons le cap, même si je souffle et reste en apnée !
La première boucle est terminée, et nous profitons du ravitaillement pour marcher quelques pas, puis nous reprenons notre rythme. Quoi que nous ayons un peu diminué l’allure mais… pour une courte durée, à peine un km 🙂 car, malgré la fatigue, nous arrivons à maintenir le cap (le chrono pour témoin).
L’arrivée est toute proche et nous ne lâchons rien, même si les dents grincent un peu. Un dernier virage et nous entendons les encouragements du public proche de l’arrivée, nous y sommes presque, un dernier effort et ce sera fait. C’est fait.
Nous franchissons cette ligne d’arrivée dans un temps des plus honorables. Une belle sortie, une bonne course et il ne nous reste plus qu’à récupérer et profiter du dimanche après midi bien au chaud.
| Qui | Temps | Distance | Classement |
|---|---|---|---|
| Oriane | 00:48:39 | 10 km | 446/664 |
| Olivier | 00:48:39 | 10 km | 447/664 |
Le semi marathon de Rosheim – F4P – (2022)
1:49:52 – classement 239/447 –
10km de Fegersheim (2022)
Les Courses de Fegersheim font parties des manifestations que j’affectionne particulièrement, une bonne organisation, avant, pendant et après la course, mais également des courses pour les enfants. Cette année, toujours sous l’impulsion de Laurent, directeur de la caisse locale de Crédit Mutuel, ce n’est pas moins de 40 participants sous la bannière de l’entreprise, et pas moins de 4 personnes sur 6 de notre service. Le soleil est au rendez vous, mes collègues aussi, on va bientôt pouvoir s’élancer et découvrir ce parcours « urbain ».
C’est parti, le top départ est donné et nous partons tous ensemble, en Team. Je ne reste que quelques centaines de mètres avec mes collègues et augmente le rythme. Pas de velléités de temps aujourd’hui, mais du plaisir tout en se mettant un peu dans le rouge. Je découvre agréablement ce parcours qui alterne le bitume et les passages en forêt, je me sens même en forme ce qui explique la moyenne de 4’40 au km (j’oscille plutôt à 5mn actuellement). Du coup, je dépasse l’une ou l’autre connaissance, en profite pour échanger quelques mots. C’est toujours plus sympa lorsque l’on peut un peu échanger lors d’une course (bein, oui, je vais pas terminer sur le podium !)
Quelques relances quand même sur ce parcours, mais rien d’anormal vu l’environnement et j maintiens un rythme correct. Les km défilent et je me dirige vers l’arrivée avec les encouragements des spectateurs. Et voilà, la course est déjà pliée pour moi.
Il me reste a attendre l’arrivée de mes collègues d’une part, mais aussi d’attendre la course des enfants, avec la participation de mon fiston et d’un copain.
Pas de récit pour cette partie mais juste quelques photos et la satisfaction pour les garçons d’avoir changé de sport (football d’abord :-)) et prit du plaisir à la course à pied.
Il reste la partie statistique bien sur :
| Qui | Temps | Distance | Classement |
|---|---|---|---|
| Sophie | 00:56:54 | 10 km | 153/210 |
| Julie | 01:06:07 | 10 km | 195/210 |
| Laetitia | 01:06:07 | 10 km | 196/210 |
| Olivier | 00:47:36 | 10 km | 80/210 |
| Jules | 00:07:36 | 1,5 km | 13/27 |
| Charles | 00:07:36 | 1,5 km | 14/27 |
Le Triathlon d’Obernai (2022)
Article à venir, mais voilà déjà les temps
| Qui | Natation (1,4 km) | T1 (tenue) | Vélo (46km) | T2 (tenue) | Course à pied (10km) | Temps total | Classement |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Olivier | 00:45:04 | 00:06:14 | 02:10:42 | 00:03:15 | 00:57:47 | 04:03:02 | 422/459 |
| Pierre | 00:26:16 | 00:03:26 | 02:00:15 | 00:01:55 | 01:11:07 | 03:42:56 | 363/459 |
| Raphaëlle | 00:26:53 | 00:03:44 | 02:09:09 | 00:02:11 | 00:58:01 | 03:39:58 | 348/459 |
| David | 00:22:47 | 00:04:23 | 01:51:54 | 00:02:43 | 01:04:02 | 03:30:49 | 300/459 |
Les courses de Strasbourg (2022)
Haaaa…les courses de Strasbourg, toujours un évènement spécial, l’effervescence dans la ville, le départ proche de « mon quartier » , une partie de la course qui s’y déroule et un regroupement d’amis pour terminer autour d’une bière (ou deux) et d’un bon barbecue. Enfin, ça, c’était avant….
Le temps avance pour tous, le covid passe par là et la course est réorganisée et le départ et l’arrivée se font maintenant dans le centre ville. Cela change la donne de la journée, du moins des festivités privées, mais en aucun cas de l’envie de se retrouver et de partager ce bon moment sur le bitume, à fatiguer notre corps et user nos basket.
Pour cette édition, je m’inscrit au challenge des 31,1km, soit le semi-marathon suivi 1h plus tard du 10km et cela 1 mois après mon marathon de Paris. Cela reste donc un défi musculaire et c’est bien ainsi que cela va se dérouler.
Rendez vous donc au centre ville, avec Manu qui prendra part au semi-marathon, il est à peine 7h20 que nous nous retrouvons Place Broglie et nous dirigeons vers le départ où nous attendent Anri et Cédric (lui en spectateur…dévoué…à Anri ;-))
Quelques discussions d’avant course, et des perspectives de temps, sans pression aucune, juste le plaisir de partager une épreuve. Manu va dans sons sass de départ, et Anri et moi rejoignons le sass « Elite » (j’en ris encore), le privilège de participer aux deux courses. Il y a du monde, le beau temps est au rendez vous, la chaleur aussi…
Le départ est donné et nous nous élançons avec Anri sous les encouragements des spectateurs et de …Cédric. Nous avons une bonne foulée dès le départ et c’est sous les 5mn que nous terminons le premier km. De bonne augure, même si cela me parait rapide, car je dois dire que j’ai quelques craintes quand même, le travail foncier n’étant pas des plus important ces derniers temps et le marathon est encore « présent » dans mes souvenirs musculaires… quand à Anri, c’est un peu une nouvelle distance pour elle, même si 18km ne lui font pas peur au quotidien.
Nous échangeons donc régulièrement sur notre allure, le fait de la maintenir ou non, mais, la forme reste présente alors nous continuons à ce rhyme, le 5ème km est déjà là et aucun signe de fatigue, ni pour l’un ni pour l’autre. Chapeau Anri.
La forêt de la Robertsau est en ligne de mire et c’est un passage que j’affectionne, d’ailleurs Anri connait aussi ce coin et l’apprécie et sans surprise, nous continuons sur notre rythme en profitant de l’ombre que nous offre les arbres. Un crochet au stade de football de la Robertsau et nous revenons vers l’Orangerie pour ensuite nous diriger vers la le Parc de la Citadelle puis l’Esplanade et nous voilà presque arrivés, enfin presque.
L’allure reste sous les 5mn du km mais nous avons un peu ralenti, il faut un peu faire durer le plaisir n’est ce pas ? Quoi que, je dois dire que le passage vers l’Esplanade n’est de loin pas mon préféré, mais heureusement ensuite nous abordons les derniers km et nous rentrons dans Strasbourg centre en passant par le quartier de La Krutenau, pour ensuite se faufiler dans les rues étroites qui nous mènent à la Cathédrale, signe que l’arrivée n’est vraiment pas loin.
Mais avant l’arrivée qui nous délivre, il reste 2 ou 3 km, pendant lesquels mes jambes recommencent à me faire « souffrir » aussi Anri continue t elle sur son rythme et file toute seule, et non sans « remords » vers le tapis rouge qui nous attends rue des Grandes Arcades. Je suis obligé de ralentir l’allure et Cédric aura lâché sa belle afin de m’aider mentalement dans ces derniers km, c’est aussi cela qui fait le charme et le plaisir des courses entres amis. MERCI Céd ! Mais, je la vois à mon tour, cette belle allée, remplie de spectateurs, de supporters , de part et d’autre de ce tapis que nous voyons au loin, ce murmure qui s’élève (non, pas juste pour moi !), cette effervescence au passage des coureurs, qu’importe le temps, seul compte l’effort déployé pour en arriver là, et , cette émotion là, cette sensation là, aussi simple soit elle, est un vrai plaisir !
Le plaisir de se dépasser, d’avoir partagé l’effort, le plaisir d’avoir à nouveau su aller au delà du ressenti, le plaisir du moment tout simplement.
Les boissons et les oranges sont un vrai régal, il manquait réellement de ravitaillement, surtout en eau. Je retrouve donc Anri, Cédric et Manu, qui lui aussi aura terminé dans un temps des plus honorable (pas la faute à la chaleur, pas la faute aux entraînements mais certaines nuits sont plus longues et plus arrosées que d’autres, bravo Manu !!)
Vous en êtes encore à lire, alors ne partez pas…. il y a une seconde course !!! Quoi encore ? Bein oui, , le 10km et je l’ai faite avec Anri à nouveau alors…restez :-), ce ne sera plus long, à l’inverse de ma seconde course du jour !! Où je suis allé au bout !
Nous voilà au départ du 10km, 1h plus tard, en compagnie cette fois de Cédric (oui il court aussi de temps en temps :-)), mais aussi de Pierre, David, Soufian, Raph (qui, eux, s’ils n’ont pas pris le départ du semi, n’ont pas été en reste puisqu’ils sont tous venus à vélo…une quarantaine de km…si si si !)
Top départ, nous sommes lancés, chacun dans son sass et le premier km se passe bien, sur une allure de 5mn15 du km, moi je signe de suite ! mais bon…la suite sera moins rigolote et dès le 4ème km les cuisses se durcissent, les mollets en fond de même au 5ème et …heureusement…Anri éprouvait également de sacrées douleurs ! A partir de là, Cédric est parti sur son allure, et nous avons décidé avec Anri, que ce était pas nécessaire de se faire violence, nous avons bien fait notre effort sur le semi et dans tous les cas nous ne serons pas sur le podium ! Nous avons donc alterné entre marche et course et tour à tour, Raph, Pierre, nous ont dépassé (beaucoup d’autres aussi) Le manque d’eau s’est fait cruellement sentir mais nous avons pris notre mal en patience et nous avons fini par arriver à nouveau sur ce tapis rouge, certes la saveur n’était pas la même qu’au semi, mais nous avions à nouveau dépasser nos possibilités, doucement , tranquillement, mais c’est fait : le 10km était bouclé lui aussi.
Chacun de nous aura donc fait ses efforts, à son rythme, ses objectifs et aura eu sa satisfaction de la journée, pour ma part, je reste sur ma faim et pour plusieurs raisons :
- même si le tracé est agréable je dois dire, j’appréciais le départ/arrivée historique du côté du Parlement Européen
- Il me manque le côté festif après la course (barbecue , pression – la bière)
- Et plus personnelle avec mes douleurs musculaires trop vite présentes. Il va falloir remettre de l’eau là dedans 🙂
Un grand bravo à tous, et un merci immense aux « supporters » (Cédric et sa famille, Patrick et Muriel, et bien d ‘autres à distance !)
L’après midi sera bien plus calme !
Ha, un dernier point quand même, si vous, lecteurs, vous avez encore un peu de temps, je vous invite à lire l’édition des courses de Strasbourg 2016….. il y a donc 6 ans…elle en vaut le coup et vous comprendrez…le temps qui passe….
J’oubliais, il manque un dernier pavé…la partie statistiques :
Le semi marathon de de Strasbourg 2022
| Qui | Temps | Classement (sur 1793 classés) | Classement dans sa catégorie |
|---|---|---|---|
| Anri | 01:41:26 | 449 | 21/215 |
| Olivier | 01:43:02 | 505 | 46/136 |
| Manuel | 01:50:04 | 816 | 68/136 |
Le 10km de Strasbourg 2022
| Qui | Temps | Classement (sur 2395 classés) | Classement dans sa catégorie |
|---|---|---|---|
| Soufian | 00:47:20 | 454 | 53/200 |
| Raphaëlle | 00:50:03 | 661 | 13/113 |
| Pierre | 00:52:26 | 789 | 88/200 |
| David | 00:55:07 | 1062 | 111/200 |
| Anri | 00:59:32 | 1863 | 118/133 |
| Olivier | 00:59:32 | 1864 | 229/370 |
18 – Marathon de Paris (2022)
18ème marathon : 4:21:05 :
Encore un marathon, pas forcément prévu au programme. Mais lorsque Manu me contacte et me propose un dossard, le sien (d’où mon identification sous son nom aussi bien sur les photos que sur la vidéo mais…c’est bien moi qui ai couru je peux vous l’affirmer 🙂 ), car il ne peut se rendre à Paris ce jour là, le réflexion fut de courte durée. Une sortie concluante sur le semi-marathon de La Wantzenau et hop me voilà embarqué … 15 jours plus tard sur cette nouvelle épreuve. Ce sera mon quatrième passage à Paris à l’occasion de ce marathon. Mieux préparé, enfin je le pense, que pour la précédente edition 2021 du mois d’octobre dernier.
La veille, départ à 12h44 en train pour la première étape indispensable, le trajet jusqu’au parc des Expositions à Paris. Dans le wagon, j’entends plusieurs conversations évoquant le marathon, je ne suis pas le seul à avoir cette destination ce week-end. A la gare de Metz, ma « nouvelle voisine » s’installe et évoque elle aussi la course du week-end. nous faisons donc plus ample connaissances en évoquant nos différentes expériences sur marathon ou autres compétitions sportives. Le temps file et nous voilà Gare de l’Est. Nous nous rendons au parc des exposition ou nous rejoignons de ses amis coureurs, tout en récupérant les dossard et en arpentant les allées interminables du parc Expo dédié au marathon. A 18h nous sortons enfin de ce lieu direction le métro afin que chacun retrouve son hôtel. Il est 20h, enfin posé à l’hôtel, les affaires prêtes pour la course du lendemain.
La nuit n’était pas des meilleures, sans doute le stress de la course et un réveil à 5h30, beaucoup trop tôt, mais on ne choisit pas toujours. LE départ est prévu pour mon sas à 9h20. J’ai vraiment du temps devant moi.
Un aperçu du volume de la préparation…
| en nombre de km d’entrainement (hors le marathon) | Paris 2022 | Paris 2021 | Paris 2014 | New-York 2015 |
|---|---|---|---|---|
| Mois de compétition (C) | 6 | 30 | 60 | 90 |
| Mois C-1 | 86 | 76 | 146 | 124 |
| Mois C-2 | 53 | 46 | 96 | 142 |
| Mois C-3 | 147 | 35 | 76 | 143 |
| total km | 292 | 187 | 378 | 499 |
| total nombre de sorties | 27 | 22 | 41 | 50 |
| Temps réalisé | 04:21:05 | 04:25:23 | 03:37:56 | 03:35:04 |
Assez parlé et rentrons dans le vif du sujet : la course.
Me voilà au départ, j’arpente les champs Elysées, puis à l’ouverture du sas voilà que je m’y engouffre et me fraye un chemin vers l’avant. Nous sommes nombreux, mais il y a de la place. Les coureurs vont partir par vagues, non seulement par rapport au temps escompté mais également dans les sas de temps, ce qui, au final me fera partir vers 9h40. Il y a du soleil, mais il fait froid et le vent est bien présent.
Toujours les mêmes question au départ…comment va se passer ma course ? Arriverais je dans le temps prévu, à savoir 3h45 ? Aurais je un pépin physique ? Mon corps va t il accepter l’effort ? Quelles vont être mes sensations de course ?
En tous les cas, être dans un sas de départ de marathon est toujours aussi grisant. Ce défi avec soi même, cet effort, ce partage avec les coureurs, avec les supporters présents tout le long de la course. Toute cette ferveur pour un évènement sportif populaire, c’est assez énorme.
Le départ est donné et je m’élance sur un rythme plus faible qu’ à l’accoutumé afin de gérer mon allure, mes efforts et reculer le plus possible les difficultés. Et …malheureusement, cette année encore, il va y en avoir.
Pourtant, je suis confiant, j’ai de bonnes sensations, je garde l’allure (5’11 du km) et les monuments, les km défilent. je conserve mes gants pendant une bonne quinzaine de km. J’arrive à l’hippodrome de Vincennes et c’est un long faux plat, exposé au vent, qui me donne des premier signes inquiétudes.
Mais je conserve l’allure, sans trop de difficulté. J’arrive même au semi avec cette même impression de gestion de course, dans mon rythme et sans trop de difficulté. Mais, expérience me l’a toujours (dé)montrée, les premières difficultés musculaires arrivent plus tard et, c’est bien ainsi que cela se passa.

L’allure commençait à baisser et je profitais du passage à proximité de la tour Eiffel pour à nouveau immortaliser le moment. J’ai plutôt bonne mine et le cardio et correct, mais bon sans que mes jambes me font mal.
L’idée d’abandonner fait un très rapide passage dans ma tête, mais je l’évince aussitôt. Depuis 2007 ou j’ai couru mon premier marathon, je suis toujours allé au bout de mes courses, même avec de la, souffrance, il faut serrer les dents, même si ce ne sera pas agréable, il reste 12km !
J’échanges quelques mots via les messageries instantanées avec quelques amis, et hop cela rebooste le moral et me revoilà dans la course.
Les kilomètres vont s’enchainer, avec une alternance de course, de marche, de pause pour s’alimenter, de discussions avec d’autres coureurs dans la douleur et les km finissent par avancer.
38ème, 39ème,40ème, plus que 2 km, je serre les dents et pense déjà à la ligne d’arrivée, ce franchissement de bannière, signe que je suis à nouveau finisher d’un marathon et que j’ai su aller au delà de la douleur.
M’y voilà, elle me tend les bras cette ligne, il reste encore moins d’un km, la foule encourage les coureurs, les incite à se dépasser pour les derniers mètres. J’y suis, c’est à mon tour de franchir la ligne d’arrivé. Mon chrono est bien loin de mon temps escompté, mais au final, j’ai dépassé ce stade depuis bien longtemps, mes jambes m’ayant fait comprendre aujourd’hui encore, qu’elles préféraient clairement du repos plutôt qu’un record dont elles n’ont que faire.
Il y a des moments où il faut savoir écouter son corps.
La récupération est maintenant de mise, s’alimenter, s’hydrater, se reposer et préparer la prochaine étape sportive.


























































